Grenoble - Amiens (9 décembre 2000)

 

Match comptant pour la vingt-et-unième journée du Championnat de France Elite.

Le public était venu nombreux samedi soir à la patinoire Clémenceau pour assister au choc entre Grenoble et Amiens, qui avait remporté les deux confrontations de la première phase. Et les Brûleurs de Loups mettaient d'entrée la pression sur le gardien picard Antoine Mindjimba qui parvenait tant bien que mal à stopper les premières frappes alpines. Mais le forcing des Grenoblois était rapidement récompensé lorsque, après six minutes de jeu, Patrick Rolland derrière ses cages offrait le palet à Jean-François Bonnard qui le remontait en solo sur près d'une longueur de patinoire, en laissant dans le vent toute la défense amiénoise, et, seul sur l'aile droite, donnait un tir que Mindjimba touchait sans l'arrêter. Grenoble se retrouvait dans la foulée en supériorité numérique mais n'en profitait pas. Quelques minutes plus tard, Benoît Bachelet, après un slalom entre des Amiénois empruntés, se retrouvait bien placé face au gardien, mais il ne pouvait que pousser le palet du bout de la crosse sans inquiéter Mindjimba. Le capitaine grenoblois remettait le couvert peu après, mais cette fois sa frappe rebondissait sur le gardien des Gothiques et retombait derrière lui comme une feuille morte... quelques centimètres en-dehors des cages ! Les Brûleurs de Loups multipliaient les occasions en cette première période mais n'arrivaient plus à tromper un Mindjimba pas vraiment en grande forme. De son côté, Rolland passait un premier tiers plutôt relax, bien aidé par ses coéquipiers qui ne laissaient pas leurs visiteurs s'éterniser du côté de leurs cages. Et malgré une supériorité numérique d'Amiens dans les deux dernières minutes, Grenoble regagnait les vestiaires à la pause avec cet avantage d'un petit but très mérité tant leur domination fut éclatante.

À la reprise, les Gothiques prenaient leurs adversaires à froid et égalisaient au bout de cinquante secondes par un but 100% Rozenthal. Après un premier tir raté en tête-à-tête avec Rolland, Maurice récupérait le palet derrière les cages et s'empressait de le refiler à François qui, toujours aussi seul devant le gardien, ne ratait plus le coche. La première grosse erreur iséroise se payait cash. Mais cela ne refroidissait pas les belles ardeurs locales et deux minutes plus tard, Benoît Bachelet récupérait un engagement dans la zone offensive grenobloise, envoyait la rondelle à son frère Simon qui shootait : Mindjimba détournait ce tir... sur la crosse de Christian Pouget qui, étendu sur la glace, poussait alors le palet dans les cages béantes. Grenoble menait à nouveau, mais Amiens, bien revenu dans le match, profitait de la seconde erreur de leurs adversaires pour remettre les compteurs à zéro. Une passe ratée des Grenoblois permettait en effet le développement d'un 3 contre 1 : une passe de Maurice plus tard, François Rozenthal se défaisait de Simon Bachelet et trompait une nouvelle fois Patrick Rolland. La suite de cette période était une histoire de pénalités. Une supériorité amiénoise peu avant la mi-match ne donnait rien, si ce n'est une occasion en or pour Rami Koïvisto face à Mindjimba mais sans résultat. Les joueurs se succédaient en prison et Grenoble se retrouvait même durant deux minutes en situation de cinq contre trois, sans pour autant en profiter. Cette fin de période très décousue voyait les deux équipes se quitter dos à dos.

L'entame de l'ultime période ressemblait à celle de la précédente pour les joueurs d'Antoine Richer. Burakowski recevait le palet totalement isolé et avait tout le temps d'ajuster Patrick Rolland. Et dans la foulée, alors que, encore une fois, les Picards évoluaient à quatre, c'était les Grenoblois qui manquaient de prendre un nouveau but, la faute à un Maurice Rozenthal en pleine forme. L'arbitre continuait à donner des pénalités à tout bout de champ et à l'orée des dix dernières minutes de cette rencontre très serrée, les Brûleurs de Loups se retrouvaient à nouveau en double supériorité. Mais cette fois, les locaux mettaient la pression dans la zone adverse et finalement, après un premier tir de Benjamin Agnel repoussé par Mindjimba, Stéphane Gachet récupérait le palet, le remettait pour Pouget qui l'envoyait directement en pleine lucarne. L'arbitre ne hachant plus intempestivement le jeu, oubliant même à l'occasion de signaler un vilain coup de crosse de Xavier de Murcia, les débats reprenaient de plus belle. Les occasions se multipliaient de part et d'autre mais les deux portiers veillaient. Et tout ce joli monde semblait se diriger lentement mais sûrement vers les prolongations lorsqu'à deux minutes du sifflet final, Romain Carry gagnait un engagement dans sa zone offensive. Koïvisto récupérait alors le palet et son lancer instantané en pleine lucarne laissait le gardien des Gothiques de glace. Grenoble se faisait bien quelques frayeurs dans ces deux dernières minutes mais parvenait quand même à tenir ce score de 4 à 3 jusqu'à la fin. Et les Brûleurs de Loups terminaient le siècle de la plus belle manière qui soit.

Compte-rendu signé Émilie

 

Grenoble - Amiens 4-3 (1-0, 1-2, 2-1)

Le 9 décembre 2000 à la patinoire Clémenceau. 1950 spectateurs.

Arbitrage de M. Durand assisté de MM. Barbez et Velay.

Pénalités : Grenoble 14', Amiens 24'+10'+10'.

Évolution du score :

1-0 à 06'20" : Bonnard assisté de Rolland

1-1 à 20'50" : F. Rozenthal assisté de M. Rozenthal

2-1 à 22'59" : Pouget assisté de S. Bachelet et B. Bachelet

2-2 à 25'26" : F. Rozenthal assisté de M. Rozenthal

2-3 à 41'24" : Burakowski assisté de Chiasson

3-3 à 49'59" : Pouget assisté de Gachet et d'Agnel

4-3 à 57'58" : Koïvisto assisté de Carry

 

Retour au Championnat de France Élite