Championnats du monde 1989

 

Mondial A (du 15 avril au 1er mai 1989 à Stockholm et Södertälje, Suède)

Premier tour (à Stockholm sauf mention contraire)

15 avril
Tchécoslovaquie - Allemagne de l'ouest 3-3 (0-1,1-2,2-0)
URSS - États-Unis 4-2 (2-2,0-0,2-0)
Canada - Finlande 6-4 (2-1,1-1,3-2) [à Södertälje]
Suède - Pologne 5-1 (1-0,2-1,2-0)

16 avril
Finlande - Tchécoslovaquie 1-3 (0-1,1-1,0-1) [à Södertälje]
Suède - États-Unis 4-2 (0-1,0-0,4-1)
Canada - Pologne 11-0 (2-0,7-0,2-0)
Allemagne de l'ouest - URSS 1-5 (0-1,0-2,1-2) [à Södertälje]

18 avril
Canada - États-Unis 8-2 (2-2,3-0,3-0)*
Tchécoslovaquie - Pologne 15-0 (4-0,8-0,3-0)
URSS - Finlande 4-1 (1-1,0-0,3-0) [à Södertälje]
Suède - Allemagne de l'ouest 3-3 (1-1,2-0,0-2)

19 avril
URSS - Pologne 12-1 (5-0,5-1,2-0)
Allemagne de l'ouest - Canada 2-8 (1-2,1-3,0-3)
États-Unis - Tchécoslovaquie 4-5 (0-2,1-1,3-2)* [à Södertälje]
Suède - Finlande 6-3 (2-0,3-0,1-3)

21 avril
Pologne - Finlande 2-7 (1-2,1-2,0-3)
URSS - Tchécoslovaquie 4-2 (1-1,1-0,2-1) 
Allemagne de l'ouest - États-Unis 4-7 (0-0,3-4,1-3) [à Södertälje]
Suède - Canada 6-5 (2-3,2-1,2-1)

22 avril
Suède - Tchécoslovaquie 3-3 (0-0,0-0,3-3)
Canada - URSS 3-4 (1-2,1-1,1-1)
23 avril
États-Unis - Finlande 3-3 (3-0,0-1,0-2)
Pologne - Allemagne de l'ouest 5-3 (2-3,3-0,0-0)

24 avril
Tchécoslovaquie - Canada 2-4 (0-1,1-1,1-2)
URSS - Suède 3-2 (0-0,2-2,1-0)
25 avril
États-Unis - Pologne 6-1 (1-1,1-0,4-0)
Finlande - Allemagne de l'ouest 3-1 (2-1,1-0,0-0)

* Le joueur américain Corey Millen est positif au contrôle anti-dopage et les buts de son équipe sont annulés dans ces deux matches, qui sont donc accordés sur le score de 8-0 au Canada et de 5-0 à la Tchécoslovaquie. Les performances de Millen sont rayées des statistiques officielles et il est suspendu par l'IIHF. L'attaquant d'Ambrì (Suisse) s'engagera alors avec les New York Rangers en NHL où la punition ne s'applique pas. S'il sera absent pendant plusieurs mois la saison suivante, ce sera en raison d'une blessure au genou survenue lors du camp d'entraînement.

Classement

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 URSS              14   7  0  0   36-12  +24
2 Suède             10   4  2  1   29-20  +9
3 Canada            10   5  0  2   45-18  +27
4 Tchécoslovaquie    8   3  2  2   33-15  +18
5 Finlande           5   2  1  4   22-25  -3
6 États-Unis         5   2  1  4   20-29  -9
7 Pologne            2   1  0  6   10-59  -49
8 RFA                2   0  2  5   17-34  -17

Le suspense pour la qualification ne dure pas longtemps. Même avant la nouvelle du contrôle positif de Millen, les États-Unis, qui avaient emmené une équipe essentiellement composée de joueurs de NHL, étaient déjà éliminés avec quatre défaites. La Finlande a salué l'arrivée de ses deux stars d'Edmonton, Jari Kurri et Esa Tikkanen, éliminés au premier tour des play-offs. Mais lorsqu'ils ont débarqué, leur équipe avait déjà subi la loi de la Tchécoslovaquie et du Canada lors de deux premiers matches capitaux.

