Lyon - Caen (26 novembre 1999)

 

Dix-huitième journée (dernière journée de la première phase) du championnat de France Elite.

Les Lions ont fourni un match admirable ce soir-là à Charlemagne où ils ont surclassé les Léopards, pourtant deuxièmes du championnat. L'esprit collectif qui leur manquait depuis le début de la saison refait surface et la qualité de jeu s'en ressent, qualité qu'ils avaient déjà montrée lors du match précédent contre Amiens. Malgré l'arrivée d'un gardien russe, c'est Edouard Denis qui a assuré la garde des cages rhodaniennes, et de belle manière. Côté visiteurs, le portier était Caillou.

La rencontre s'anime assez rapidement, et le rythme est assez élevé. Stéphane Balmat est l'auteur du premier but lyonnais, assez rapidement, en récupérant un palet perdu au centre de la zone défensive des Caennais, alors que les locaux étaient en situation de jeu de puissance. Caillou est fusillé et, chose assez rare, les lyonnais mènent au score dans cette première période. Les Lions dominent outrageusement ce tiers, les Léopards étant complètement à la rue, les passes étant imprécises et les constructions offensives assez aléatoires. C'est donc d'une manière aléatoire que les visiteurs réduiront le score peu avant la pause grâce à ce même Balmat qui marque contre son camp. Egalisation imméritée, mais rien n'était perdu, car la qualité du jeu lyonnais ce soir était supérieure à celle de l'équipe adverse. Dans les tribunes, nous avions des raisons d'être confiants (à condition que le niveau de jeu reste égal).

En deuxième période, la physionomie du match reste la même, les Lyonnais faisant le jeu. Les Caennais se contentent de quelques contre-attaques, mais soit ils sont bien contrés par les défenseurs, soit le réalisme n'est pas là, et les actions manquent de précision. En toute logique, Laurent Meunier donnera l'avantage au LHE à la fin d'une double supériorité puis Bachelet, huit secondes plus tard ajoute un troisième but. Enfin, Aimonetto, alors que les Lions jouent en infériorité, porte le score à 4-1. Alors qu'une pénalité différée a été signalée par l'arbitre, et Stéphane joue bien le coup en deux contre un avec Richard Aimonetto : une action collective qui porte donc ses fruits. Les dernières minutes de ce tiers sont un peu difficiles pour les Lions, la fatigue se faisant certainement ressentir, et on sent que les Caennais sortent la tête de l'eau. Paananen réduit donc la marque vers la fin de ce tiers-temps, profitant de la baisse de régime des Lions.

Au début du troisième tiers, Caen réagit et commence à jouer correctement et revient à 4-3 grâce à Rautio. On commence à prendre peur car Caen reprend du moral et recolle au score. Mais Meunier sur un exploit personnel permet aux Lyonnais de mener 5-3 grâce à un superbe slap en pleine course. Tellement heureux, Meunier laissera éclater sa joie et ira se scotcher sur le plexi et fera "l'homme-mouche" ou "l'homme-araignée", comme vous voulez... L'action suivante sera caennaise en fin de match. Les Léopards sortent Caillou de ses cages au profit d'un sixième joueur de champ et l'attaque qui en résultera mettra le feu dans la défense lyonnaise qui ne sait pas comment se dégager. Sentant le but venir (et il a eu bien raison), Simon Bachelet déplacera les cages de Denis volontairement. L'arbitre siffle donc un tir de pénalité. Pour l'anecdote, une copine dans les tribunes me disait quelques minutes avant qu'elle n'avait encore jamais vu un tir de pénalité dans le cours d'un match normal (hormis la règle mise en place lors de la Continentale, où c'était plus ou moins de la rigolade et de l'entraînement...). Paananen jouera donc ce tir de pénalité... Mais Denis joue bien le coup et Paananen ne pourra même pas tirer ce palet. Son hésitation est bien à l'image de cette équipe de Caen qui n'a somme toute pas très bien joué ce soir. Est-ce la fatigue ou les Lyonnais ont-ils bien jugulé le jeu adverse ? À l'issue de ce but, Caillou réintégrera ses cages, ce qui n'empêchera pas Richard Aimonetto, bien servi par Laurent Meunier, de marquer le sixième but pour une grande victoire lyonnaise à domicile.

Une bien belle victoire, comme on aimerait en voir plus souvent. Les Lions nous ont fait plaisir en jouant un jeu collectif, fluide, et rigoureux. Ils ont pris le pas sur une équipe caennaise, qui était certes amputée de quelques joueurs (comme Melong ou Virenius), mais à mon avis, les buts auraient été marqués tout de même, car ils sont impeccables de netteté. Provencher n'a été que l'ombre de lui-même et il a de la chance de marquer un point grâce à Balmat. Laurent Meunier continue à être au top de sa forme, et Richard Aimonetto le suit de près. Le point fort de Franck Guillemard est le gain de la mise en jeu et il l'a encore montré. La défense était au rendez-vous et a gagné en rigueur. Matchkov a montré des choses intéressantes techniquement et travaille bien le palet. À confirmer. Et Denis a fait un grand match.

Mais il faut rendre hommage à l'équipe toute entière car elle nous a offert jusqu'ici le plus beau match de cette saison et on espère bien que d'autres suivront ! Prendront-ils la mesure d'Amiens, amputé de Roger Dubé (qui, rappelons-le est parti jouer à Anglet), comme ils l'ont fait pour Caen ? Réponse mardi soir. Le match risque d'être un peu différent du précédent match contre les Gothiques car les renforts sont arrivés et les lignes sont renforcées. Que nous réservent les Lions pour la deuxième phase ?

Compte-rendu signé Hervé Petit-Jean

 

Lyon - Caen 6-3 (1-1, 3-1, 2-1)

Patinoire de Charlemagne. 2400 spectateurs.

Arbitres : MM. Mendlowictz, Avavian et Hours.

Pénalités : 28' pour Lyon, 44' pour Caen.

Évolution du score :

1-0 à 02'40" : Balmat assisté de Meunier

1-1 à 18'18" : Provencher

2-1 à 21'06" : Meunier assisté de S. Bachelet et Östlund

3-1 à 21'14" : S. Bachelet assisté de Ring

4-1 à 32'04" : Aimonetto assisté de Gachet et Guillemard

4-2 à 37'34" : Paananen assisté de Garnier et Provencher

4-3 à 47'42" : Rautio assisté de B. Pousse

5-3 à 48'27" : Meunier assisté d'Aimonetto et Gachet

6-3 à 58'48" : Aimonetto assisté de Meunier

 

 

Retour au championnat de France Élite