Championnats du monde 1990

 

Mondial A (du 16 avril au 2 mai 1990 à Berne et Fribourg, Suisse)

Premier tour (à Berne sauf indication)

16 avril
URSS - Norvège 9-1 (3-0,2-0,4-1)
Canada - Allemagne de l'ouest 5-1 (4-1,1-0,0-0) [à Fribourg]
Suède - Finlande 4-2 (3-2,1-0,0-0)
Tchécoslovaquie - États-Unis 7-1 (1-0,4-0,2-1) [à Fribourg]

17 avril
Allemagne de l'ouest - URSS 2-5 (1-2,1-2,0-1)
États-Unis - Canada 3-6 (1-1,2-2,0-3)
Suède - Norvège 4-3 (1-0,2-2,1-1) [à Fribourg]
Finlande - Tchécoslovaquie 2-4 (1-0,0-4,1-0)

19 avril
Tchécoslovaquie - Norvège 9-1 (1-0,3-1,5-0)
Canada - Finlande 6-5 (0-2,3-2,3-1)
URSS - États-Unis 10-1 (6-0,3-1,1-0) [à Fribourg]
Suède - Allemagne de l'ouest 6-0 (1-0,3-0,2-0)

20 avril
Canada - Norvège 8-0 (4-0,3-0,1-0)
États-Unis - Suède 1-6 (0-2,0-0,1-4)
Allemagne de l'ouest - Tchécoslovaquie 0-3 (0-1,0-0,0-2) [à Fribourg]
Finlande - URSS 1-6 (0-2,1-1,0-3)

22 avril
États-Unis - Allemagne de l'ouest 6-3 (2-0,3-0,1-3)
URSS - Suède 1-3 (1-0,0-2,0-1)
Norvège - Finlande 3-3 (0-0,2-2,1-1) [à Fribourg]
Canada - Tchécoslovaquie 5-3 (3-0,0-1,2-2)

23 avril
Norvège - États-Unis 4-9 (0-2,2-5,2-2)
Allemagne de l'ouest - Finlande 2-4 (1-0,1-0,0-4)
24 avril
Suède - Canada 1-3 (1-0,0-1,0-2)
Tchécoslovaquie - URSS 1-4 (0-2,1-1,0-1)

25 avril
Norvège - Allemagne de l'ouest 7-3 (3-1,4-1,0-1)
Finlande - États-Unis 1-2 (1-1,0-0,0-1)
26 avril
Tchécoslovaquie - Suède 1-5 (0-1,1-4,0-0)
URSS - Canada 3-3 (0-1,2-2,1-0)

Classement

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Canada            13   6  1  0   36-16  +20
2 Suède             12   6  0  1   29-11  +18
3 URSS              11   5  1  1   38-12  +26
4 Tchécoslovaquie    8   4  0  3   28-18  +10
5 États-Unis         6   3  0  4   23-37  -14
6 Finlande           3   1  1  5   18-27  -9
7 Norvège            3   1  1  5   19-45  -26
8 RFA                0   0  0  7   11-36  -25

Sans jamais impressionner ni dominer aucun de ses matches, le Canada termine invaincu et se prend à rêver à un titre qu'il n'a plus conquis depuis vingt-neuf ans, emmené par un Steve Yzerman enthousiasmant. Mais le premier tour n'a qu'une valeur symbolique, et certains adversaires, quitte à laisser filer le titre de champion d'Europe, ont pratiqué le bluff comme l'URSS ou ont procédé à des expérimentations tactiques comme la Tchécoslovaquie. Les qualifiés ont en effet été connus très rapidement, puisque les Américains et les Finlandais ont tous deux commencé par quatre défaites contre les gros. Ensuite, les États-Unis ont engrangé les points nécessaires au maintien avec facilité. Par contre, sans Kari Jalonen, son meilleur marqueur l'an dernier, curieusement exclu par le sélectionneur Pentti Matikainen juste avant la compétition, la Finlande, qui avait résisté à chacun de ses adversaires en perdant toujours de peu, a eu plus de mal à se remettre dans le bain face aux "petits". Elle a concédé le nul à la Norvège et n'a battu l'Allemagne que grâce à trois contre-attaques en infériorité numérique pendant le dernier tiers.

L'Allemagne, justement, a connu une belle galère. Il y a tout d'abord eu le cas Uwe Krupp. L'entraîneur Xavier Unsinn était réticent à intégrer ce renfort de NHL pour ne pas perturber l'harmonie de l'équipe, mais il s'y est résolu. Krupp a disputé deux matches avant d'être contrôlé positif et de retourner en catimini outre-Atlantique. Pour digérer le décalage horaire, il avait pris des pilules interdites, qui sont monnaie courante en NHL.