L'Allemagne a fait illusion en menant longtemps contre la Tchécoslovaquie avant de se faire rejoindre puis en réussissant un scénario inverse contre la Suède, avec une égalisation à la dernière minute d'Uli Hiemer. Mais ces deux jolis nuls ont été sans suite, puisque les Allemands ont même fini par perdre contre la Pologne. Celle-ci s'est aussi permise de dominer les États-Unis au nombre de tirs, mais sa défense a très souvent pris l'eau de toutes parts.

 

 

Classement des Championnats d'Europe

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 URSS              10   5  0  0   28-7   +21
2 Tchécoslovaquie    6   2  2  1   26-11  +15
3 Suède              6   2  2  1   19-13  +6
4 Finlande           4   2  0  3   15-16  -1
5 Pologne            2   1  0  4    9-42  -33
6 RFA                2   0  2  3   11-19  -8

Ce classement ne prend en compte que les rencontres entre équipes européennes. L'URSS est championne d'Europe.

 

 

Poule finale (27, 29 avril et 1er mai à Stockholm)

Tchécoslovaquie - URSS 0-1 (0-0,0-0,0-1)
Suède - Canada 3-5 (1-2,2-2,0-1)
Suède - Tchécoslovaquie 1-2 (0-2,0-0,1-0)
URSS - Canada 5-3 (3-1,1-2,1-0)
Canada - Tchécoslovaquie 4-3 (2-0,2-3,0-0)
URSS - Suède 5-1 (2-0,1-1,2-0)

Classement

                    Pts  V  N  D   BP-BC  Diff
1 URSS               6   3  0  0   11-4   +7
2 Canada             4   2  0  1   12-11  +1
3 Tchécoslovaquie    2   1  0  2    5-6   -1
4 Suède              0   0  0  3    5-12  -7

Comme les résultats du premier tour ne sont pas conservés pour la poule finale, tout se joue sur trois matches, la tension monte et les prix aussi. Les billets atteignent des sommes jamais vues au marché noir, mais le soufflé retombe avant même la dernière journée car les positions sont déjà acquises pour la médaille d'or, qui revient à l'URSS, et pour le pays organisateur, privé de médaille. Néanmoins, grâce à la taille du tout neuf Globen de Stockholm, décrit comme la salle de sports la plus moderne d'Europe, un nouveau record de spectateurs est établi sur la durée d'un championnat du monde (390 000 personnes).

L'URSS récupère le titre mondial pour ce qui est vécu comme le tournoi des adieux pour la meilleure ligne du monde, appelée à rejoindre bientôt la NHL. Du quintet Fetisov-Konstantinov-Krutov-Larionov-Makarov, plus défensif et moins productif que d'habitude dans ce tournoi, c'est certainement Vyacheslav Fetisov qui est le plus heureux. Longtemps banni par l'entraîneur Viktor Tikhonov durant la saison pour l'avoir vertement critiqué dans un article de presse, il ne doit sa présence qu'au soutien actif de ses coéquipiers, qui ont menacé de faire grève et dont le combat a été relayé par les journaux et la télévision soviétiques. Malheureusement pour Tikhonov, il n'est pas au bout de ses peines. Le junior Aleksandr Mogilny, le seul à pouvoir lui arracher un sourire par ses actions d'éclat, n'attendra pas qu'on le libère pour services rendus et deviendra le premier fugitif soviétique en NHL au lendemain de ces Mondiaux.

Pour la médaille d'argent, les efficaces Canadiens emmenés par Mark Messier dominent finalement les Tchécoslovaques. Steve Yzerman, Kirk Muller, Kevin Dineen et Scott Stevens avaient déjà été vice-champions en 1985. La performance canadienne est néanmoins entachée par le contrôle positif de Randy Carlyle. Contrairement à Millen, il n'est pas sanctionné car l'analyse de l'échantillon B révèle un taux trop différent de l'échantillon A, bien qu'ils soient tous deux au-dessus des normes admises. Cette bizarrerie inexpliquée provoque des rumeurs de manipulation.

 

 

 

Poule de maintien (26, 28 et 30 avril à Stockholm)

Finlande - Allemagne de l'ouest 3-0 (2-0,1-0,0-0)
États-Unis - Pologne 11-2 (4-1,5-0,2-1)
États-Unis - Allemagne de l'ouest 4-3 (2-2,1-0,1-1)
Finlande - Pologne 4-0 (1-0,3-0,0-0)
Allemagne de l'ouest - Pologne 2-0 (0-0,1-0,1-0)
États-Unis - Finlande 2-6 (2-0,0-3,0-3)

Classement

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 États-Unis        11   5  1  4   35-27  +8
2 Finlande           9   4  1  5   37-40  -3
3 RFA                4   1  2  7   22-41  -19
4 Pologne            2   1  0  9   12-76  -64

Après la victoire lors de la première phase, la Pologne croyait enfin en avoir fini avec sa bête noire allemande. Il lui suffit d'un match nul puisque les résultats du premier tour sont conservés, mais, une fois de plus, elle perd le match décisif face à ce rival, blanchie par le gardien Karl Friesen, et redescend du même coup dans le groupe B.

