Autriche 2021/22 : panorama

 

Le dernier championnat 2020/21 - Les présentations 2020, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003 et 2002.

 

On s'est bousculé au portillon pour faire partie de la ICE-HL dans une saison que l'on espérait être celle de la sortie de la crise sanitaire. Les admissions se sont décidées par un vote à bulletins secrets des membres déjà participants : les Tchèques de Znojmo ont été réadmis après une année dans leurs frontières, les Italiens de Val Pusteria ont été acceptés sans trop de problèmes, et l'Olimpija Ljubljana est passé de justesse... Seule la candidature autrichienne, celle de Feldkirch, a été refusée !

Ce fut donc la préférence non-nationale ! Le directeur du VSV Gerald Rauchenwald a parlé de "jour noir pour le hockey sur glace autrichien". Aucune vraie raison n'a été évoquée pour refuser Feldkirch. Les défauts de sa patinoire (lumière et câblage électrique pour la télévision) pouvaient être résolus. Néanmoins, les clubs n'avaient pas envie de jouer à 15, et certains clubs autrichiens - surtout le voisin Dornbirn - ont eu peur que le nouveau venu leur prenne des joueurs. Feldkirch n'a donc eu que 4 voix sur 11 malgré son passé d'ancien champion d'Europe. L'attrait pour les équipes étrangères ne se dément pas : le président de la ligue Jochen Pilsner-Steinburg a même évoqué la candidature d'une équipe... coréeenne. Elle serait sponsorisée par le constructeur automobile Kia qui a une usine à Žilina en Slovaquie.

Même si elle a exprimé son incompréhension à propos du rejet du seul candidat national, la fédération autrichienne (ÖEHV) a prolongé son contrat de coopération avec la ligue - celui qui donne délégation pour organiser le championnat national - pour la saison 2021/22. Et elle l'a prolongé en sachant que la ligue reste en l'état, sans réduction évoquée du nombre d'étrangers qui reste à 10. Subtilité nouvelle du règlement toutefois : les doubles nationaux doivent être sélectionnables en équipe nationale pour que leur citoyenneté soit comptabilisée. L'international italien Peter Hochkofler se retrouve ainsi subitement étranger à Salzbourg, son lieu de résidence depuis 2009, alors même qu'il a rempli ses obligations militaires en Autriche et qu'il ne passe que deux mois par an à Bolzano (où vit sa famille). Il a annoncé qu'il se défendrait devant la justice mais pour l'instant la règle n'a pas été remise en cause par les tribunaux.

L'ICE HL a donc réussi toutes ses négociations estivales, y compris en faisant signer une clause d'exonération de responsabilité de la ligue - comme elle existe dans d'autres sports - sur toute conséquence liée au Covid-19. Le syndicat "Union" était pourtant vent debout, et 70% des joueurs étaient opposés à la clause. Mais à peine 4h15 avant le début de la première journée, la ligue a annoncé que la dernière résistance avait été levée puisque les dernières équipes (Linz, Vienne et Villach) avaient pu déclarer leurs effectifs (sauf certains joueurs irréductibles). Les joueurs étaient loin d'être unis sur ce sujet puisque Thomas Raffl (en photo), le capitaine de Salzbourg, a déclaré que l'action du syndicat arrivait à un moment inopportun, que la confiance avaut été mutuelle dans son club et qu'il était content de ne pas avoir été mis sous pression.

La ligue se préparait donc à une saison idéale pour elle, à 14 clubs. Cette taille rêvée permet l'abandon du championnat en deux phases et l'adoption de la formule plus lisible de la DEL avec six qualifiés directs en quart de finale et des préplayoffs entre la septième et la dixième place. Mais c'était avant un horrible mois de novembre. Il y eut d'abord les deux décès tragiques qui conduisirent les Bratislava Capitals à se retirer (voir en fin d'article). Dans les 248 pages du règlement de la compétition, ce cas n'était pas traité ! La disqualification était prévue, pas le retrait volontaire d'un club en cours de route. Comme les clubs qui avaient battu Bratislava refusaient de perdre ce bénéfice, l'ICE HL a décidé de conserver les résultats et donc d'établir le classement à la moyenne de points par match puisque les clubs ne pourraient pas jouer le même nombre de rencontres. Réaction : l'agence de presse autrichienne (APA) - dont les dépêches sont reprises par la plupart des médias - a annoncé qu'elle ne publierait plus le classement, peu clair et qui ne rentre plus dans le format usuel.

À l'heure actuelle, il faut déjà espérer que le calendrier aille à son terme pour les 13 autres clubs. L'Autriche, en dessous de la moyenne européenne de vaccination (qu'elle rendra finalement obligatoire à partir de février), a été un des pays les plus durement frappés par la nouvelle vague de coronavirus. Pour la faire redescendre - ce qui est heureusement le cas - elle a décrété un confinement de trois semaines jusqu'à mi-décembre, impliquant le huis clos pour toute manifestation sportive. Les clubs espèrent le retour du public pour la périodes des fêtes, traditionnellement bonne pour la billetterie, mais il n'est pas sûr que ce cadeau figure dans la hotte du Père Noël...

