Épinal

 

Localisation : Épinal, ville du nord-est de la France sur les bords de la Moselle, préfecture des Vosges. 35 000 habitants (environ). La ville est indissociable de son imagerie (fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin), à tel point qu'une expression courante de la langue française ("image d'Épinal") lui est consacrée, contribuant grandement à la renommée de la Cité des Images.

Nom du club : Image Club Épinal (fondé en tant que Sports de Glace d'Épinal, puis Association pour le Renouveau des Sports de Glace d'Épinal et Hockey Club Épinal jusqu'en 1992).

Surnom de l'équipe : les Gamyo, depuis l'arrivée du sponsor du même nom en 2015 (auparavant les Écureuils en 1989-90, les Renards en 1996-97, les Dauphins de 1997 àre 2015).

Fondation du club : 1969.

Couleurs : Orange et noir (vert et rouge jusqu'en 1997, bleu blanc et rouge jusqu'en 2009, bleu et rose jusqu'en 2015).

Palmarès :

- Finaliste de la Coupe de France 2007

- Quart de finaliste de Ligue Magnus en 2006 et 2009

- Champion de France de division 1 1981 et 2003

- Champion de France de division 2 1979

- Champion de France de division 3 1986

 

À n'en pas douter, le hockey fait partie du patrimoine d'Épinal. Une ville très sportive où seul le hockey sur glace évolue parmi l'élite. Un sport qui connut son essor au début des années 80, avant de renaître, à l'arrivée providentielle de Bob Gainey en 1989, et de s'installer durablement dans le paysage du hockey français.

Une histoire résumée en quelques lignes par Gilles Durand, témoin privilégié s'il en est. Dans les colonnes de L'Est Républicain, le défenseur emblématique, devenu arbitre reconnu, revenait sur trente ans de hockey dans la Cité des Images. "On était une bande de copains. On a gravi tous les échelons ensemble. Les meilleurs moments, ce sont bien sûr les années 70 et le début des années 80. Une belle époque. Épinal était un fief. Avec l'esprit de clocher. Il y avait les trois Canadiens mais tous les autres étaient Spinaliens. Le moment douloureux, ce fut le dépôt de bilan (1984). Notre avenir sportif s'est cassé la gueule. Il y a eu ensuite la remontée du club. Avec d'autres bons souvenirs, mais moins forts que les premiers."

La presse locale (Vosges-Matin, issu d'une récente fusion entre L'Est Républicain et La Liberté de l'Est) a de tous temps assuré une large couverture au même titre que les autres médias locaux, la chaîne de télévision locale Images + et la radio Magnum, devenue depuis deux ans le sponsor maillot principal. L'effervescence n'est d'ailleurs jamais très loin lorsque les résultats sont au rendez-vous.

L'ambiance surchauffée de Poissompré a fait la réputation du hockey spinalien. Sous la plume de Jean-Louis Dorboz en 1994, Hockey Magazine consacrait quelques lignes à ce patrimoine du hockey français. "Une cathédrale méconnue où le plus souvent l'adversaire grimace, trépasse, mais ne peut s'empêcher d'exprimer son admiration". Les "cannibales verts" de l'époque et les "deux heures trente de grand messe" rendent cette prose intemporelle.

Comme quoi, la rondelle n'a pas fini de faire parler d'elle dans la Cité des Images, véritable "place forte du hockey français" pour Patrick Partouche, grande figure des années 80.

 

Chapitre I - De l'étang gelé à la glace artificielle.

Chapitre II : Les "années folles"

Chapitre III : Première crise de croissance

Chapitre IV : Bob Gainey, un extraterrestre dans les Vosges

Chapitre V : Espoirs et... désespoirs

Chapitre VI : Nouvelle politique, nouvelle donne

Chapitre VII : Une montée mieux préparée

 

 

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