Allemagne 2013/14 : présentation

 

La DEL

 

La DEL a décidé de repasser les play-offs au meilleur des sept manches, y compris en demi-finale et finale. Cela changera-t-il quelque chose à la domination de Berlin, champion sept fois en neuf ans et jamais éliminé dans une série longue ? Pourtant, leur grande expérience des titres est la seule chose qui fait des Berlinois les favoris. Sur le papier, leur équipe n'est pas du tout la plus impressionnante. Mais l'extrême stabilité de leur effectif et de leur philosophe les rend incontournables.

Le nouvel entraîneur Dave Tomlinson a baigné dans ce système depuis longtemps : il a entraîné quatre ans la réserve, puis a été l'adjoint de Don Jackson pendant deux ans avant de partir faire ses armes comme coach à Nuremberg. Il incarne donc la continuité des principes offensifs qui régissent le hockey berlinois depuis l'époque du premier entraîneur à succès Pierre Pagé. Un Pagé dont le retour en DEL (à Munich) symbolise la concurrence plus forte qui s'annonce.

Or, Peter John Lee s'est comme toujours bien gardé de se précipiter dans de grands recrutements. En attaque, une seule arrivée, le centre de quatrième ligne Daniel Weiss, revenu lui aussi de Nuremberg. On a bien le temps de s'occuper de remplacer les jokers, et on attend surtout un retour au premier plan du duo Olver-Tallackson.

En défense, il a fallu remplacer les deux Nord-Américains Ryan Caldwell et Mark Katic par d'autres : Shawn Lalonde, un joueur d'AHL plus réputé pour son patinage que pour son placement, et Casey Borer, que Tomlinson a entraîné à Nuremberg et dont il attend de mener les lignes arrières. Mais la perte immédiate la plus lourde est celle du MVP des play-offs Constantin Braun : il souffre de dépression et n'a pas repris l'entraînement. Le club lui laissera tout le temps nécessaire. La sixième place ainsi ouverte est une aubaine pour deux internationaux juniors, l'Allemand Henry Haase et... l'Italien Alex Trivellato, qui étudie depuis trois ans dans la capitale allemande. Il n'y a qu'à Berlin, où le quota d'étrangers n'est jamais atteint, que l'inscription en DEL d'un authentique Italien inconnu peut devenir possible !

 

Uwe Krupp l'a fait savoir : si son équipe de Cologne se retrouve une fois de plus en finale avec l'avantage de la glace contre Berlin, il est hors de question qu'elle laisse encore échapper le titre. Les Haie (requins) ont les crocs et vont quitter leurs eaux tropicales pour mener la chasse à l'ours blanc. Tant pis pour les rivalités historiques, le seul étalon de mesure d'un club ambitieux doit être le champion sortant.

Le KEC emploie d'ailleurs la même stratégie que son modèle/adversaire : une grande stabilité de l'effectif, qui ne subit que des retouches marginales. Le huitième défenseur Kevin Lavallée, qui ne jouait presque plus en play-offs, a été remplacé par un immense gabarit de 20 ans, Pascal Zerressen.

Le front du recrutement était donc extrêmement calme, mais un été peut toujours réserver des imprévus. D'abord, Niklas Sundblad s'est vu proposer une place d'entraîneur en chef par Ingolstadt, et Cologne ne l'a évidemment pas privé de cette opportunité de carrière. Krupp a donc demandé un nouvel adjoint de haut vol, qui a été trouvé avec un autre ancien défenseur vainqueur de Coupe Stanley, mais un qui fait 25 centimètres de moins, Reijo Ruotsalainen.

Mais la surprise la plus inattendue fut que l'Admiral Vladivostok, nouvelle franchise sortie du chapeau par la KHL, jeta son dévolu sur Felix Schütz. Là encore, Cologne n'a pas retenu un joueur désireux de tenter l'aventure, mais trouver un joueur allemand de niveau international libre en juillet relève presque de l'impossible : les clubs de DEL se les attachent très tôt dans des contrats de longue durée. Il en restait un seul : Marcel Müller, qui vient de passer deux ans en AHL et un en Suède depuis son départ du KEC. C'est un autre type de joueur que Schütz, un ailier puissant et non un centre technique. Il a pour défi de revenir en équipe nationale, car Pat Cortina l'avait écarté à la surprise générale en avril en expliquant qu'il n'avait pas assez travaillé compte tenu de ses moyens physiques.

Les "trois couronnes" (Andreas Holmqvist, Daniel Tjärnqvist, Andreas Falk) sont toujours là pour porter Cologne en haut du classement, et un quatrième Suédois les a rejoints puisque l'ex-international junior Yared Hagos a été pris à l'essai pour servir de centre défensif.