Accès direct à la présentation de chaque club : Klagenfurt, Salzbourg, Olimpija Ljubljana, Villach, Fehérvár AV19, Vienne, Bolzano, Znojmo, Innsbruck, Graz, Linz, Dornbirn, Val Pusteria, Bratislava Capitals.

 

Quelle belle année 2021 pour Klagenfurt. Non content d'avoir porté à 32 son record de titres de champion d'Autriche, le KAC a aussi annoncé la modernisation de sa patinoire : il s'agit notamment d'une rénovation thermique, mais elle portera aussi le nombre de places utilisables pour le hockey (avec une visibilité suffisante sur la glace) de 4200 à 4700. Particularité du projet : alors qu'il s'agit d'un bâtiment public, les travaux de 8,69 millions d'euros seront financés pour moitié par la mécène de 80 ans Heidi Goess-Horten. La veuve, dont la fortune est estimée entre 2 et 3 milliards, a obtenu en retour que la patinoire porte à l'avenir son nom.

La milliardaire contribue à faire de Klagenfurt un environnement très confortable et agréable pour un hockeyeur. les joueurs du KAC sont d'ailleurs souvent membres du prestigieux club de golf de Dellach, lui aussi présidé par la milliardaire. En plus des nombreux cadres locaux, les étrangers s'installent eux aussi à long terme. Nick Petersen (en photo) avait signé en Autriche plutôt qu'en KHL, pour la stabilité avec un contrat de trois ans. Le voici qui rempile pour une quatrième saison, sans sa fille de 9 ans : celle-ci, qui parle déjà allemand et anglais, passera l'année scolaire au Québec pour apprendre le français. Petersen est lui-même Québécois anglophone, originaire de la grande banlieue d'Ottawa. Malheureusement, ce joueur-clé s'est sérieusement blessé fin octobre. Il laisse un vide sur la première ligne avec le meneur de jeu slovène Rok Tičar et Manuel Ganahl, et aussi en supériorité numérique où il occupe un poste-clé dans le cercle gauche.

Mais contrairement à d'autres clubs qui recrutent à tour de bras, Klagenfurt ne se précipite pas pour recruter. L'effectif compte zéro nouveau joueur ! Il y avait pourtant un poste ouvert, celui de défenseur offensif. L'international slovène Blaz Gregorc était reparti à l'intersaison, et comme David Fischer n'était toujours pas en état de rejouer un an après son opération au genou (l'Américain s'est reconverti en assistant-coach de la réserve), le KAC a fait appel le 1er septembre à un international danois. Mais "Phillip Bruggisser n'a pas pu s'intégrer en quelque forme que ce soit dans notre système de jeu pendant les six semaines passées", dixit le coach Petri Martikainen. Il est donc retourné en DEL.

Pas évident de se faire une place dans un groupe aussi bien formé que le KAC. Peut-être faudra-t-il quand même une recrue pendant les Jeux olympiques, lorsque Sebastian Dahm - meilleur gardien du championnat qui joue presque tous les matches après le départ estival de sa doublure Madlener - devra rejoindre l'équipe du Danemark.

 

Pour la troisième saison du jeune entraîneur de 35 ans Matt McIlvane, l'objectif semble clair : si Salzbourg a oscillé ces dernières années entre la formation des jeunes et les renforts de haut niveau, les ambitions de titre ont clairement été affichées par les transferts très agressifs des meilleurs joueurs viennois (Ty Loney, Benjamin Nissner et Ali Wukovits). Pour rendre encore plus jaloux les amateurs de hockey de la capitale, le Red Bull a même fait revenir chez lui le MVP de la saison 2018/19 avec les Capitals, Peter Schneider, qui a entre-temps affirmé ses qualités de pur buteur - et ses carences défensives - en Suisse puis en République tchèque.

Le passeur Jan-Mikael Järvinen - ancien double champion de Finlande avec Tappara - ne manque donc pas de finisseurs à qui servir des palets. Et pourtant, dans cette équipe très bien dotée offensivement, le meilleur buteur/passeur/marqueur, c'est - de loin - la recrue-phare des lignes arrières, T.J. Brennan. Deux fois meilleur défenseur d'AHL en 2013/14 et 2015/16, également auteur de 13 points en 53 matches de NHL, cet Américain a toujors disposé de toutes les qualités pour réussir - dont un tir du poignet ravageur - mais il a vu sa carrière plafonner par sa condition physique. Il a par moments dépassé les 100 kilos (pour 1m85) mais il a aujourd'hui retrouvé un corps plus athlétique à 92 kg. Il est ainsi capable de patiner assez vite dans les deux sens du jeu et fait aussi son travail dans sa zone en plus de son impact offensif. En pleine firme, il a bien dirigé son temps de jeu plus élevé que prévu à cause des absences.

