Allemagne - Slovaquie (9 février 2003)

 

Troisième journée de la Škoda Cup 2002.

Il est temps pour l'Allemagne d'être capable de gagner des tournois de ce type, voilà ce que disait Hans Zach la veille au soir. Son équipe, où Fabian Brännström est revenu dans l'alignement à la place du très décevant Tomas Martinec, sera-t-elle capable de montrer qu'elle a décidément franchi un palier ? Pour remporter le tournoi, il suffit d'un nul contre les Slovaques.

Contrairement à leurs précédentes sorties, les Slovaques se lancent à l'attaque dès la première période. Ils dominent complètement et concrétisent logiquement grâce à Tomas Starosta. L'Allemagne ne se crée sa première vraie occasion qu'à la dix-septième minute, et elle la met directement au fond par l'intermédiaire de Martin Reichel. Mais ce sera la seule fois où la Slovaquie laissera les Allemands agir sans présence défensive suffisante.

Mieux regroupés, les Slovaques prennent l'avantage dans le deuxième tiers-temps sur un tir parfait en lucarne de Stanislav Gron. Ils ont même l'occasion de creuser l'écart à neuf minutes de la fin, mais Robert Müller réalise deux arrêts magistraux sur une contre-attaque solitaire de Lubomír Vaic et sur le rebond de Podkonický. Même privés de Mirko Lüdemann rentré aux vestiaires pour des problèmes aux adducteurs, les Allemands mettent la pression au fur et à mesure que la fin du match approche, mais Alexander Serikow échoue lui aussi en breakaway. Zach demande un temps mort très tôt, à quatre minutes de la fin, et l'Allemagne est à six sur la glace pour les quarante dernières secondes, sans compter le soutien de ses deux cents supporters ayant fait le déplacement. Mais les Slovaques préservent la victoire qui leur donne une chance inattendue de gagner le tournoi.

Il y a un an, l'Allemagne éliminait des Jeux Olympiques une équipe slovaque qui s'était épuisée à arracher chacune de ses stars de NHL pour un match ou deux, jouant du coup à effectif réduit. Elle considérait à l'époque que ses joueurs évoluant en Europe ne lui auraient pas permis de se qualifier. Ce qu'on a vu sur ce tournoi, alors que manquent quelques-uns des meilleurs Slovaques d'Europe, confirme une fois de plus que ce calcul n'était pas le plus judicieux. La Slovaquie commence maintenant à prendre conscience de ses forces. Les jeunes ont fait honneur à leur sélection, bien encadrés par les joueurs d'expérience comme Lubomír Vaic, excellent ce soir.

 

 

Allemagne - Slovaquie 1-2 (1-1, 0-1, 0-0)

Dimanche 9 février 2003 à 12h00 à la St. Jakob Arena de Bâle. 1672 spectateurs.

Arbitrage de M. Rochette (SUI) assisté de MM. Mauron et Rebillard (SUI).

Pénalités : Allemagne 20' (2', 4', 2'+10'), Slovaquie 10' (0', 6', 4').

Tirs : Allemagne 20 (5, 6, 9), Slovaquie 18 (7, 6, 5).

Évolution du score :

0-1 à 05'16" : Starosta assisté de Lazo

1-1 à 16'27" : Reichel assisté d'Aab

1-2 à 35'57" : Gron assisté de Hujsa

 

Allemagne

Gardien : Robert Müller (sorti de sa cage à 59'20").

Défenseurs : Jan Benda - Mirko Lüdemann ; Christian Ehrhoff - Sascha Goc ; Jochen Molling - Heiko Smazal ; Stephan Retzer - Andreas Renz.

Attaquants : Sven Felski - Martin Reichel - Vitali Aab ; Fabian Brännström - Marcel Goc - Klaus Kathan ; Alexander Serikow - Tobias Abstreiter - Daniel Kreutzer ; Eduard Lewandowski - Wayne Hynes - Boris Blank.

Slovaquie

Gardien : Karol Krizan.

Défenseurs : Marek Topoli - Martin Cakajík ; Dušan Devecka - Tomáš Nádašdi ; Tomáš Harant - Tomáš Starosta ; Michal Cesnek.

Attaquants : Róbert Tomík - Lubomír Hurtaj - Erik Weissman ; Andrej Podkonický - Lubomír Vaic - Marcel Hanzal ; Miroslav Lazo - Lubomír Sabol - Jaroslav Kmit ; Martin Hujsa - Stanislav Gron - Roman Tomas.

 

 

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