 

L'élimination en quart de finale contre Wolfsburg n'a pas provoqué de révolution, mais les Adler de Mannheim en ont tiré une leçon majeure : c'est leur déficit de vitesse qui les a fait perdre. Ils ont donc engagé des défenseurs plus offensifs que Shawn Belle et Doug Janik avec le Canadien Mike Vernace et l'enfant du pays Christopher Fischer, qui sort d'une saison blanche à soigner son genou. Les lignes arrières de Mannheim, qui étaient les moins productives de toute la DEL (!), retrouvent un peu d'allant offensif.

De ce fait, les Aigles ont tout de même perdu quelques plumes au niveau physique, y compris à l'offensive puisque Glumac et McDonald sont partis. Pour trois départs nord-américains, on compte un seul nouvel attaquant venu d'outre-Atlantique, l'Américain d'AHL (5 matches de NHL l'an passé) Jon Rheault, qui se caractérise par son dynamisme et son explosivité.

Comme prévu, l'équipe s'est surtout largement germanisée en embauchant trois des meilleurs joueurs allemands : le "joueur de l'année" 2011/12 Kai Hospelt, le capitaine munichois Martin Buchwieser et bien sûr Jochen Hecht, qui fait son retour définitif dans son club formateur après 892 matches de NHL. Pourra-t-il tenir toute la saison à un niveau comparable à sa renaissance lors sa pige de l'hiver dernier (13 points en 6 matches) ?

Avec un tel effectif et la pression des 6200 abonnés, l'entraîneur Harold Kreis, malgré son statut d'icône au maillot accroché sous le toit, n'a plus le choix : il devra obligatoirement amener plus de spectacle et surtout plus de résultats. Il ne saurait y avoir d'autre sursis.

 

Un nouveau cador est né du jour au lendemain en DEL : dès lors que Red Bull a décidé de s'investir à fond à Munich, personne n'a les moyens de rivaliser financièrement. La concurrence n'a plus qu'à s'inquiéter de la soudaine envolée des prix. Même si le manager Christian Winkler est demeuré à son poste, il est évident que le recrutement porte la patte du nouvel entraîneur Pierre Pagé, qui a d'ailleurs embauché trois joueurs déjà vus sous ses ordres à Salzbourg (le défenseur mobile Danny Richmond, le lutin offensif Ryan Duncan et le très rude Danny Bois).

Pagé, qui a brassé quarante joueurs la saison dernière dans le championnat autrichien, n'est pas connu pour faire dans la dentelle : il n'a conservé que quatre titulaires de l'équipe munichoise 2012/2013, et hormis l'indispensable gardien Jochen Reimer, les autres (Felix Petermann, Martin Hinterstocker et Uli Maurer) risquent de voir leur temps de jeu fondre. Pagé semble cependant décidé à les intégrer pleinement à l'offensive - y compris Toni Ritter qui cirait le banc - afin de composer quatre lignes équilibrées.

L'effectif munichois est impressionnant, rien que par la taille de ses défenseurs. On n'a embauché personne en dessous de 1m85, et deux des quatre nouveaux défenseurs toisent à 1m96 ! le pur physique Matt Smaby (AHL avec passé NHL) et l'offensif Andy Wozniewski, qui vient de passer trois ans en LNA suisse à Zoug.

En attaque, par contre, un petit gabarit n'est pas rédhibitoire : Duncan est le plus petit joueur de la ligue à 1m68, l'énergique international allemand Yannic Seidenberg ne le dépasse que de quatre centimètres, et la recrue-vedette Darren Haydar ne faut que 1m75. Doté d'excellentes mains, Haydar est une star de l'AHL (931 points marqués et deux titres de champion), mais son patinage est-il suffisant pour sa première expérience européenne à 33 ans ?

Il n'est pas facile de transformer du jour au lendemain un collectif uni, qui faisait beaucoup avec peu, en une armada aux moyens illimités. Munich ne manque pas d'atouts, mais la cohésion va-t-elle prendre ? Pierre Pagé devra avoir une main de fer dans un gant de velours, car sa réputation le précède. L'été a bruissé de rumeurs selon lesquelles certaines recrues (comme le rugueux Sean O'Connor) ne voulaient plus venir si Pagé était nommé coach. Il y a peut-être eu des désistements en coulisses, mais tous les noms annoncés sont bien là et aucun n'a fui pour l'instant.

 

Le problème de Hambourg est le même depuis deux ans : la ligne David Wolf - Garret Festerling - Jerome Flaake est la plus dangereuse, alors qu'elle n'a jamais officiellement été le premier trio. Les deux ailiers allemands sont encore sous contrat pour cinq ans, et avec cet acquis, il s'agit maintenant pour les Freezers de trouver enfin une première ligne officielle.

Hambourg s'est même privé de son défenseur respecté Patrick Köppchen pour avoir plus d'argent pour recruter cette ligne offensive. Le résultat sera-t-il à la hauteur ? Adam Mitchell reste sur une saison à 9 petits buts à Mannheim, loin de la saison précédente. Morten Madsen, troisième international danois d'une équipe qui cherche clairement des supporters de l'autre côté de la frontière (et a d'ailleurs organisé un match d'European Trophy à Vojens), est un joueur technique et rapide, mais pas forcément un buteur d'instinct. Et Philippe Dupuis, centre défensif en AHL, est-il vraiment un meneur de jeu ? Au moins, ces joueurs plus jeunes que leurs prédécesseurs devraient se montrer plus volontaires, et jouer de façon plus simple et discrète comme le réclame leur entraîneur Benoît Laporte.