Salzbourg a en effet vécu un début de championnat compliqué avec jusqu'à 10 malades du Covid-19. Les jeunes de l'académie l'ont alors sauvé et il a même été le plus solide des favoris ! La blessure du gardien de 37 ans Jean-Philippe Lamoureux a même été gérée : le jeune Nicolas Wieser (24 ans) a très tôt qualifié l'équipe lors de la phase de poules de CHL et a laissé le temps au club de recruter - fin septembre - le portier finlandais Atte Tolvanen, très bon derrière un effectif parfois décimé. Une fois au complet, Salzbourg doit normalement être le concurrent numéro 1 du KAC pour le titre.

 

Mais cet automne, ce ne sont pas ces deux clubs alimentés par de richissimes mécènes qui tiennent le haut du pavé. C'est une équipe que personne n'attendait. L'Olimpija Ljubljana avait quitté la ligue en faillite en finissant la saison 2016/17 sous perfusion. Son cas inspirait donc une certaine méfiance mais il a quand même été admis - de peu - en considérant qu'il s'agit d'un nouveau club avec une autre direction. Il faut dire le président actuel est Miha Butara, le vice-directeur de la compagnie slovène des chemins de fer : cela apporte une certaine garantie de sécurité financière. Sous sa conduite, l'Olimpija a remporté l'Alps Hockey League deux ans de suite et méritait donc sans discussion d'accéder au niveau supérieur.

Si l'Olimpija roule sur de bons rails, il ne roule pas sur l'or pour autant. Il n'a clairement pas les moyens de ses concurrents pour recruter. Il a battu le rappel des joueurs slovènes, mais pas des meilleurs d'entre eux, ceux qui évoluent par exemple en DEL : le duo offensif Gregor Koblar - Luka Kalan jouait à Oswiecim en Pologne et le défenseur Kristjan Čepon à Nice. Autant de joueurs pas du tout au niveau selon beaucoup d'observateurs autrichiens, qui pensaient que cet effectif serait bon dernier, peut-être même largué. Tout au contraire, il est solidement premier du classement. Guillaume Leclerc, qui a inscrit zéro point sur ses douze derniers matches en équipe de France, est carrément le meilleur marqueur de l'ICE HL en exprimant totalement ses qualités techniques dans un championnat réputé physique. Mais c'est toute l'équipe qui fonctionne. Les joueurs slovènes savent tous bien manier le palet, et comme tout le monde joue dans les unités spéciales, les quatre lignes de Ljubljana patinent fort avec un temps de jeu très bien réparti. Le gardien Žan Us - dont la seule expérience à l'étranger était une pige de trois matches à Épinal avant le dépôt de bilan du club vosgien - est aussi une très bonne surprise et a totalement éclipsé son concurrent finlandais. Le hockey sur glace - en déclin médiatique ces derniers temps - est donc revenu sur le devant de la scène dans la capitale de la Slovénie !

Cette très bonne utilisation de ce groupe, c'est bien sûr le mérite de Mitja Šivic. Après avoir commencé sa carrière d'entraîneur à Lyon (qui avait choisi de ne pas le prolonger juste avant de se faire exclure de la Ligue Magnus pour raisons financières...), il a passé deux ans à Jesenice, qu'il a conduit au titre de champion de Slovénie contre l'Olimpija au printemps dernier. Šivic et cinq joueurs ont quitté Jesenice - où l'on vit très mal cette évolution - pour cette nouvelle aventure à Ljubljana. Leur capacité d'adaptation épate. Le lève-tôt Šivic se réveille maintenant avant 5 heures du matin et continue de se rendre à l'entraînement en vélo même si c'est plus loin (1h15 de route). Son plus grand défi a été de reconvertir une équipe qui dominait son championnat et était peu occupée à défendre : il a beaucoup travaillé le jeu sans palet et en infériorité numérique pour combler cette faiblesse.

Šivic arrive à gérer cette équipe qui dépasse toutes les attentes, y compris les siennes. Il a expliqué à Siol : "Je mentirais si je disais que je pensais au début de saison que nous en serions là où nous en sommes. Je ne veux pas d'euphorie, notre but reste le même, progresser de match en match, mais je crois que notre culture peut nous conduire loin. [...] Je savais qu'on valait mieux que ce que la grande majorité des gens pensaient. Je savais que Guillaume [Leclerc] était un joueur fantastique, même si l'on me disait 'qu'as-tu amené' quand il est arrivé. Je savais qu'il était bon, mais qu'il devienne le meilleur marqueur de la ligue, je ne le savais pas."

