Amiens - Viry (24 février 2001)

 

Match comptant pour la trentième et dernière journée du Championnat de France Elite.

Après le nul d'Angers contre Rouen, Amiens était assuré de leur troisième place au classement. Cependant, les Picards voulaient absolument bien faire ce soir face à Viry devant une assemblée clairsemée. Ils patinaient très vite prenant le meilleur sur des Jets empruntés. Déjà, Duclos héritait d'une bonne chance (1'11). Sur le premier jeu de puissance gothique, les coéquipiers de Karl Dewolf canardaient derechef Stéphane Ménard qui réalisait des parades plus belles les unes que les autres. Mais il ne pouvait rien sur un lancer de Mille (1-0 à 4'13'). Ne relâchant pas leur emprise sur la cage des Castelvirois, les Amiénois doublaient la marque par l'intermédiaire de Duclos (2-0 à 5'21). Quelques minutes plus tard, sur un deuxième avantage numérique, Gras de près dans le slot, complétait une passe de François Rozenthal. Le centre enfilait un but heureux (3-0 à 8'06). Les joueurs d'Antoine Richer étaient partis sur les chapeaux de roues. Des lors, les (deux) supporters des "banlieusards" ne devaient pas donner dans l'optimisme. Principalement quand David Vorel devait quitter la glace et ne plus y revenir après une charge tardive de François Rozenthal (10'46). Le rythme des Gothiques, au patinage très rapide, ne baissait pas. Toutefois, bien empêchés le plus souvent par Stéphane Ménard, ils ne progressaient plus au tableau. Jouant leurs chances confuses jusqu'au bout dès qu'ils pouvaient rester dans le territoire picard, les Jets perturbaient la défensive adverse. Après un power-play improductif, un palet qui traînait était repris de loin par Frédéric Brodin. L'arrière surprenait facilement un Mindjimba inattentif (3-1 à 14'49). Ce but semblait être, à première vue, un accident tellement la domination et la vitesse de patinage gothique était supérieure. La preuve ; Amiens avait lancé 18 fois contre seulement 4 fois pour Viry dans ce premier vingt.

Le deuxième tiers commençait par une pénalité contre Viry (21'59). Mais les Picards ne se montraient pas réalistes. A la mi-match, Chiasson frappait violemment le puck sur le poteau (30'00). Il est certain que les Amiénois patinaient beaucoup dans tous les sens. Mais à s'évertuer à faire des ronds sur la glace tel Candeloro, ils se regardaient jouer. Pire, ils s'étourdissaient à en oublier de lancer au but. De la sorte étourdis, presque enivrés, ils ne voyaient plus clair et paniquaient sur une occasion des Jets. Julien Aubry opportuniste en profitait (3-2 à 34'02). Le kop, déçu, demandait à ses favoris, sur l'air des lampions, de "mouiller le maillot". Ensuite, Maurice Rozenthal confirmait sa méforme ou sa démotivation ? En breakaway, il gâchait sa chance. L'excellent Stéphane Ménard frustrait tout le public d'un but que les spectateurs, s'étant déjà levés, voyait dans leur escarcelle (34'44). Stéphane Ménard, le gardien-héros, sauvait encore son camp d'une parade magnifique devant Luc Chauvel (36'08). Les Gothiques déjouaient. La peur au ventre, à l'image de leur capitaine Karl Dewolf, ils commettaient des fautes pour se sauver d'un outrage castelvirois en terre picarde (37'10). Heureusement pour les locaux, les Jets n'ont aucun bon jeu à cinq. Le coach d'Amiens réussira-t-il à motiver ses troupes au cour de la seconde pause ?

Oui, on pouvait le penser quand Maurice Rozenthal en infériorité repartait à l'assaut du monstrueux Stéphane Ménard. Le gardien restait bien plus fort que l'ailier désigné "meilleur joueur français" ces deux dernières saisons (45'46). Alors, ce qui devait arriver, arriva. Jani Kivakka, bien aperçu par Sébastien Rousselin, déboulait sur la gauche le long de la bande. Il se présentait seul face à Mindjimba et à la manière d'un Maurice Rozenthal, il se jouait facilement du portier de la Somme pour combler le déficit (3-3 à 50'13). Ce n'était plus "mouiller le maillot" qu'il fallait aux Gothiques, mais l'enfiler afin de jouer la partie, respecter leurs adversaires et leur public. C'est sur un coup de dé qu'ils l'emportèrent. Chiasson remportait une mise en jeu dans le cercle de gauche. Le Canadien passait la rondelle qui était reprise instantanément par le Suédois Burakowski. Amiens, ce soir, ne pouvait se sortir de leur auto-traquenard que par ce miracle de leur légion étrangère (4-3 à 54'52). A 59'40, Viry fera bien sortir son gardien pour le remplacer par un attaquant supplémentaire. Cependant, la maladresse presque burlesque des Jets laisse filer le palet dans la zone neutre, Burakowski ne se prive pas d'un lancer de la rouge dans la cage vide (5-3 à 59'56).

Compte-rendu signé Thierry Frechon

 

Amiens - Viry 5-3 (3-1, 0-1, 2-1).

Arbitre : M. Bachelet.

Pénalités : Amiens 10' (2', 4', 4'), Viry 10' (4', 4', 2').

Évolution du score :

1-0 à 04'13" : Mille (sup.num.) assisté de F. Rozenthal et Dubois.

2-0 à 05'21" : Duclos assisté de Burakowski et Chiasson.

3-0 à 08'06" : Gras (sup.num.) assisté de F. Rozenthal et Dubois.

3-1 à 14'49" : Brodin.

3-2 à 34'02" : J. Aubry.

3-3 à 50'13" : Kivakka assisté de Rousselin.

4-3 à 54'52" : Burakowski assisté de Chiasson.

5-3 à 59'56" : Burakowski (cage vide) assisté de Chiasson.

Amiens :

Gardiens : Antoine Mindjimba, Julien Feron.

Défenseurs : Mathieu Mille - Grégory Dubois ; Karl Dewolf - Julian Marcos ; Arnaud Mazzone - Serge Djelloul.

Attaquants : François Rozenthal - Laurent Gras - Maurice Rozenthal ; Mikael Burakowski - Dominic Chiasson - Olivier Duclos ; Géraud Maréchal - Luc Chauvel - Christophe Ribanelli.

Viry :

Gardiens : Stéphane Ménard ; Julien Peyre. 

Défenseurs : David Vorel - Sébastien Rousselin, Sébastien Dermigny - Frédérick Brodin, Guillaume Jeanette - Laurent Veret.

Attaquants : Sébastien Roujon - Julien Aubry - Jérôme Mô, Yann Vannienwenhove - Sébastien Roger - Nicolas Bergès, Jani Kivakka - Bertrand Danton - Cyril Trabichet.

 

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