L'autre souci du club hanséatique est que son gardien Dimitrij Kotschnew est toujours en convalescence après sa rupture des ligaments croisés. Le jeune Niklas Treutle est heureusement une des meilleures doublures du pays, et devrait tenir jusqu'au retour du numéro 1 en octobre. Hambourg vise donc le top-4 dans lequel il n'est plus retourné depuis dix ans.

 

Niklas Sundblad était certainement un des adjoints les plus prêts à prendre un poste d'entraîneur en chef. Il arrive cependant dans un cimetière d'entraîneurs, puisqu'Ingolstadt en a usé sept en six saisons. L'omniprésence du directeur sportif Giacinto Boni, lui-même ancien entraîneur, peut être étouffante pour le coach, même si Sundblad a fait bonne impression pour l'instant.

Sa première grande déviation est le choix du nouveau gardien numéro 1 après la retraite de Ian Gordon. L'ancienne doublure Markus Janka connaît la maison et est apprécié du public. Le jeune Timo Pielmeier est habité par une ambition sans faille qui l'a fait quitter son foyer à 14 ans pour les centres de formation de Mannheim et Cologne puis pour l'Amérique du nord, où il a fait une seule apparition en NHL (rédhibitoire avec cinq buts encaissés), et une saison comme titulaire à Landshut au niveau inférieur pour son retour en Allemagne. L'expérience et la science du positionnement de Janka, ou le style plus actif et mobil de Pielmeier ? Sundblad a annoncé qu'il désignerait un gardien principal après les avoir testés en European trophy pendant quatre rencontres chacun. Janka y a laissé la meilleure impression... et c'est Pielmeier qui a été choisi, ce qui suggère qu'il partait en fait déjà avec un a priori favorable. Les avis sont partagés sur ce choix du numéro 1 qui pourrait susciter bien des débats.

En tout cas, le gardien devrait être mieux protégé. Ingolstadt avait pléthore de défenseurs offensifs mais s'est séparé de l'un d'eux (Jeff Likens) pour engager deux arrières allemands surtout connus pour leur robustesse dans le slot, Patrick Köppchen et Benedikt Schopper.

Les principaux leaders de l'attaque ont été conservés avec les duos Derek Hahn - Thomas Greilinger mais aussi John Laliberte - Jared Ross. Ces derniers n'avaient pas trouvé leur ailier droit complémentaire la saison dernière, ils l'ont peut-être enfin obtenu avec la présence physique de Travis Turnbull devant le but. Le joker slovène Robert Sabolic pourra cette fois démontrer ses talents sur une saison complète. On le souhaite aussi au capitaine Tyler Bouck, pas décidé à abandonner à 33 ans après deux ruptures des ligaments croisés.

Si la question du gardien se règle, Ingolstadt a donc les moyens de se qualifier pour la quatrième fois consécutive dans le top-6 (synonyme de qualification directe en quart de finale). Sauf que l'irruption du richissime concurrent munichois rend cette mission bien plus compliquée cette année car il n'y aura pas de marge d'erreur.

 

Parmi les autres prétendants, on pense tout naturellement à Nuremberg, ou plutôt à Thomas Sabo, le seul autre sponsor avec Red Bull qui s'affiche dans le nom d'une équipe. Mais Sabo n'est pas milliardaire et ne fait pas les mêmes bénéfices que la multinationale autrichienne. Après une saison de forts investissements (gros recrutement et "Winter Classic"), il a décidé de faire profil bas en misant sur la consolidation et surtout la continuité, l'ingrédient qui a le plus manqué l'an passé.

Il a ainsi choisi comme nouveau manager Martin Jiranek, une figure du hockey local : le Canadien est le meilleur marqueur de l'histoire de Nuremberg en DEL, et il s'était même occupé de la réserve et du hockey mineur, ayant ainsi un ancrage avec le club amateur. Symbole de la nouvelle politique, le coach qui succèdera au mondialement célèbre Bengt-Åke Gustafsson est "simplement" Tray Tuomie, l'adjoint de l'an passé qui débute dans de telles responsabilités mais disposera d'un co-entraîneur expérimenté, Maurizio Mansi.

Le budget "joueurs" est aussi en baisse : Nuremberg a perdu trois de ses six meilleurs compteurs en attaque (Frosch, Bayda et Chouinard), plus l'ex-international Vitalij Aab retourné au Kazakhstan dans son Karaganda natal quitté dans l'enfance. Les recrues ne pourront pas compenser car elles ne sont que deux : Steven Regier est un gros gabarit taillé pour les duels dans le slot, et David Elsner est un jeune ailier au tempérament agressif, formé à Landshut

La défense a perdu pour sa part en expérience (Borer, Meask, Butenschön), avec là encore un remplaçant de moins (Ryan Caldwell et Fredrik Eriksson). Les deux jeunes défenseurs Tim Schüle et Peter Lindlbauer (peu titulaire et souvent coupable de grosses erreurs même s'il est passé tout près d'une étonnante sélection aux championnats du monde) auront donc du temps de jeu supplémentaire.