La réussite de l'Olimpija a aussi été citée en exemple par le sélectionneur national de... l'Autriche, Roger Bader, qui aimerait qu'ils servent de modèle aux clubs autrichiens plus conservateurs et frileux à promouvoir des joueurs locaux : "Qui est premier ? Ljubljana ! Ils jouent avec de deux à quatre étrangers, tous les autres sont des Slovènes qui évoluaient l'an passé en Alps Hockey League."

 

Arrivé en février 2020 à la place de Jyrki Aho (qui a maintenant retrouvé un poste d'entraîneur à Grenoble), Rob Daum s'est installé aux commandes de Villach puisque son contrat a encore été prolongé d'une saison supplémentaire (plus une option sur 2022/23) en novembre. C'est en soi une gageure dans un club aux dirigeants réputés inconstants.

Pour la première fois lors de ses deux passages comme coach du VSV, Daum a pu construire l'équipe dans sa totalité. C'est un effectif de belle qualité, qui a même fait lever quelques sourcils car on ne savait pas Villach doté de tels moyens financiers. Tous les étrangers sont bien connus dans la ligue et les vétérans venus de Salzbourg ou de Vienne n'ont pas l'habitude de gagner des clopinettes. Ils s'ajoutent au meilleur marqueur de l'équipe toujours présent, Scott Kosmachuk, dont les qualités de buteur éclipsent les déficiences dans le jeu sans palet.

Le VSV s'est renforcé qualitativement mais aussi quantitativemment. La blessure de longue durée de Rick Schofield a même été doublement compensée au poste de centre, avec l'attaquant défensif Travis Oleksuk puis avec l'opportunité de faire revenir l'international formé au club Alexander Rauchenwald, qui a tenté une première expérience infructueuse à l'étranger à 28 ans après deux titres de champion à Salzbourg (il a été écarté de Västerås au deuxième niveau suédois après neuf matches anonymes en quatrième ligne). Daum dispose aussi d'attaquants autrichiens capables de prendre des rôles défensifs spécialisés y compris en infériorité numérique (comme Felix Maxa).

À suivre, Alexander Schmidt (21 ans) constitue un - rare - espoir au poste de gardien pour l'Autriche et a fini titulaire lors des derniers play-offs. Il est toutefois revenu dans le rôle de doublure derrière l'international italien Andreas Bernard.

 

La cinquième place de la saison dernière paraissait une bonne performance pour Fehérvár, la limite haute pour un club qui n'a jamais atteint les demi-finales en quatorze ans de la ligue. Mais plus encore que l'élimination rapide en demi-finale, c'est la défaite en Coupe de Hongrie qui a coûté son poste à l'entraîneur Antti Karhula car la prédominance nationale est essentielle pour le prestige du club. Kevin Constantine a été engagé à 62 ans et l'Américain a réussi à mettre en place son système précis, avec beaucoup d'analyse vidéo et de réunions individuelles pour conseiller chaque joueur.

Le collectif est rodé et il est aussi assez large. Le temps où les Hongrois tournaient à trois lignes appartient à un lontain passé. Ils ont aujourd'hui une belle profondeur de banc à tous les postes. Ils disposent ainsi de huit défenseurs avec une expérience dans la ligue, dont un espoir de 20 ans déjà international, Milan Horvath. Les lignes arrières ont assez de qualité de relance pour ne pas s'être ressenties de la longue absence sur blessure de Bence Stipsicz.

Les lignes offensives, qui ont vu revenir Bálint Magosi 7 ans après sa disparition (1 saison à Briançon puis 6 à Miskolc), ont assez de densité pour que le vétéran naturalisé Andrew Sarauer soit chargé de mener le quatrième bloc. Cela a permis de digérer les absences momentanées de János Hári ou d'István Bartalis, qui mènent chacun en temps normal une des deux unités de powerplay, ou du puissant alier de 25 ans István Terbócs, international qui avait fait toute sa carrière jusqu'ici dans son club formateur du MAC Budapest et qui le quitte pour la première fois.

Le duo de gardiens paraît équilibré entre Daniel Kornakker et Rasmus Tirronen, mais l'un d'eux prendra-t-il les commandes en play-offs puis dans la coupe nationale ? Il le faudra pour ne pas revivre la désillusion de la fin de saison dernière.

 

Le manager des Vienna Capitals, Franz Kalla, avait décrit en mai 2021 un "comportement destructeur" de Salzbourg qui lui avait pris son meilleur marqueur Ty Loney mais surtout les jeunes joueurs formés au club Ali Wukovits et Benjamin Nissner, ce qui cassait la nouvelle philosophie du club. Il n'avait encore rien vu car l'équipe a volé en éclats. Les Capitals ont même perdu leur entraîneur depuis trois ans, Dave Cameron, fin juillet, en pleine préparation. Il a en effet été contacté pour prendre les rênes de l'équipe nationale junior du Canada, un poste très prestigieux. Cameron a évoqué la décision la plus difficile de sa carrière mais le président viennois Hans Schmid l'a soutienu en se disant fier que le Canada ait recruté son entraîneur des moins de 20 ans dans son club. Le successeur arrive en sens inverse de la fédération canadienne : Dave Barr a conduit le Canada à la victoire au Mondial U18 en avril !

