Grenoble - Briançon (30 avril 1991)
Demi-finale du championnat de France, match 2.
Les Diables Rouges ont donné le premier coup de fourche de manière encore plus rapide qu'à Briançon, puisqu'ils ont ouvert le score après seulement 23 secondes de jeu, par leur fidèle attaquant québécois André Côté. Ils ont pris une seconde fois l'avantage par Éric Lemarque, mais Grenoble a réussi à retourner le match par deux buts de Jean-Philippe Lemoine et Philippe Bozon. C'est donc Grenoble qui s'impose d'un petit but d'écart, face à un adversaire ayant sorti son gardien en fin de rencontre : un scénario symétrique de la première manche, et la preuve que cette série tient toutes ses promesses.
La victoire des Grenoblois est logique car ils ont tiré presque deux fois plus que leurs adversaires. En inscrivant le quatrième but en fin de compte décisif, Christophe Ville a réussi son retour, malgré la douleur, avec un genou droit entouré d'une attelle articulée. Les Brûleurs de Loups ont ainsi retrouvé toute leurs puissance offensive, avec deux trios très forts (Pouget-Svoboda-Bozon et Crettenand-Ville-Barin).
Briançon, de son côté, récrimine contre l'arbitre. Même si certaines décisions ont été prises avec retard, ce qui a prêté le flanc à la contestation, les sanctions ont été équilibrées dans l'ensemble dans un match qui est resté correct dans l'ensemble : sept pénalités mineures de chaque côté, plus une méconduite chacun contre Philippe Bozon et Pierre Pousse. La différence vient de la méconduite pour le match infligée au Franco-Tchécoslovaque Peter Almasy, qui faisait lui aussi son retour mais dont l'expulsion pourrait être préjudiciable pour la suite de la série...
Commentaires d'après-match (dans le Dauphiné Libéré) :
Bohuslav Ebermann (entraîneur de Grenoble) : "Nous avons disputé un très bon match. Il y a longtemps qu'il n'y avait pas eu une rencontre de ce niveau et de cette qualité à Grenoble. Cela était certainement dû à la motivation des joueurs, une motivation accrue par la présence de nombreux spectateurs, mais aussi par le fait qu'il s'agissait d'une rencontre de phase finale. Nous savions qu'il fallait absolument gagner, ce que nous avons fait. Certes nous n'avons pas profité de toutes nos occasions, mais ce qui est important, c'est la manière de jouer. Il est certain que notre jeu de puissance a bien fonctionné mais que nous connaissons toujours des problèmes de repli défensif. Reste à gagner jeudi soir. Je pense que cela va être beaucoup plus dur, mais il faut avoir bien présent à l'esprit que si nous l'emportons une deuxième fois, nous irons samedi à Briançon en bénéficiant d'un avantage psychologique énorme. Pour pouvoir atteindre notre but, il nous faudra une fois encore tenter d'imposer notre jeu physique, ce qui est la chose principale à faire contre une équipe telle que Briançon."
CSG Grenoble - Briançon APH 4-3 (1-1, 2-1, 1-1)
Mardi 30 avril 1991 à la patinoire Clémenceau. 2500 spectateurs.
Arbitres : M. Roberts assisté de MM. L. Ollier et Boite.
Pénalités : Grenoble 14'+10' ; Briançon 14'+10'+20'.
Tirs : Grenoble 52 ; Briançon 28.
Évolution du score :
0-1 à 00'23" : Côté assisté de Murphy
1-1 à 16'20" : Crettenand assisté de Guennelon et Ville
1-2 à 32'18" : Lemarque
2-2 à 34'57" : Lemoine assisté de P. Bozon et Svoboda
3-2 à 35'30" : P. Bozon
4-2 à 50'31" : Ville assisté de Barin
4-3 à 52'25" : Côté assisté de Beauchamp