Les Ice Tigers font donc le pari de construire une équipe en faisant autre chose que des additions. Une ligne directrice claire et stable, un vestiaire uni, des joueurs volontaires qui tirent tous dans le même sens : tout cela tenait du domaine du rêve à Nuremberg ces dernières années, et c'est pourtant la clé du succès qu'il fait trouver...

 

Wolfsburg en est le meilleur exemple : Pavel Gross y entame sa quatrième saison comme entraîneur, et même quand l'équipe était dernière à l'automne, il n'a pas été remis en cause. Il a donc pu réussir une fantastique remontée jusqu'en demi-finale, ce qui doit beaucoup à sa tactique défensive efficace.

Cette réorientation vers le travail défensif, naturelle dans une ville ouvrière dédiée à Volkswagen, s'est encore traduite dans le recrutement estival. Il y aura désormais quatre renforts étrangers à l'arrière, avec le recrutement du plutôt offensif Jeff Likens et du physique Brett Palin, un ancien capitaine d'AHL qui arrive de Chomutov en Extraliga tchèque.

De ce fait, une question légitime se pose autour de l'attaque, avec cinq étrangers dont une seule recrue, Marco Rosa, qui était un bon marqueur en Amérique du nord mais sort d'une première saison européenne médiocre à Espoo (18 points). Il a pourtant la lourde tâche de remplacer le meneur de jeu allemand Kai Hospelt, dont le départ laisse un grand vide.

Wolfsburg a bien moins de talent offensif que ces dernières années, mais espère rester sur la dynamique exceptionnelle de début 2013 en s'appuyant sur un collectif désagréable à jouer pour tous les adversaires.

 

Parmi les clubs de milieu de tableau, et en mettant à part le cas Munich qui a changé de catégorie, un seul s'est clairement amélioré : Augsbourg. S'améliorer, pour les Souabes, cela veut d'abord dire ne pas se faire piller. Cet été, seuls des attaquants de troisième ou de quatrième ligne sont partis à la concurrence : Chad Bassen à Wolfsburg et Peter Flache à Straubing. Et même parmi les licences étrangères pour lesquelles le club ne sert que de tremplin, il n'en a perdu que deux qu'il souhaitait conserver : Derek Whitmore et Sergio Somma poursuivent leur rêve de NHL, et ils estiment avoir de meilleures chances d'être remarqués en AHL pour le premier, en Allsvenskan (!) pour le second.

Le club ne s'en plaint guère car il a réussi à remplir sa quatrième ligne à moindre frais, mais sans vraiment perdre en qualité : Conor Morrison, fils d'un ancien joueur de DEL et jeune diplômé de Harvard, et l'international junior Sebastian Uvira. L'argent ainsi économisé a été investi dans deux recrues de luxe : maintenant, c'est Augsbourg qui se sert chez la concurrence ! En même temps, dans le cas du buteur slovaque Ivan Ciernik, le retrait des Scorpions de Hanovre a bien facilité les choses. Mais qu'un étranger passe de Nuremberg à Augsbourg, même si Ryan Bayda avait semblé un peu décliner, c'est vraiment le monde à l'envers ! Du coup, l'entraîneur-manager Larry Mitchell n'a activé ses fameuses antennes en AHL que pour un seul joueur, le petit mais intense Mike Connolly, ancien héros universitaire dont le patinage devrait bien convenir aux glaces européennes.

Jamais Mitchell n'aura eu aussi peu de travail de recrutement à effectuer. Le gardien Patrick Ehelechner et tous les défenseurs ont en effet été conservés, avec l'embauche du polyvalent André Reiss (lui aussi mis au chômage par l'arrêt des Scorpions) en sécurité si jamais Michael Bakos peine à se remettre de son opération des ligaments.

Pas de grands inconnus, une nouvelle patinoire qui ouvre et fonctionne désormais sans souci : ne va-t-on pas s'ennuyer à Augsbourg de tant de normalité ?

 

Depuis six ans, Krefeld réussit une saison sur deux : malgré la demi-finale de l'an passé, le club serait donc déjà content de se qualifier en pré-playoffs, parmi les dix premiers, et de briser cette alternance fatale. C'est théoriquement possible avec un effectif très peu modifié.

Principale interrogation, la défense doit apprendre à se passer de la paire slovaque Milo/Pavlikovsky, qui apportait énormément de métier même si elle commençait à accuser le poids des ans. Leurs remplaçants seront nord-américains : Nick Saint-Pierre se lance un nouveau défi après être devenu champion tchèque avec Plzen, et l'ancien premier tour de draft de Montréal, l'Américain au lourd slap David Fischer, a obtenu sa chance en DEL après une année assez convaincante en deuxième division à Heilbronn.

