France - Norvège (le 1er septembre 2000 à Rouen)

 

Match amical.

Pour ce deuxième match, Heikke Leime a laissé au repos les Amiénois Mille, Dubois et Dewolf. Les remplaçants utilisés seront Solaux et Fougère. Le début de rencontre part fort et déjà Mats Trygg (Färjestad) est sanctionné par l'arbitre. Néanmoins, les Français ne peuvent se montrer dangereux sur cet avantage numérique Les débats sont équilibrés et offensifs chacun y va de son opportunité. Dans ces conditions les défenses se musclent et c'est au tour des Français de se faire siffler par l'officiel. Les Norvégiens en profiteront pour ouvrir le score par Marius Trygg (0-1 à 4'04). Ce but ne rompra pas le rythme des tricolores car Sébastien Roger trouvera le poteau (6'19). Ensuite, on allait assister à une avalanche de pénalités successives données par un arbitre extrêmement pointilleux. Pendant plus de sept minutes les équipes ne jouèrent plus au complet. Les Français devaient jouer pendant 5'25 consécutives en infériorité dont quelques dizaines de secondes à trois contre cinq. Mais ce sont les bleus qui allaient tirer le bénéfice de leurs pénalités ! En effet, Sébastien Roger logeait le palet dans le filet sur un deux contre un avec Julien Pihant (1-1 à 12'22). Les circonstances de cette égalisation mirent l'équipe de France sur de bons rails pour cette fin de période, ce qui lui permettait de prendre l'avantage en breakaway par l'intermédiaire de Julian Marcos (2-1 à 15'15). Ensuite, le jeu se fit plus équilibré sans perdre, au contraire, de son esprit offensif puisqu'il y aura encore deux bonnes chances de part et d'autre de tromper les gardiens adverses.

Malheureusement cela ne durera pas. Les joueurs français revenaient avec un esprit défensif et ils se laissaient endormir par un faux rythme norvégien qui permit une égalisation apportée par l'excellent Tore Vikingstad (Leksand, Suède) assez tôt dans ce tiers (2-2 à 24'32). Tout était à refaire. Les coéquipiers de Denis Perez se montraient dangereux sur un jeu de puissance. Toutefois, sur un deux contre un norvégien, les visiteurs prenaient l'avantage avec beaucoup de réussite puisque la passe de Anders Fredriksen (Tingsryd) devait glisser sous le dernier défenseur allongé de tout son long, qui déviait la rondelle vers le but passant sous les bottes de Fabrice Lhenry surpris de cette trajectoire imprévisible (2-3 à 32'20). Les Français réagirent avec pugnacité mais ils se montraient imprécis dans le geste final. Ni l'essai de Julien Pihant (34'24), ni celui de Guillaume Besse (37'14) ne pouvait tromper la vigilance de Bjorge Josefsen (Oskarshamn). Les Bleus retournaient donc au vestiaire avec ce malchanceux désavantage.

Dès la reprise de l'ultime période, une bagarre éclatait entre Trond Magnussen (Färjestad, Suède) et Jean-Christophe Filippin. Le Français était expulsé alors que le Norvégien allait en prison (40'48) ?! Moins de quatre minutes plus tard, une nouvelle joute entre Geir Svendsberget (Storhamar) et Laurent Meunier. Cette fois le Norvégien était exclu alors que l'ex-Lyonnais se rendait sur le banc des pénalités (44'08) !? C'était un peu surréaliste car le jeu avait été plus correct qu'à Viry où il n'y avait pas eu d'échauffourées. Les Français, déconcentrés, allaient s'énerver et une nouvelle infériorité permettait aux Norvégiens de créer la cassure par l'intermédiaire de Trond Magnussen sur une double pénalité dont une était différée (2-4 à 45'27). Les dernières minutes de la rencontre étaient en faveur des joueurs de Heikke Leime et c'est fort logiquement que Benoît Bachelet trouvait les filets (3-4 à 49'02). Le public croyait dans cette équipe de France puisqu'il l'avait encouragé tout le long de la rencontre en faisant abstraction des rivalités entre les clubs élite. Si ce n'était pas Guillaume Besse qui égaliserait (52'39), ce serait peut-être Maurice Rozenthal (55'04). Sentant que l'égalisation était proche, le coach norvégien demandait un temps mort (55'04). C'était suffisant pour replacer ses joueurs, même si Julien Pihant sur l'ultime supériorité numérique de la partie se voyait créditer de la dernière opportunité française (57'23). L'explication de cette défaite tient surtout dans le trop grand nombre de pénalités subies qui ont désorganisé et fatigué l'équipe et dans un manque d'opportunisme flagrant. En effet, nous pouvons compter seize occasions à cinq contre cinq alors que les Norvégiens n'en compte que sept. Pourtant, ils remportent la partie.

Compte-rendu signé Thierry Frechon

Les interview d'après match, des photos ? http://www.7emedragon.com/

 

Patinoire de Rouen, le 1er septembre à 20 h.

France - Norvège 3-4 (2-1, 0-2, 1-1).

Pénalités : France 55', Norvège 39'.

Évolution du score :

0-1 à 4'04" : Marius Trygg (sup.num.) assisté de Nilsen.

1-1 à 12'22" : Roger (inf.num.) assisté de Pihant.

2-1 à 15'15" : Marcos assisté de M. Rozenthal.

2-2 à 24'37" : Vikingstad assisté de Andersen.

2-3 à 32'20" : Fredriksen assisté de Saether.

2-4 à 45'27" : Magnussen (sup.num.) assisté de M. Hansen.

3-4 à 49'02" : B. Bachelet

 

France :

Gardiens : Fabrice Lhenry et Patrick Rolland.

Défenseurs : Géraud Maréchal - Denis Perez ; Jean-Christophe Filippin - Benoît Pourtanel ; Allan Carriou - Baptiste Amar.

Attaquants : François Rozenthal - Maurice Rozenthal - Julian Marcos ; Yorick Treille - Laurent Meunier - Benoît Bachelet ; Julien Pihant - Sébastien Roger - Guillaume Besse.

Norvège :

Gardiens : Bjorge Josefsen et Vidar Wold.

Défenseurs : Mats Trygg - Mads Hansen ; René Hansen - Ketil Wold ; Jarle Naesset - Johnny Nilsen.

Attaquants : Lars Hakon Andersen - Tore Vikingstad - Trond Magnussen ; Joakim Saether - Anders Fredriksen - Marius Trygg ; Stig Vesterheim - Pal Johnsen - Geir Svendsberget .

 

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