Au total, Vienne a perdu son coach plus 14 joueurs à l'intersaison, parfois de son fait. La figure du club Rafael Rotter, qui dit "se sentir toujours viennois de cœur", a refusé une offre qui frisait "l'insolence" selon lui pour un joueur fidèle pendant 13 ans (dont une comme MVP en 2017/18), mais Kalla considérait qu'il avait perdu de la valeur à cause de blessures à répétition. Pour autant, l'identité du club n'a pas été totalement perdue : l'effectif comprend toujours 12 Viennois, dont 9 formés chez les Capitals. L'équipe-réserve a aussi été reformée après sa dissolution par mesure d'économie la saison dernière. Cette réserve inclut un gardien suédois (Stefan Steen), ce qui s'est avéré très utile quand David Kickert - qui forme un duo de gardiens internationaux avec Bernhard Starkbaum - s'est blessé.

Les départs ont continué même au moment où le championnat s'apprêtait à débuter. Cliff Pu a filé en KHL à Kunlun parce qu'il voyait une opportunité de jouer les JO avec la Chine, et on l'a laissé partir contre une belle indemnité de tranfert de plus de 100 000 euros. C'est ensuite Shawn Lalonde qui a été viré parce qu'il refusait de signer la clause "Covid" (il a retrouvé du travail un mois plus tard en Finlande). Pour compenser ses pertes imprévues qui ne cessaient de se multiplier, Vienne annonçait pour ainsi une recrue par semaine et a logiquement tardé à former son équipe. Après cet été très mouvementé, l'espoir demeure de revenir fort en fin de saison. On aurait tort de sous-estimer ces Capitals qui ont une défense très forte et physique, même si elle manque peut-être de qualités techniques pour soutenir l'offensive.

 

Le vice-champion Bolzano s'est vu infliger un handicap supplémentaire avec la nouvelle règle sur les doubles nationaux, voulue notamment par Vienne et Graz : les hockeyeurs doivent avoir passé 480 jours dans leur nouveau pays pour être considérés sélectionnables, et ce temps est comptabilisé au début de la saison. Le HCB a donc dû revoir la planification de son effectif, mais il a quand même trouvé un Italo-Canadien pas cher, Joseph Mizzi, qui a déjà passé temps suffisant en Italie (à Asiago) et peut amener un peu de densité pour la troisième ou quatrième ligne.

Bolzano a gardé tous ses centres : Brett Findlay (ayant un profil plus buteur), Daniel Catenacci et le capitaine Anton Bernard (tous deux très précieux aux mises au jeu), Domenic Alberga (néo-international car il a passé ses deux années réglementaires en Italie) et le plus jeune Simon Pitschieler. Sur les autres postes, toutefois, les Italiens ont perdu en profondeur. Quand Ivan Tauferer s'est blessé en début de saison, la défense a tenu deux mois à six hommes, emmenée par Matthew Maione, connu à Riga et en KHL pour ses qualités de chanteur et guitariste rock mais aussi d'origine mi-italienne mi-grecque. La déception vient du gardien Kevin Boyle, qui alléchait les supporters par son CV (91,3% d'arrêts en cinq saisons d'AHL et même 92,8% pendant ses cinq parties en NHL avec Anaheim) mais qui peine à faire oublier son prédécesseur Leland Irving, d'autant qu'il joue à l'économie et n'est pas aussi actif qu'un Irving. Il n'est en fin de compte pas meilleur que le gardien-surprise de l'Italie derniers Mondiaux, Justin Fazio.

Les changements de l'intersaison n'ont donc pas vraiment fonctionné, et en particulier celui du coach. Le président Dieter Knoll ne voulait pas répondre aux exigences financières de Greg Ireland et a donc forcé celui-ci à partir (sans qu'il abandonne son poste de sélectionneur de l'Italie pour autant). L'entraîneur Doug Mason, âgé de 66 ans, était moins cher... mais cela n'est vrai que si son contrat va à son terme. Or, Bolzano - figurant à une décevante huitième place - a conclu le mois de novembre en licenciant Mason et va devoir se payer un autre coach.

 

Le retour de Znojmo dans le championnat tchèque n'aura duré que cinq matches : la 2. Liga (troisième division) a en effet été arrêtée par le gouvernement tchèque comme tous les championnats amateurs. Constatant qu'il n'y avait pas plus de visibilité dans son pays que dans une compétition transnationale, le président Pavel Ohera a donc décidé de retourner dans la ligue autrichienne où il a été accueilli à bras ouverts.