L'attaque a conservé ses atouts majeurs : la paire d'ailiers russophones Blank/Vasiljevs, les deux centres allemands Daniel Pietta et Andreas Driendl et les quatre Canadiens (François Méthot, Adam Courchaine, Mark Voakes, Kevin Clark). Elle compte en plus une recrue très intéressante avec Istvan Sofron, le meilleur international hongrois de la nouvelle génération, un joueur technique qui a signé des buts spectaculaires dès la pré-saison.

Le recrutement de Sofron donne à Krefeld une très bonne profondeur de banc que le coach Rick Adduono devra gérer, y compris entre joueurs étrangers. Le club a fait le choix d'utiliser dix licences étrangères dès le début de la saison (sur 11 possibles), ce qui ne laisse guère de marge de manœuvre. Comme neuf d'entre eux peuvent être alignés au maximum sur la feuille de match, cela implique un mécontent en tribune. Mais le problème s'est "réglé" de lui-même quand le capitaine, l'ex-international letton Herberts Vasiljevs, s'est cassé la malléole. Il ne reviendra pas avant décembre, et c'est une mauvaise nouvelle pour Krefeld qui sait que Boris Blank perd généralement moral et performance sans son ami à ses côtés...

 

Les supporters de Straubing ont un pincement au cœur en voyant s'en aller Calvin Elfring, parti à Belfast pour jouer mais aussi pour se former et préparer l'après-hockey. Le capitaine était le dernier survivant de l'équipe qui avait remporté la deuxième Bundesliga, le dernier témoin d'une autre époque.

Sept ans déjà, en effet, que Straubing est monté en DEL. Le petit club a bien grandi, avec ses 2800 abonnés, et se développe continuellement, avec deux qualifications consécutives en play-offs. Rien n'arrête pour l'instant sa progression structurée et résolue. Il dispose d'un staff respecté, que ce soit le directeur sportif Jason Dunham ou l'entraîneur Dan Ratushny, apprécié pour son autorité naturelle et ses conseils prodigués avec calme.

Pour franchir un palier comme chaque année, Straubing est allé au bout de ses moyens financiers pour engager deux recrues-phares capables d'enrichir un effectif largement conservé. Le club bavarois a ainsi embauché un étranger de LNA suisse (à Bienne), ce qui aurait été impensable il y a quelques années : le centre Éric Beaudouin doit utiliser son gabarit imposant (195 cm) pour ouvrir des espaces aux deux "petits" ailiers (178 cm) Carsen Germyn et Blaine Down, qui sont bien plus doués techniquement que lui. La deuxième ligne Stewart-Meunier-Röthke reste intacte et promet un combat de tous les instants aux joueurs d'en face.

L'autre recrue-vedette est Jordan Hendry, vainqueur de la Coupe Stanley en 2010 avec Chicago. Son excellent patinage doit lui permettre de remplacer avantageusement son solide prédécesseur Grant Lewis, parti à Munich avec Benedikt Brückner. Sören Sturm a fait le chemin inverse, et ce joueur de fin d'année 1989 paraît encore en progrès là où l'ex-international junior Brückner (1er janvier 1990) stagne au même âge. Le contrat de deux ans de Sturm, tout comme celui de trois ans du buteur de complément Tobias Wörle en attaque, démontre que les Bavarois continuent de se construire pièce par pièce un destin.

 

Légèrement à l'écart de la grande concentration urbaine de la vallée de la Ruhr se situe Iserlohn, une petite ville industrielle d'un peu moins de 100 000 habitants qui marque l'entrée d'une région forestière appelée le Sauerland. Dans ce cadre bucolique se trouve une patinoire située au bord d'un lac, le Seilersee, où le club d'Iserlohn coule des jours paisibles. Paisible ? C'était vrai jusqu'au printemps dernier. Les dix défaites consécutives qui ont terminé la saison ont fait monter une colère sourde. Les dirigeants marchent désormais sur des œufs car les supporters leur reprochent d'enjoliver la situation et d'être incapables d'autocritique.

Leur principale mission était de rebâtir une défense très peu protectrice, où les quatre renforts étrangers se sont fait montrer la sortie. Mais le public n'est pas plus convaincu par les remplaçants, et a encore crié au scandale quand le club a pris comme dernière recrue Richard Jares, un joueur qui n'avait pas réussi son essai l'an passé... en deuxième Bundesliga à Weißwasser. Et pourtant, au niveau supérieur, Iserlohn a jugé l'essai concluant pour ce Tchèque jugé discret mais solide. En fait, les Roosters attendent tout du nouveau numéro 1 déclaré des lignes arrières, un certain Bobby Raymond. Oui, celui-là même qui avait fait ses débuts professionnels à Strasbourg, en Ligue Magnus (en 2009/10). Depuis lors, il est devenu champion en ECHL et s'est fait une place en AHL. Mais il n'a sans doute jamais eu autant de responsabilités sur ses épaules.