Mais surtout, l'Allemagne a souffert avec son entraîneur Xaver Unsinn, qui ressent encore des douleurs dans sa mâchoire plusieurs fois opérée, et qui contracte en plus un virus en arrivant en Suisse. Malade et diminué, il ne peut coacher correctement son équipe lors de l'humiliante défaite 3-7 contre la Norvège. Lors d'une réunion de crise, les dirigeants de la fédération décident de renvoyer Xaver Unsinn en Allemagne pour qu'il ne s'occupe plus que de sa santé. L'homme au chapeau, figure emblématique du hockey allemand, extrêmement populaire auprès du grand public, guérira de ses différents maux, mais sa carrière se termine ici. Son adjoint Erich Kühnhackl prend le relais.

 

Classement des Championnats d'Europe

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Suède             10   5  0  0   22-7   +15
2 URSS               8   4  0  1   25-8   +17
3 Tchécoslovaquie    6   3  0  2   18-12  +6
4 Finlande           3   1  1  3   12-19  -7
5 Norvège            3   1  1  3   15-18  -3
6 RFA                0   0  0  5    7-25  -18

Ce classement ne prend en compte que les rencontres entre équipes européennes. La Suède est championne d'Europe.

 

 

Poule finale (28, 30 avril et 2 mai à Berne)

Tchécoslovaquie - Canada 3-2 (2-0,1-1,0-1)
Suède - URSS 0-3 (0-0,0-1,0-2)
Suède - Tchécoslovaquie 5-5 (3-1,1-1,1-3)
URSS - Canada 7-1 (4-0,0-1,3-0)
URSS - Tchécoslovaquie 5-0 (0-0,2-0,3-0)
Suède - Canada 6-4 (3-0,3-1,0-3)

Classement

                    Pts  V  N  D   BP-BC  Diff
1 URSS               6   3  0  0   15-1   +14
2 Suède              3   1  1  1   11-12  -1
3 Tchécoslovaquie    3   1  1  1    8-12  -4
4 Canada             0   0  0  3    7-16  -9

Les rêves canadiens d'or s'envolent très rapidement, de même finalement que tout espoir de médaille. On s'attendait à ce que l'URSS digère mal le départ de l'intégralité de son premier bloc vers la NHL, il n'en a rien été. Seuls deux éléments du cinq majeur sont revenus pour ces championnats du monde, Fetisov et Makarov. Les deux autres membres de la KLM, Krutov et Larionov, étaient pourtant candidats, mais Viktor Tikhonov, qui se souvient des déclarations de ses anciens poulains qui remettaient en cause ses méthodes, a déclaré qu'ils n'étaient pas assez bons pour être pris.

Tikhonov, dont le CSKA a perdu le titre de champion national face au Dynamo, prend donc une revanche en ramenant le titre mondial en Union Soviétique, et son pouvoir se trouve grandement renforcé par ce succès. L'URSS a trouvé une nouvelle première ligne qui a fait oublier le "super-bloc". Le trio offensif composé de Valeri Kamensky, Vyacheslav Bykov et Andreï Khomutov a impressionné, et ces deux derniers ont d'ailleurs décroché un contrat à Fribourg, ville co-organisatrice de ces Mondiaux. En défense, à défaut de Kasatonov, Vyacheslav Fetisov a accueilli à ses côtés Mikhaïl Tatarinov, qui a été excellent.

Autre héros du titre, le jeune gardien Arturs Irbe n'encaisse qu'un but dans les trois matches du dernier tour. Deux jours après la fin de ces championnats du monde, le parlement de sa république, la Lettonie, proclame son indépendance, après une "période de transition indéterminée", décision que les autorités soviétiques déclarent illégale. Pour Irbe, la transition durera six mois : il jouera ses derniers matches avec l'URSS en novembre.

Si elle se contente du bronze, la Tchécoslovaquie crée la sensation en alignant un exceptionnel trio d'attaquants juniors formés dans trois des principaux bastions du hockey du pays : l'ailier gauche Robert Holík (Jihlava), 19 ans, fils de Jaroslav et neveu de Jirí, deux grands joueurs de l'histoire tchécoslovaque, le centre Robert Reichel (Litvínov), 18 ans, leader naturel de cette nouvelle génération, et l'ailier droit Jaromír Jágr (Kladno), le plus jeune des trois à tout juste 18 ans.