Le plan alors annoncé par Ohera était de ne recruter que 2 ou 3 étrangers, mais de très bonne qualité. De la promesse à la réalité, Znojmo compte en fait 7 ou 8 étrangers (selon que l'on compte comme tel un "cousin" slovaque). Surtout, le club tchèque a auss embauché un coach étranger à la trêve de novembre, et pas n'importe lequel, l'ex-sélectionneur du Bélarus, de la Slovaquie et de la Suisse, Glen Hanlon. Un changement d'entraîneur qui peut surprendre de la part d'une équipe correctement classée.

Il faut replacer cette nomination dans son contexte pour la comprendre. Si Znojmo était dirigé par Jiří Beroun et Tomáš Jakeš, c'est que ces deux anciens joueurs sans grande expérience sur le banc avaient pris la succession de Miroslav Fryčer après son décès soudain. Beroun repasse donc simple adjoint de Hanlon, qui a bien plus de métier. L'équipe tchèque pratiquait de fait un hockey très ouvert et très peu tactique... mais c'est aussi ce qui convenait à ses joueurs. Le meilleur marqueur Anthony Luciani n'aime rien tant que partir très tôt à l'offensive pour recevoir de longues passes en transition. Les recadrages défensifs de Hanlon le laissent assez froid. Ce choc culturel en cours de saison n'est-il donc pas un risque ?

 

Entre ceux dont on ne voulait plus et ceux attirés par de plus grands championnats (le duo Ciampini/Christoffer, deuxième et quatrième marqueur de la ligue), Innsbruck n'a pu conserver que deux étrangers, le gardien américain Tom McCollum et le défenseur tchèque Jan Lattner. Or, le niveau des hockeyeurs tyroliens restant limité, tout tient normalement sur les renforts. Lorsque Daniel Jakubitzka - revenu dans sa ville natale cet été - s'est blessé, le HCI s'est même trouvé à tourner à 5 défenseurs, tous étrangers, parmi lesquels l'ex-Bordelais Simon Bourque laisse une bonne impression avec le palet.

On ne donnait donc aucune chance à ce club d'accéder aux play-offs, comme l'Olimpija. Et pourtant, le recrutement a été réussi. Pour sa première saison européenne, Michael Hunterbrinker tourne à plus d'un point par match grâce à sa vitesse. Mieux encore, Innsbruck a enfin un joueur autrichien de premier plan. Villach avait laissé partir Martin Ulmer malgré un contrat en cours parce que ce joueur à vocation offensive ne produisait pas : il a signé pour deux ans pour devenir le leader de l'équipe. La meilleure surprise est encore Nico Feldner : formé au club avant rejoindre l'académie de Salzbourg, il a connu là-bas une dernière saison catastrophique sur le plan statistique (0 but, 3 assists et une fiche horrible de -18 dans une équipe de haut de tableau !) mais il se révèle cette saison efficace dans les deux sens de la glace : il a en fait un bon tir du poignet et est solide physiquement.

Innsbruck yodlait donc fièrement à des altitudes jusque là inconnues - une troisième position au classement - quand le coronavirus a frappé 15 joueurs plus l'entraîneur Mitch O'Keefe mi-novembre. Celui-ci a signé une prolongation de deux ans pendant sa quarantaine, mais le plus dur est à venir : reprendre la saison et rattraper les matches en retard après avoir perdu le rythme pendant plus de deux semaines et avec un effectif assez mince. Le top-6 sera sans doute trop ardu et la qualification en préplayoffs n'est pas encore acquise.

 

Doug Mason était resté environ quatre ans à Graz, une performance dans un club où les entraîneurs ne font pas long feu. Mais il a finalement été viré en fin de saison dernière pour être remplacé par Jens Gustafsson. Celui-ci est resté même s'il n'a pu éviter que l'équipe finisse à la dernière place. L'équipe a en revanche été modifiée, puisqu'un seul des étrangers de l'an passé est resté, Ken Ograjenšek. C'est l'international slovène qui est devenu le meilleur marqueur de l'équipe, mais ce n'est pas ce qui était prévu.

Le recrutement devait en effet renforcer l'influence suédoise. Graz a fait banco sur deux joueurs venus de SHL. Le champion du monde 2013 Simon Hjalmarsson, écarté de Frölunda après une seconde moitié de saison "désastreuse" (selon ses propres mots), a rejoint Graz parce que Jens Gustafsson était son entraîneur en juniors. Il est arrivé avec le vétéran canadien de 35 ans Andrew Gordon, ancien double champion AHL qui vient de passer six ans à Linköping. Ce duo qui devait porter l'offensive a tenu la présaison a été rapidement séparé et ne joue plus ensemble. Hjalmarsson joue correctement mais ce n'est pas un joueur apte à faire la différence tout seul. Il a l'habitude de le faire au sein d'un collectif mais se retrouve dans une ligue où le jeu de passes moins subtil et rapide qu'en SHL.