La situation semble plus sécurisée devant. Il faut dire qu'il n'y a qu'un seul joueur formé en Allemagne (la star discrète Michael Wolf) parmi les dix meilleurs attaquants. Le club ne s'est pas foulé en engageant quatre doubles passeports, deux déjà connus en Allemagne (Tyson Mulock et Dusan Frosch) et deux jeunes travailleurs au bon patinage, Brent Raedeke et Brooks Macek, qui sont les deux bonnes surprises de la pré-saison sur un trio avec le vétéran Mike York. À cela s'ajoutent les cinq étrangers "officiels", dont la recrue-phare Marty Sertich, petit passeur de talent qui assurera la succession de Robert Hock.

Iserlohn a donc une profondeur offensive inédite qui pourrait fonctionner cette année. Mais on est plus pessimiste à long terme pour un club qui n'a plus beaucoup de contrats longs. Présent seulement deux fois en dix ans parmi les dix premiers, il ne pourra guère espérer mieux dans la prochaine décennie.

 

La situation n'est guère meilleure à Düsseldorf, puisque la licence a été sauvée trois heures avant le couperet grâce à une caution personnelle transmise par un des actionnaires (Peter Hoberg). Longtemps optimiste, le club a en effet été remis dans la panade par la défection du gros sponsor prévu - le Hard Rock Café - qui a laissé un trou d'un millions d'euros. Les Toten Hosen sont venus une fois de plus à la rescousse par un grand concert au bénéfice de la DEG. Mais peut-on vivre chaque été de la générosité d'un groupe de punk ?

Le plus étrange au vu des faibles moyens de Düsseldorf est le choix d'appeler un second gardien étranger (Stefan Ridderwall) aux côtés de Bobby Goepfert. Certes, la concurrence ne fait jamais de mal, mais l'Américain ne se débrouillait pas si mal dans un contexte de crise. On pouvait penser initialement que le recrutement de son frère était surtout une stratégie pour persuader le Suédois Calle Ridderwall de rester. Si c'est le cas, c'est raté : il était impossible de retenir le meilleur marqueur de DEL, parti en KHL au Lev Prague.

L'international norvégien Ken Andre Olimb a certes nettement progressé depuis un an, mais de là à lui demander de remplacer à lui seul les deux meilleurs marqueurs (Ridderwall et Travis Turnbull), c'est beaucoup demander à un joueur de 24 ans sans expérience d'un championnat d'élite. Le sort semble même s'acharner puisque le seul gros marqueur demeuré fidèle, Ashton Rome, s'est gravement blessé à l'épaule en amical fin août et sera absent toute la saison. La défense aura du mal à compenser, car tout y repose sur une recrue majeure, Andrew Hotham. Peut-être aussi que l'ex-international junior Corey Mapes va franchir un palier à 21 ans ? Avec l'affaiblissement économique, Düsseldorf s'est révélé un excellent tremplin pour les jeunes.

Les supporters solidaires se sont excellemment comportés la saison passée. Mais tolèreront-ils d'autres saisons à la dernière place ?

 

Schwenningen a payé sa place en DEL, 1 200 000 euros versés en trois fois à Günter Papenburg pour s'adjuger la licence en DEL des Scorpions de Hanovre. L'acquisition concernait-elle aussi les joueurs sous contrat ? Clairement non, selon le club. Tout le monde sait que les salaires accordés par Hanovre étaient disproportionnés, et hors du budget des Wild Wings. Cela ne les a pas empêchés de négocier individuellement, car les ex-Scorpions, libres de contrat, constituaient une grande partie des joueurs disponibles.

Le plus évident était Sascha Goc. La coïncidence était trop belle puisque le défenseur-vedette de Hanovre a été formé à Schweninngen, mais le canonnier faisait savoir que la DEL a un prix et ne manifestait guère d'empressement à renoncer à ses prétentions salariales. Les discussions ont donc duré, et Goc amènera finalement son expérience indispensable. Trois autres anciens de Hanovre ont été signés avec de nouveaux contrats : l'attaquant danois Morten Green, le défenseur Stefan Wilhelm et surtout Dimitri Pätzold au poste important de gardien de but. Cela faisait déjà une belle base car construire une équipe en trois mois n'a rien de simple. Schwenningen n'a gardé que sept joueurs de 2e Bundesliga, plus l'entraîneur italien Stefan Mair. Le club a fait savoir à Pierre-Luc Sleigher qu'il ne compte pas dépenser de licence pour lui, même s'il est encore sous contrat.