 

Poule de maintien (27, 29 avril et 1er mai à Berne)

Finlande - Norvège 8-1 (2-1,4-0,2-0)
États-Unis - Allemagne de l'ouest 5-3 (1-0,2-1,2-2)
Finlande - Allemagne de l'ouest 1-1 (0-0,0-1,1-0)
États-Unis - Norvège 4-1 (2-1,1-0,1-0)
États-Unis - Finlande 3-2 (2-1,1-1,0-0)
Norvège - Allemagne de l'ouest 0-4 (0-2,0-2,0-0)

Classement

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 États-Unis        12   6  0  4   35-43  -8
2 Finlande           6   2  2  6   29-32  -3
3 RFA                3   1  1  8   19-42  -23
4 Norvège            3   1  1  8   21-61  -40

Contrairement à la poule pour le titre, les résultats du premier tour sont conservés, et la tâche paraît donc impossible pour l'Allemagne. Mais Helmut de Raaf, gardien titulaire en l'absence de Karl Friesen blessé au dos, fait deux derniers matches exceptionnels (39 et 38 arrêts), et elle arrache les trois points qui lui manquent. Il faut pourtant battre la Norvège de quatre buts pour lui passer devant, mais l'exploit est réalisé dès la trente-sixième minute avec le 4-0 signé Raimond Hilger. Une incroyable muraille défensive préserve ensuite le score, et la Norvège de George Kingston, trop inexpérimentée dans ces moments décisifs, est reléguée dans le groupe B.

 

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts
 1 Steve Yzerman       CAN   9 10  19
 2 Andrei Khomutov     URS  11  5  16
 3 Kent Nilsson        SUE  10  2  12
 4 Robert Reichel      TCH   5  6  11
 5 Håkan Loob          SUE   4  7  11
   Theoren Fleury      CAN   4  7  11
 7 Mikhaïl Tatarinov   URS   3  8  11
   Thomas Rundqvist    SUE   3  8  11
 9 Gerd Truntschka     ALL   4  6  10
10 Vyacheslav Fetisov  URS   2  8  10

Meilleur gardien : Arturs Irbe (URSS).

Meilleur défenseur : Mikhaïl Tatarinov (URSS).

Meilleur attaquant : Steve Yzerman (Canada).

Trophée du fair-play : Finlande.

Meilleure équipe en supériorité : Canada (17,5 %).

Meilleure équipe en infériorité : URSS (94,0 %).

Équipe-type élue par les journalistes : Dominik Hasek (TCH) ; Vyacheslav Fetisov (URSS) - Mikhaïl Tatarinov (URSS) ; Robert Reichel (TCH) - Steve Yzerman (Canada) - Andrei Khomutov (URSS).

Deuxième équipe-type : Arturs Irbe (URSS) ; Paul Coffey (CAN) - Anders Eldebrink (SUE) ; Valeri Kamensky (URSS) - Kent Nilsson (SUE) - Pavel Bure (URSS).

 

 

 

Mondial B (du 29 mars au 8 avril 1990 à Lyon et Megève, France)

29 mars
Italie - Japon 7-1 (2-0,3-0,2-1) [à Lyon]
Pologne - Pays-Bas 7-1 (3-0,0-0,4-1) [à Megève]
Suisse - Allemagne de l'est 2-2 (1-0,1-0,0-2) [à Megève]
France - Autriche 4-3 (2-0,1-1,1-2) [à Lyon]

30 mars
Suisse - Pays-Bas 6-1 (2-1,3-0,1-0) [à Megève]
31 mars
Allemagne de l'est - France 2-3 (0-2,2-0,0-1) [à Lyon]
Autriche - Italie 3-3 (0-2,2-1,1-0) [à Lyon]
Japon - Pologne 2-8 (1-3,1-1,0-4) [à Megève]

1er avril
France - Pays-Bas 4-2 (3-1,0-0,1-1) [à Lyon]
Italie - Allemagne de l'est 6-3 (3-2,1-1,2-0) [à Lyon]
Suisse - Japon 6-1 (1-0,3-0,2-1) [à Megève]
2 avril
Pologne - Autriche 1-4 (0-0,1-1,0-3) [à Lyon]

3 avril
Italie - Pays-Bas 8-3 (2-1,4-1,2-1) [à Lyon]
Allemagne de l'est - Pologne 1-1 (0-0,1-0,0-1) [à Lyon]
Japon - France 2-3 (1-0,1-1,0-2) [à Megève]
Autriche - Suisse 2-2 (1-0,1-0,0-2) [à Lyon]

5 avril
Pays-Bas - Allemagne de l'est 3-6 (0-4,1-2,2-0) [à Lyon]
Autriche - Japon 7-2 (2-1,3-0,2-1) [à Lyon]
Pologne - Suisse 3-5 (3-2,0-2,0-1) [à Megève]
Italie - France 4-1 (3-0,0-1,1-0) [à Megève]