Graz a toujours beaucoup misé sur les étrangers et il faut que les Suédois soient performants pour que cette saison ne s'ajoute pas à une longue liste des déceptions de l'histoire du club. C'est le cas du défenseur offensif Carl Ackered, qui tournaient à un point par match en Grande-Bretagne et en Slovaquie mais que ne doit pas oublier de défendre. Et c'est encore plus le cas du gardien Niklas Lundström : engagé pour deux mois le 11 octobre après la blessure aux cervicales d'Anthony Peters, le portier scandinave joue aussi son avenir contractuel.

 

Après une saison très turbulente, les Black Wings de Linz ont fait face au printemps à une pétition d'origine anonyme qui demandait la démission du président Peter Freunschlag et du manager Gregor Baumgartner. La menace d'un club local concurrent restait forte et la présidente de l'EHV Linz - l'entrepreneuse Kristine Egger - annonçait vouloir retenter une candidature. Mais quand son sponsor - la Linz AG - a décidé de ne plus investir dans le hockey avec qui que ce soit parce qu'elle ne voyait "aucune possibilité d'un bénéfice d'image" dans un contexte de guerre entre les deux clubs, l'EHV Linz a retiré sa candidature.

Le président controversé Peter Freunschlag s'est retiré en fin de saison pour laisser sa place à son vice-président Peter Nader : son départ a apaisé la situation. Les Black Wings ont officiellement repris le mot "Linz" dans leur nom après ce changement de dirigeants. Un retour à la normale semblait possible. Arrivé en fin de saison dernière, l'entraîneur Dan Ceman était prolongé, en sachant qu'il serait interdit de finir encore hors des play-offs. L'effectif qu'il a bâti avec le manager Baumgartner était pronostiqué en milieu de tableau.

Et pourtant, le début de saison a de nouveau été catastrophique. Ceman avait défendu le choix de ne pas recruter de vrai centre créateur - parce qu'il valait mieux avoir un profil plus sûr entre les ailiers très offensifs Dragan Umicevic et Brian Lebler - mais cela s'est retourné contre lui. Linz ne s'est pas trouvé de nouveaux leaders en attaque, et la recrue-phare Rafael Rotter reste un joueur combatif mais souvent indiscipliné. La blessure au genou de la recrue estivale Kai Kantola a sans doute coûté très cher car cet ailier puissant devait amener de l'impact dans le slot. Le soutien offensif n'est pas venu non plus de la défense, au sein de laquelle Maxim Lamarche (ex-Rouen) est affaibli par une mononucléose.

Ceman a donc été licencié et remplacé trois semaines plus tard - après des négociations difficiles - par un coach réputé brutal, Raimo Summanen. Au même moment qu'il engageait le nouvel entraîneur, Baumgartner a aussi viré Umicevic pour le remplacer par Colin Smith. Une décision audacieuse car Umicevic porte l'attaque du club depuis trois ans et demi en fournissant Lebler en palets. Le manager a donc cassé la première ligne qui était la seule à fonctionner. S'il se plante encore, il risque de subir le même sort que l'ex-président car sa réputation est tout aussi écornée à Linz.

 

Pendant des années, Dornbirn a essayé de se bâtir patiemment un contingent de joueurs autrichiens, ce qui est le plus difficile pour un "petit club". Il n'y a pas eu besoin que Feldkirch (le club-phare historique du Voralberg) arrive pour que ces effort soient anéantis. Cinq Autrichiens sont partis à l'intersaison, dont deux piliers offensifs, Emil Romig et Daniel Woger.

Dornbirn a réagi en tentant un pari courageux et utile pour le pays : faire confiance à deux gardiens potentiels pour l'équipe nationale, David Madlener - qui avait débuté en championnat avec ce club avant de partir au KAC où il était numéro 2 - et Lukas Herzog - qui sort d'une saison blanche pour une opération de la hanche. L'idée est de pouvoir utiliser les 10 places d'étrangers sur les autres postes. Il y en a 5 en défense, plus l'ancien premier tour de draft NHL naturalisé autrichien Tyler Cuma. Le meilleur de ces arrières n'est pas le plus prestigieux, c'est jusqu'ici Davis Vandane, qui brillait comme défenseur offensif en Slovaquie et au Danemark et qui tient aussi l'intensité physique supérieure en Autriche même si on le disait nonchalant.

Mais si Dornbirn est bien organisé - une constante chez les équipes entraînées par Kai Suikkanen, aucun des étrangers n'est dominant comme l'était le duo Rapuzzi-Yogan (parti au Slovan Bratislava). Vladimir Ruzicka junior, fils à papa que certains jugent prompt à la facilité, n'est pas le meneur de jeu espéré. Le trio le plus régulier, c'est finalement celui des trois seuls cadres autrichiens à être restés fidèles à l'intersaison : Kevin Macierzynski, Stefan Häussle et Simeon Schwinger.