L'attaque s'est rapidement étoffée de joueurs ayant l'expérience de la DEL (Ryan Ramsay, Tyler Beechey), mais la défense restait le grand point d'interrogation. Aux côtés du très physique Adam Borzecki, figure des divisions inférieures passée en son temps en AHL, est en effet arrivé un second international polonais, le meilleur défenseur du dernier Mondial de D1B Pawel Dronia, qui n'a jamais joué hors de son pays. Certains sont aussi sceptiques sur Elias Granath au motif qu'il ne jouait plus en élite suédoise mais seulement en Allsvenskan : son jeu simple et défensivement efficace devrait pourtant être utile. L'arrivée fin août d'un Canadien au parcours plus "classique" (Ty Wishart, 329 matches en AHL et 26 en NHL) a sans doute levé les derniers doutes : Schwenningen s'est musclé pour tenir le choc en DEL.

 

 

La 2e Bundesliga,, devenue la "DEL 2"

La raison a fini par l'emporter. Après des menaces punitives d'excommunication, la fédération a finalement donné aux clubs rebelles de deuxième division ce qu'ils voulaient : une autonomie de gestion dans leur ligue professionnelle, désormais baptisée "DEL 2". Ce rapprochement lexicologique vise à faciliter le retour de la promotion/relégation avec la DEL, mais en pratique cette dernière ne s'est engagée à rien, sinon à y réfléchir de nouveau dans une échéance de trois à cinq ans.

L'absence de perspective à court terme place donc le SC Bietigheim-Bissingen dans une situation compliquée que d'autres ont connue avant lui. Après un doublé coupe/championnat, les Steelers ont tout à perdre et rien à gagner. Ils se sont même vus infliger une double peine : non seulement le vice-champion Schwenningen a acheté la licence de DEL des Scorpions à leur place, par une surenchère financière, mais en plus il a recruté leur meilleur joueur, l'international slovène Marcel Rodman. Bietigheim est sorti des sentiers battus en misant sur des attaquants venus de ligue asiatique Marc Cavosie - David Wrigley), mais a aussi perdu son défenseur canadien Doug Andress, clé de voûte du jeu de puissance, et n'aligne plus aucun étranger dans ses lignes arrières autour de l'attaquant reconverti Marcus Sommerfeld.

Un autre favori pourrait se dessiner avec Heilbronn : après Michael Hackert l'an passé, les Falken ont engagé un second centre très connu, le quarantenaire Robert Hock (888 matches et 785 points en DEL), plus l'ailier américain P.J. Fenton qui formait la première ligne de Bietigheim avec les frères Rodman. Mais ils n'ont pas forcément une grande profondeur de banc, et le directeur sportif Rico Rossi a déjà été mis en cause pour une première boulette : il avait prévu d'engager l'Ukrainien Denis Shvidki, sans contrat après la faillite des Scorpions, mais il a oublié que les Européens de pays extérieurs à l'Union (c'est-à-dire les Russes et leurs voisins) ne peuvent pas avoir de permis de travail pour les divisions inférieures, un sujet qui avait fait l'actualité il y a quelques saisons. Il va falloir se réatteler à la tâche du recrutement.

Le troisième club du Bade-Wurtemberg, Ravensburg, a perdu son chouchou offensif Fredrik Cabana (qui tente sa chance en DEL à Hambourg), mais l'a remplacé par Justin Kelly, une ancienne vedette de la division qui semble remis de sa blessure au genou au vu de sa saison suédoise à Troja/Ljungby.

Le champion 2012 Landshut a renoncé à sa ligne tchèque, qui manquait d'intensité physique et d'engagement, pour retourner à une tradition canadienne en recrutant en ECHL. Rosenheim a un peu plus panaché en ajoutant aussi quelques Scandinaves : Robin Weihager (probablement recommandé par Konrad Reeder avec qui l'entraîneur Franz Steer est resté en bon contact) arrive de Morzine-Avoriaz pour mener les lignes arrières, et surtout la recrue-star de l'intersaison se nomme Kim Staal, le vétéran qui a réussi un fantastique retour dans l'équipe nationale du Danemark.

Aucune grande annonce de recrutement pour Bremerhaven (hormis un ex-international junior tchèque à passeport allemand, Jaroslav Hafenrichter), mais c'est bien cette stabilité qui pourrait faire sa force : les nordistes ont conservé le même effectif et ont donc des lignes qui se connaissent parfaitement. Le seul risque à cette stratégie est que certaines joueurs vieillissants baissent le pied.

Les trois clubs de l'est risquent encore une fois de lutter entre eux pour les dernières places en play-offs. Weisswasser a perdu cinq de ses six meilleurs marqueurs et mise désormais sur Casey Pierro-Zabotel, joueur purement offensif qui a fini quatrième marqueur d'ECHL l'an passé, et Philip Pinter, un attaquant autrichien surtout connu pour ses qualités défensives. Surtout, pour leur première saison dans leur nouvelle patinoire, les Lausitzer Füchse (renards de Lusace) ont conservé leur principal garant de succès, le gardien canadien Jonathan Boutin.