6 avril
Pays-Bas - Autriche 0-8 (0-2,0-3,0-3) [à Lyon]
Japon - Allemagne de l'est 1-6 (0-3,1-2,0-1) [à Lyon]
7 avril
Suisse - Italie 5-4 (1-0,3-2,1-2) [à Megève]
France - Pologne 3-3 (2-1,1-1,0-1) [à Megève]

8 avril
Allemagne de l'est - Autriche 2-3 (0-0,1-1,1-2) [à Megève]
Pays-Bas - Japon 4-4 (2-2,2-0,0-2) [à Lyon]
France - Suisse 1-4 (0-1,1-2,0-1) [à Megève]
Pologne - Italie 2-9 (0-2,2-3,0-4) [à Megève]

Classement (7 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Suisse            12   5  2  0   30-14  +16
2 Italie            11   5  1  1   41-18  +23
3 Autriche          10   4  2  1   30-14  +16
4 France             9   4  1  2   19-20  -1
5 RDA                6   2  2  3   22-19  +3
6 Pologne            6   2  2  3   25-25   0
7 Japon              1   0  1  6   13-41  -28
8 Pays-Bas           1   0  1  6   14-43  -29

Pendant que le Mondial A se déroule chez elle, la Suisse n'y est même pas conviée et doit se contenter du purgatoire du groupe B. Elle ne part pas favorite, et se fait remonter deux buts d'avance d'entrée contre la RDA. Mais le dernier tiers-temps contre l'Autriche, où elle refait ses deux buts de retard, sert de déclic, et la Suisse se dirige vers une promotion, joli cadeau d'adieu de l'entraîneur Simon Schenk, très critiqué mais qui a bien préparé ses troupes techniquement et tactiquement. Pourtant, l'Italie avait promis à ses joueurs une très grosse prime en cas de montée. Parmi eux, "seulement" seize Italo-Canadiens, l'IIHF ayant refusé la participation de Roberto Romano qui n'avait pas encore accompli trois années complètes en Italie.

La troisième place est prise par une équipe d'Autriche qui se surprend elle-même. Partie pour jouer le maintien, elle découvre qu'elle joue de mieux en mieux, et son gardien Andreas Salat remplace parfaitement Brian Stankiewicz blessé. Dommage pour les Français, qui croyaient au podium après trois victoires et qui échouent à cause de leur indiscipline et d'un jeu de puissance médiocre, sans que ce Mondial organisé à domicile ait suscité beaucoup d'enthousiasme. Les Pays-Bas, qui mènent 4-2 face au Japon, se font rejoindre par des buts de Kiyoe et Sugisawa et sont alors relégués dans le groupe C pour un tout petit but à la différence de buts générale. Finalement, les pas si malheureux Néerlandais seront repêchés l'année suivante grâce à la disparition de la RDA et à la réunification allemande.

 

Meilleurs marqueurs

                             B  A Pts
1 Gates Orlando        ITA   9  4  13
2 Franco Nigro         ITA   4  8  12
3 Santino Pellegrino   ITA   8  3  11
4 Thomas Vrabec        SUI   8  2  10
5 Mario Simioni        ITA   3  7  10

Meilleur gardien : Andreas Salat (Autriche).

Meilleur défenseur : Sandro Bertaggia (Suisse).

Meilleur attaquant : Gates Orlando (Italie).

Trophée du fair-play : Suisse.

 

 

 

Mondial C (du 28 mars au 8 avril 1990 à Budapest, Hongrie)