 

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts
 1 Brian Bellows       CAN   8  6  14
 2 Vladimir Ruzicka    TCH   7  7  14
 3 Kari Jalonen        FIN   5  9  14
 4 Kent Nilsson        SUE   3 11  14
 5 Vyacheslav Bykov    URS   6  6  12
 6 Steve Yzerman       CAN   5  7  12
 7 Dale Hawerchuk      CAN   4  8  12
 8 Kirk Muller         CAN   6  4  10
 9 Jukka Vilander      FIN   6  4  10
10 Vladimir Svitek     TCH   4  6  10

Meilleur gardien : Dominik Hašek (Tchécoslovaquie).

Meilleur défenseur : Vyacheslav Fetisov (URSS).

Meilleur attaquant : Brian Bellows (Canada).

Trophée du fair-play : Pologne.

Meilleure équipe en supériorité : Finlande (21,5 %).

Meilleure équipe en infériorité : Suède (91,1 %).

Équipe-type élue par les journalistes : Dominik Hasek (TCH) ; Vyacheslav Fetisov (URSS) - Anders Eldebrink (SUE) ; Steve Yzerman (CAN) - Vyacheslav Bykov (URSS) - Sergueï Makarov (URSS).

 

 

 

Mondial B (du 30 mars au 9 avril 1989 à Oslo et Lillehammer, Norvège)

30 mars
Autriche - Italie 3-4 (0-1,1-0,2-3)
Norvège - Japon 7-4 (2-2,3-2,2-0)
France - Allemagne de l'est 3-5 (1-2,1-1,1-2)
Suisse - Danemark 6-3 (5-0,1-1,0-2)

31 mars
Norvège - Italie 3-1 (1-1,0-0,2-0)
France - Danemark 8-0 (0-0,6-0,2-0)
1er avril
Japon - Suisse 0-10 (0-3,0-4,0-3)
Allemagne de l'est - Autriche 4-0 (0-0,2-0,2-0)

2 avril
Autriche - Danemark 10-3 (4-0,2-1,4-2)
Norvège - Allemagne de l'est 5-2 (1-1,2-1,2-0)
France - Japon 5-4 (2-2,3-2,0-0)
3 avril
Suisse - Italie 6-7 (3-3,2-3,1-1)

4 avril
Italie - France 3-3 (1-0,1-2,1-1)
Allemagne de l'est - Suisse 0-3 (0-2,0-0,0-1)
Japon - Autriche 2-4 (0-2,1-1,1-1)
Norvège - Danemark 3-2 (1-1,0-1,2-0)

5 avril
Norvège - Autriche 8-2 (2-1,3-1,3-0)*
6 avril
Italie - Japon 6-0 (2-0,3-0,1-0)
Danemark - Allemagne de l'est 0-9 (0-3,0-5,0-1)
Suisse - France 2-5 (0-0,0-2,2-3)

7 avril
Danemark - Italie 0-6 (0-1,0-3,0-2)
Norvège - France 1-1 (0-0,0-1,1-0)
8 avril
Japon - Allemagne de l'est 8-1 (2-1,3-0,3-0)
Autriche - Suisse 5-7 (0-2,2-4,3-1)

9 avril
Danemark - Japon 1-2 (0-1,0-0,1-1)
Allemagne de l'est - Italie 1-10 (0-2,0-3,1-5)
Autriche - France 3-4 (1-2,1-2,1-0)
Norvège - Suisse 1-6 (0-5,1-0,0-1)

* Les buts autrichiens sont annulés et le résultat commué en 8-0 en raison du contrôle anti-dopage positif à la testostérone de Siegfried Haberl.