Dresde, qui a évité la faillite dans une intersaison comme toujours agitée, a perdu Patrick Jarrett (parti en Autriche à Dornbirn), qui formait depuis des années un duo inséparable avec Sami Kaartinen. Le Finlandais a cependant recommandé un autre partenaire, son compatriote Toni Pollänen, qu'il connaît depuis longtemps et avec lequel il pourrait avoir la même complémentarité. Après cinq années sans play-offs, et la qualification ratée in extremis l'an passé, Crimmitschau veut croire que cette année sera la bonne dans un championnat à 12. Il faudra pour cela que ses recrues d'ECHL soient convaincantes.

Les deux clubs "légitimistes", qui s'étaient rangés dans le giron de la fédération et avaient accepté de retourner en Oberliga si la 2e Bundesliga était déclarée illégale, ont finalement connu autant d'incertitudes que les "rebelles" durant l'intersaison, ne sachant pas dans quelle division ils allaient évoluer. Riessersee a fait revenir son buteur-fétiche Libor Dibelka, qui a aussi appris à défendre en passant une saison en DEL à Munich. Le club de Garmisch-Partenkirchen a aussi pioché dans le championnat danois (Frederikshavn) avec l'attaquant Morten Lie et le gardien américain Bryan Hogan. Dieter Hegen, directeur sportif devenu également coach de Kaufbeuren, sait que son équipe aura besoin de très bons étrangers pour se maintenir. Il compte sur la carte finlandaise et surtout sur Sami Ryhänen : après avoir renoncé au dernier moment à un retour en France à Dijon l'été dernier, le centre est devenu le deuxième marqueur de la ligue britannique à Dundee.

Dix ans après le retrait fatal du mécène Hans Bernd Koal (après une vaine tentative de monter en DEL), Bad Nauheim fait son grand retour en deuxième division. Ce club qui doit son existence à des militaires stationnés dans l'après-guerre (d'où le nom de sa patinoire, le Colonel-Knight-Stadion) a toujours vécu dans l'influence canadienne. Son entraîneur actuel Frank Carnevale l'illustre bien et fait toujours confiance à ses compatriotes pour ajouter du talent à la combativité qui a mené les Rote Teufel (diables rouges) au titre en Oberliga. Les 800 abonnements déjà vendus seront son meilleur atout dans l'euphorie de la montée.

 

 

Oberliga

Une poule de promotion/relégation sera mise en place entre les deux derniers de la nouvelle "DEL 2" et les quatre meilleurs clubs de l'Oberliga. Mais c'est la désignation de ces quatre clubs qui a déclenché une nouvelle polémique. Il a été décidé que deux places seraient réservées à l'Oberliga sud... et deux places aux trois autres zones géographiques (nord, ouest, est). On a eu tôt fait d'y voir un favoritisme de la fédération envers les clubs d'Oberliga sud, ses principaux soutiens dans le conflit estival. Il est vrai que, jusqu'ici, les play-offs d'Oberliga opposaient quatre clubs du sud et quatre clubs "du reste", sans que personne ne trouve à y redire car cela représentait effectivement les différences de niveau historiques.

Mais cette saison, on ne voit guère de candidats incontournables à la promotion au sud, où plusieurs clubs (Regensburg notamment) ont connu des problèmes financiers. A contrario, les deux clubs de Hesse (Oberliga ouest) apparaissent toujours archi-favoris, et on imagine mal les voir échouer une troisième année consécutive. Francfort aurait d'ailleurs bien aimé être incorporé en DEL2 plutôt que de dominer à nouveau une division trop faible, mais les Löwen reconnaissent qu'ils n'ont pas gagné leur place sportivement. Avec 1750 abonnés, 15% de plus que l'an dernier, les supporters ont en tout cas démontré leur persévérance. Battu par Bad Nauheim en prolongation de la dernière manche de la finale au printemps, Kassel poursuit le même objectif mais a vécu une crise avant même que la saison ne commence ! L'entraîneur et directeur sportif Uli Egen a été viré à la surprise générale fin août, apparemment sur demande du vestiaire qui vivait mal son autorité.

La difficulté, avec seulement deux places en poule de promotion, est la concurrence nouvelle qui se profile en Oberliga nord : cette division était quasiment en voie de dissolution quand l'arrivée des deux clubs de Hanovre l'a fait brutalement changé de perspective : les Scorpions devaient être entraînés par Igors Pavlovs, ce ne sera pas le cas car son avocat lui a conseillé de ne pas poursuivre pour faire valoir ses droits concernant une éventuelle reprise de son contrat par Schwenningen. C'est donc la star locale Lenny Soccio qui reprendra le flambeau. Quatre attaquants présents en DEL sont restés : Marvin Krüger, les frères Janzen et surtout l'ex-international Andreas Morczinietz, désigné capitaine. Les Indians, avec plus de deux mille spectateurs à la fête d'ouverture de la saison, pourront compter sur leur public pour des derbys qui s'annoncent très chauds.

Avec deux clubs de Hanovre et deux clubs de Hesse pour seulement deux places, les chances pour d'autres prétendants d'accéder en poule de promotion/relégation paraissent minimes.

Marc Branchu

 

 

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