28 mars
Chine - Bulgarie 2-3 (0-0,2-0,0-3)
Hongrie - Belgique 11-0 (2-0,4-0,5-0)
Yougoslavie - Corée du sud 4-2 (2-1,2-1,0-0)
29 mars
Danemark - Belgique 15-1 (4-0,7-0,4-1)
Roumanie - Chine 2-4 (0-1,2-0,0-3)
Bulgarie - Corée du nord 3-5 (1-1,1-2,1-2)
30 mars
Yougoslavie - Roumanie 6-3 (0-0,2-1,4-2)
Corée du sud - Hongrie 2-10 (1-4,1-2,0-4)
Danemark - Corée du nord 8-0 (2-0,1-0,5-0)
31 mars
Hongrie - Chine 2-3 (1-0,1-2,0-1)
Bulgarie - Yougoslavie 3-6 (0-2,2-1,1-3)
Corée du sud - Belgique 1-6 (0-0,0-3,1-3)
1er avril
Roumanie - Danemark 2-4 (0-2,1-1,1-1)
Corée du nord - Chine 6-3 (3-1,2-0,1-2)
Belgique - Bulgarie 3-5 (1-1,2-1,0-3)
2 avril
Yougoslavie - Corée du nord 8-2 (6-1,0-0,2-1)
Danemark - Corée du sud 10-1 (1-0,3-1,6-0)
Roumanie - Hongrie 2-2 (0-1,1-1,1-0)
3 avril
Yougoslavie - Belgique 17-1 (8-0,5-0,4-1)
Chine - Corée du sud 10-3 (1-0,5-1,4-2)
Hongrie - Bulgarie 3-5 (1-0,1-3,1-2)
4 avril
Belgique - Corée du nord 0-3 (0-1,0-1,0-1)
Bulgarie - Roumanie 2-7 (0-0,2-2,0-5)
Danemark - Chine 6-1 (2-0,2-0,2-1)
5 avril
Corée du sud - Roumanie 4-6 (0-2,2-2,2-2)
Corée du nord - Hongrie 4-2 (1-0,3-2,0-0)
Yougoslavie - Danemark 5-1 (2-0,1-0,2-1)
6 avril
Bulgarie - Corée du sud 8-5 (3-1,4-0,1-4)
Hongrie - Yougoslavie 1-8 (0-4,0-3,1-1)
Belgique - Chine 4-8 (2-4,0-2,2-2)
7 avril
Corée du nord - Roumanie 4-7 (0-2,3-3,1-2)
Danemark - Bulgarie 7-2 (1-1,3-1,3-0)
8 avril
Corée du sud - Corée du nord 4-3 (1-1,0-0,3-2)
Belgique - Roumanie 1-7 (1-3,0-1,0-3)
Yougoslavie - Chine 3-3 (2-0,1-2,0-1)
Danemark - Hongrie 4-2 (1-0,1-1,2-1)

Classement (8 matches)

                   Pts   V  N  D   BP-BC  Diff
1 Yougoslavie       15   7  1  0   57-16  +41
2 Danemark          14   7  0  1   55-14  +41
3 Chine              9   4  1  3   34-29  +5
4 Roumanie           9   4  1  3   36-27  +9
5 Corée du nord      8   4  0  4   27-35  -8
6 Bulgarie           8   4  0  4   31-38  -7
7 Hongrie            5   2  1  5   33-28  +5
8 Belgique           2   1  0  7   16-67  -51
9 Corée du sud       2   1  0  7   22-57  -35

La Yougoslavie de l'entraîneur russe Aleksandr Kostryukov monte dans le groupe B. Après avoir assuré leur maintien, les Hongrois, qui visaient pourtant la promotion, ont de moins en moins la tête à la compétition. La légende veut qu'un des joueurs locaux ait profité d'une pause entre deux tiers-temps pour faire l'amour avec une fille dans la laverie de la patinoire. Belges et Coréens sont vouées à descendre mais il n'y aura finalement pas de relégués du fait de la réunification allemande et du manque de candidats pour jouer un groupe D.

 

Meilleur marqueur : Michael Widenborg (Danemark), 22 points (13 buts, 9 assists).

Meilleur gardien : Konstantin Mikhaïlov (Bulgarie).

Meilleur défenseur : Mike Pellegrims (Belgique).

Meilleur attaquant : Toni Tisler (Yougoslavie).

Trophée du fair-play : Roumanie.

 

 

 

Mondial D (du 20 au 25 mars à Cardiff, Grande-Bretagne)

Australie - Espagne 2-2 (1-0,0-2,1-0)
Grande-Bretagne - Australie 14-0 (5-0,5-0,4-0)
Espagne - Grande-Bretagne 1-13 (1-2,0-5,0-6)
Espagne - Australie 5-5 (0-4,5-0,0-1)
Australie - Grande-Bretagne 3-13 (1-3,1-3,1-7)
Grande-Bretagne - Espagne 17-3 (2-1,7-1,8-1)

Classement (4 matches)

                    Pts  V  N  D   BP-BC  Diff
1 Grande-Bretagne    8   4  0  0   57-7   +50
2 Australie          2   0  2  2   10-34  -24
3 Espagne            2   0  2  2   11-37  -26

La Grande-Bretagne monte dans le groupe C.

 

Meilleur gardien : Damian Holland (Australie).

Meilleur défenseur : Stephen Cooper (Grande-Bretagne).

Meilleur attaquant : Tony Hand (Grande-Bretagne).

Trophée du fair-play : Australie.

 

 

L'année précédente (1989)

L'année suivante (1991)

 

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