Classement (7 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Norvège           11   5  1  1   28-16  +12
2 Italie            11   5  1  1   37-16  +21
3 France            10   4  2  1   29-18  +11
4 Suisse            10   5  0  2   40-21  +19
5 RDA                6   3  0  4   22-29  -7
6 Autriche           4   2  0  5   25-32  -7
7 Japon              4   2  0  5   20-34  -14
8 Danemark           0   0  0  7    9-44  -35

C'est dans une ambiance de fête que les organisateurs norvégiens obtiennent la promotion en groupe A, retrouvant l'élite pour la première fois depuis 1965. La chance n'a cessé de leur sourire tout au long de la compétition : leurs deux premiers adversaires, Japon et Italie, ont marqué contre le camp, et les Norvégiens n'ont obtenu la victoire face à des Danois pourtant largués par les autres équipes que sur le coup de sirène. Ce succès de la Norvège doit beaucoup à sa voisine la Suède, où se forment certains de ses jeunes joueurs, et d'où vient aussi l'entraîneur Lennart Ahlberg et son assistant Tore Jobs, qui avaient repris l'équipe alors qu'elle était descendue dans le groupe C. Quel chemin parcouru...

Autres progrès remarqués sous les ordres d'un entraîneur suédois, ceux de la France de Kjell Larsson, qui obtient un premier podium à ce niveau, grâce à un excellent Philippe Bozon auteur de huit buts. Elle est devancée par l'Italie et ses jeunes naturalisés comme la ligne Nigro-Pellegrini-Simioni, mais elle se place devant la Suisse. La victoire 6-1 contre la Norvège est venue trop tard pour des Helvètes pourtant favoris mais dont les joueurs du champion Lugano paraissaient fatigués après une finale de championnat en cinq manches.

 

Meilleurs marqueurs

                         B  A Pts
1 Mario Simioni    ITA   7  9  16
2 Thomas Cijan     AUT   4  8  12
3 Philippe Bozon   FRA   8  3  11
4 Werner Kerth     AUT   6  4  10
5 Frank Nigro      ITA   2  8  10

Meilleur gardien : Jean-Marc Djian (France).

Meilleur défenseur : Robert Manno (Italie).

Meilleur attaquant : Ørjan Løvdal (Norvège).

Équipe-type élue par les journalistes : Jim Marthinsen (NOR) ; Robert Manno (ITA) - Age Ellingsen (NOR) ; Philippe Bozon (FRA) - Ørjan Løvdal (NOR) - Ole Eskild Dahlstrøm (NOR).

Trophée du fair-play : Suisse.

 

 

 

Mondial C (du 18 au 27 mars 1989 à Sydney, Australie)

La Roumanie est forfait et remplacée par la Corée du sud (deuxième du Mondial D 1987) parce qu'elle ne peut pas payer le long voyage aux antipodes. Elle jouera donc dans le groupe D.

18 mars
Yougoslavie - Bulgarie 8-1 (3-1,2-0,3-0)
Hongrie - Corée du nord 6-3 (2-0,0-2,4-1)
Pays-Bas - Corée du sud 5-2 (3-1,0-0,2-1)
Australie - Chine 1-3 (0-1,1-1,0-1)

19 mars
Yougoslavie - Corée du sud 11-2 (2-1,4-1,5-0)
Australie - Hongrie 2-9 (2-4,0-4,0-1)
20 mars
Bulgarie - Chine 3-3 (1-0,1-0,1-3)
Pays-Bas - Corée du nord 3-1 (0-0,1-0,2-1)

21 mars
Chine - Hongrie 5-3 (2-1,3-1,0-1)
Pays-Bas - Bulgarie 4-1 (2-1,1-0,1-0)
Corée du nord - Corée du sud 7-4 (2-2,3-1,2-1)
Australie - Yougoslavie 2-8 (0-3,1-4,1-1)

22 mars
Hongrie - Yougoslavie 0-3 (0-0,0-3,0-0)
Australie - Corée du sud 2-6 (0-1,1-1,1-4)
23 mars
Chine - Pays-Bas 5-8 (2-1,3-3,0-4)
Bulgarie - Corée du nord 8-4 (2-1,2-1,4-2)

24 mars
Corée du sud - Chine 4-10 (1-4,3-2,0-4)
Yougoslavie - Corée du nord 14-1 (4-0,3-1,7-0)
Hongrie - Bulgarie 7-4 (1-2,3-1,3-1)
Australie - Pays-Bas 1-12 (0-6,1-2,0-4)

26 mars
Bulgarie - Corée du sud 6-4 (3-1,2-1,1-2)
Chine - Yougoslavie 1-8 (0-2,0-3,1-3)
Pays-Bas - Hongrie 8-2 (4-0,2-1,2-1)
Australie - Corée du nord 1-8 (0-3,0-3,1-2)