 

Le Val Pusteria (Pustertal en allemand) est une vallée qui se prolonge en Autriche et qui est donc naturellement orientée dans cette direction. Le hockey sur glace y est un sport traditionnel dans les villages. L'unique ville Brunico ne comprend que 16 500 habitants mais le ferveur n'a cessé d'y monter autour du club. L'ancien Rienzstadion était devenu trop petit (capacité de 2 050 spectateurs) et il a été remplacé pour la rentrée par l'Intercable Arena de 3 100 places dont 1 650 assisses. Sa construction a surmonté des dommages dus aux fortes chutes de neige de fin 2019 (celles qui avaient détruit la patinoire de Vipiteno dans une autre vallée du Haut-Adige) puis la pandémie. L'aboutissement de ce projet a permis au HC Pustertal d'être accepté en ICE HL. Il revait d'en être le second club italien, notamment pour revivre des derbys du Tyrol du Sud contre Bolzano.

L'inexpérience était le handicap majeur dans ce nouveau championnat. En plus des cadres conservés de l'équipe d'AlpsHL, on a ajouté des étrangers qui ne connaissaient généralement pas la ligue autrichienne. L'exception est l'Italo-Canadien Anthony Bardaro (venu de Bolzano) qui a formé un bon duo avec l'ex-international suédois Johan Harju. Val Pusteria dispose aussi de Tomas Sholl, un solide gardien américain qui couvre bien les angles, et deux défenseurs mobiles, l'international danois Emil Kristensen et le meilleur marqueur des défenseurs du championnat danois Shane Hanna. Mais une bonne ligne, ça ne suffit pas pour être performant à ce niveau ! Les autres recrues sont en difficulté, et Brad Morrison (une blessure handicapante à la main et zéro point en sept matches) a été remplacé par Greg Carey, un joueur qui tire dans toutes les positions et qui avait gagné le concours du lancer le plus puissant au All-Star Game d'AHL, mais qui reste sur une saison blanche.

La faiblesse de l'attaque a fini par avoir raison de l'entraîneur depuis la saison passée, Luciano Basile, victime d'une série de 10 défaites consécutives. Le club a dit ne pas avoir cédé à la pression des forums - où les supporters se montraient très critiques - et a remercié Basile "pour le travail, l'identification avec la totalité du club et l'immense charge de travail des derniers mois." Son remplaçant est rien mois qu'une légende, le recordman mondial des sélections Raimo Helminen, l'homme aux six Jeux olympiques qui a conduit le TPS en finale de Liiga au printemps. L'objectif ici est plus modeste : essayer d'accrocher les pré-playoffs avec une équipe débutante.

 

Les Bratislava Capitals avaient réussi leur première saison en ICE HL en accédant aux quarts de finale. Ils paraissaient capable de le refaire, puisqu'ils figuraient en milieu de tableau avec un effectif assez homogène. Elle jouait toujours devant une faible affluence de 786 spectateurs de moyenne dans une patinoire de 10 000 places, au point de renoncer à "l'avantage de la glace" sur certaines rencontres, mais le vice-président et directeur général Dušan Pašek avait négocié avec la chaîne JOJ Šport pour que ses matches soient retransmis à la télévision dans toute la Slovaquie : "Nous sommes les Bratislava Capitals, mais nous ne sommes en en compétition avec aucun club slovaque. C'est pourquoi nous voulons être un représentant de toute la Slovaquie."

Ce projet est devenu vain après un double drame tragique. Fin octobre, Boris Sádecký, un ancien international junior slovaque de 24 ans, a fait un arrêt cardiaque en plein match. Malgré une communication rassurante du club, il est mort cinq jours plus tard à l'hôpital. Le lendemain de ce décès, Dušan Pašek s'est donné la mort. Une triste nouvelle qui ranimait des souvenirs terrible pour toute la Slovaquie, car son père Dušan Pašek senior s'était déjà suicidé en mars 1998 alors qu'il était président de la fédération. On a ensuite appris que Pašek junior avait laissé une lettre : il ressentait de la culpabilité après la mort de Sádecký parce qu'il n'avait pas réagi en apprenant en début de saison que ce joueur ne se sentait pas bien.

Les Capitals n'ont pas repris leur saison après la trêve internationale. Le 14 novembre, le président du club Ivo Ďurkovič s'est entraîné symboliquement avec les joueurs sur la glace pour leur dire adieu. Il ne voyait plus aucune raison de continuer cette saison, lui que Pašek était allé chercher pour le rejoindre dans ce projet de nouveau club. Ils n'excluent pas un retour à l'avenir, si la ligue est d'accord. Presque tous les joueurs ont rapidement retrouvé un nouvel employeur, ce qui est évidemment plus difficile en plein milieu d'une saison pour l'entraîneur Peter Draisaitl.

 

Marc Branchu

 

 

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