27 mars
Corée du nord - Chine 2-4 (0-0,1-1,1-3)
Corée du sud - Hongrie 5-5 (2-0,2-3,1-2)
Yougoslavie - Pays-Bas 3-8 (1-1,0-6,2-1)
Australie - Bulgarie 5-12 (2-4,1-3,2-5)

Classement (7 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Pays-Bas          14   7  0  0   48-15  +33
2 Yougoslavie       12   6  0  1   55-15  +40
3 Chine              9   4  1  2   31-29  +2
4 Hongrie            7   3  1  3   32-30  +2
5 Bulgarie           7   3  1  3   35-35   0
6 Corée du nord      4   2  0  5   26-40  -14
7 Corée du sud       3   1  1  5   27-46  -19
8 Australie          0   0  0  7   14-58  -44

Les Pays-Bas montent dans le groupe B. Privée du meilleur joueur qu'elle ait jamais enfanté, son jeune gardien Damian Holland, qui joue dans une équipe universitaire américaine, l'Australie est reléguée dans le groupe D, mais le tournoi est un succès financier et populaire puisque plus de trois mille personnes assistent au match décisif entre les Pays-Bas et la Yougoslavie.

 

Meilleurs marqueurs : Tony Collard (HOL) et Mustafa Bejic (YOU), 23 points (9 buts et 14 assists).

Meilleur gardien : Domine Lomovsek (Yougoslavie).

Meilleur défenseur : Anton Geesink (Pays-Bas).

Meilleur attaquant : Mustafa Bejic (Yougoslavie).

Trophée du fair-play : Bulgarie.

 

 

 

Mondial D (du 16 au 21 mars 1989 à Geel et Heist-op-den-Berg, Belgique)

16 mars
Nouvelle-Zélande - Grande-Bretagne 0-26 (0-9,0-9,0-8)*
Belgique - Roumanie 3-8 (1-3,1-3,1-2)*
17 mars
Espagne - Nouvelle-Zélande 23-0 (9-0,11-0,3-0)
Grande-Bretagne - Roumanie 6-6 (3-3,0-1,3-2)
18 mars
Belgique - Espagne 8-2 (2-1,4-1,2-0)
19 mars
Nouvelle-Zélande - Roumanie 1-52 (0-17,1-17,0-18)
Grande-Bretagne - Belgique 5-6 (2-3,1-0,2-3)
20 mars
Espagne - Roumanie 0-11 (0-4,0-2,0-5)
21 mars
Espagne - Grande-Bretagne 4-8 (3-3,0-1,1-4)
Belgique - Nouvelle-Zélande 21-2 (5-0,12-1,4-1)

* Le match est donné perdu aux deux équipes (0-0) car des joueurs de chaque camp sont contrôlés positifs !

Classement (4 matches)

                    Pts  V  N  D   BP-BC  Diff
1 Belgique           6   3  0  1   35-9   +26
2 Roumanie           5   2  1  1   69-7   +62
3 Grande-Bretagne    3   1  1  2   19-16  +3
4 Espagne            2   1  0  3   29-27  +2
5 Nouvelle-Zélande   0   0  0  4    3-96  -93

Les Belges créent la surprise en accrochant les favoris roumains puis en menant 2-0 en cinq minutes face aux Britanniques qui se lancent dans une vaine course-poursuite qui échoue malgré deux égalisations. La Belgique monte dans le groupe C, de même que la Roumanie, pour ne pas que les bizarreries du premier jour affectent la décision de la promotion. Dans ce curieux tournoi, la Grande-Bretagne faisait son retour sur la scène internationale après huit ans d'absence volontaire. Mais elle a effectué une préparation bien légère - contre la sélection junior des Pays-Bas - et n'a pas vraiment pris au sérieux le rendez-vous, les joueurs s'accusant mutuellement de faire un peu trop la fête.

 

Meilleur marqueur : Ion Zaharia (Roumanie), 20 points (13 buts et 7 assists).

Meilleur gardien : David Graham (Grande-Bretagne).

Meilleur défenseur : Mike Pellegrims (Belgique).

Meilleur attaquant : Tony Hand (Grande-Bretagne).

Trophée du fair-play : Espagne.

 

 

Les précédents championnats du monde (1987)

Les championnats du monde suivants (1990)

 

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