Finlande 2009/10 : bilan de la saison de SM-liiga

 

Les résultats du championnat finlandais

 

TPS Turku (1er) : d'où vient cet entraîneur ?

À champion étonnant, entraîneur étonnant. Kai Suikkanen a un parcours pour le moins singulier. À sa retraite de joueur, il était devenu manager d'un club... de pesäpallo ! Ce cousin du baseball est le sport national finlandais, mais Suikkanen n'en avait qu'une très vague connaissance. Seulement, son voisin à Oulu était le président du club local (le Lippo) et l'a convaincu de s'en occuper. Il y est resté sept ans, avec deux titres de champion de Finlande à la clé : son palmarès de dirigeant au pesäpallo a alors égalé son palmarès de joueur au hockey !

Suikkanen a ensuite travaillé dans une radio avant, pour la seule fois dans sa vie, de contacter de lui-même son futur employeur : il appelle Kärpät, son club formateur, et fait part de son intention de revenir au hockey, après douze ans loin des patinoires. On le nomme assistant-coach des juniors pour lui mettre le pied à l'étrier. C'est le début d'un parcours cométaire : après s'être fait une réputation dans les divisions inférieures pendant cinq ans, il a mis un an et demi à transformer le TPS moribond en un champion digne de sa gloire passée. Et le voilà reparti pour d'autres aventures après avoir reçu une offre lucrative de la KHL (Yaroslavl)...

Il ne sera pas facile pour le calme Heikki Leime de lui succéder. Suikkanen, ancien homme de radio, a marqué le TPS de son empreinte avec son style direct qui balaye les clichés. Une interview télé sur la chaîne MTV3 est encore dans les mémoires : "Quand quelqu'un est champion, il le justifie par le bon esprit d'équipe. Et bien, c'est sûr que le moral est bon quand on vient de gagner... On ne devrait pas parler d'esprit d'équipe avant d'être en condition de mourir pour le gars assis à côté de soi. Alors on parle d'esprit d'équipe comme papy parlait de la guerre. Cet esprit d'équipe, c'est du pur blabla."

Bon alors, pour expliquer la victoire du TPS, on évitera de parler de l'esprit d'équipe. On insistera plutôt sur le jeu offensif, fondé sur le contrôle du palet, auquel se sont vite intégrées les deux recrues tchèques. Michal Birner, qui sortait d'une saison presque blanche à cause d'un bras cassé, a même trouvé le rythme plus vite que son compatriote Tomas Plihal, qui arrivait pourtant directement de NHL.

Celui que personne n'attendait, c'est Jens Skålberg, que Färjestad a prêté parce qu'il n'y était que septième défenseur. Le Suédois a tout de suite pris plus de responsabilités au TPS.

Dans ce club qui avait tant de mal à changer de génération, le relais a fini par se transmettre tout d'un coup. Marko Kiprusoff parti à Angers rejoindre Leime, le capitaine Aki-Petteri Berg absent en play-offs après une opération du genou, les lignes arrières ont trouvé le futur leader des prochaines années : Joonas Järvinen (21 ans), un pur défenseur défensif, calme et toujours bien placé devant le palet ou l'adversaire.

Ville Vahalahti, pur produit du TPS arrivé qui a débuté en senior à l'époque dorée en 1999, a été un capitaine de rechange parfait et a élevé son jeu en play-offs. Ilari Filppula, le roi de la passe, a marqué les mémoires en finale par un contre solitaire en prolongation, avec petit pont sur le défenseur et feinte pour éviter le poke-check du gardien. Ilari essaiera de rejoindre son petit frère Valtteri chez les Detroit Red Wings l'an prochain.

Défi identique pour Lee Sweatt : revenu en janvier après une saison et demie à Salzbourg puis à Riga, ce défenseur offensif américain a mis sa vision du jeu au service d'un temps de glace considérable (26 minutes). Il a signé son premier contrat NHL avec Vancouver et tentera de suivre les traces de Brian Rafalski, son modèle avoué, qui s'était aussi révélé en Finlande.

Tout le monde part, alors ? Non. Pas la ligne Hattunen-Virtala-Erkinjuntti, trois jeunes protégés de Suikkanen (ils l'avaient connu dans ses clubs précédents à Rovaniemi ou à Kajaani) qui ont paru déchaînés en play-offs.

Et surtout, il reste Urpo Ylönen, peut-être le meilleur entraîneur de gardiens au monde. Après Sulander, Kiprusoff, Norrena, Niitymäki et l'an dernier Salak, il a maintenant révélé Atte Engren, un gardien au potentiel athlétique énorme dont il a gommé les lacunes techniques. En play-offs, Engren, titulaire à l'extérieur, a paru plus constant que l'Américain David Leggio, aligné à domicile, qui est très présent devant la cage mais voit moins bien les tirs lointains. Mais l'an prochain, il lui faudra compter avec la "création" suivante d'Ylönen, le junior Joni Ortio...

 

HPK Hämeenlinna (2e) : que faire sans ses ailes offensives ?

Plus personne ne comptait sur le HPK. Ce club qui ne valait que par une seule ligne offensive avait en effet perdu ses deux meilleurs marqueurs Jussi Makkonen et Steve Kariya (qui ont tous deux fini par atterrir à Jyväskylä).

Titré en 2006 grâce à une attaque redoutable de rapidité, le HPK n'a plus son potentiel offensif d'antan. De l'équipe championne, il ne reste d'ailleurs que trois joueurs dont le capitaine Jukka-Pekka Laamanen, un bon leader, défenseur offensif. Mais contrairement à l'an passé, le populaire entraîneur Jukka Rautakorpi a cette fois réussi à rendre le style de jeu plus défensif. Neuvième attaque du pays seulement (ex-æquo avec le dernier Ilves), le HPK a accédé malgré tout à la cinquième place de la saison régulière, puis à la finale.

La ligne Marko Tuulola - Mikko Mäenpää a longtemps été le symbole de cette nouvelle solidité défensive. Publiquement complimenté par le sélectionneur national, Mäenpää conjugue impact offensif et assurance défensive. Malheureusement, son rendement a décliné au moment le plus important, en finale : c'est sa perte de palet en zone d'attaque qui a abouti au fameux but de Filppula.

Le plus constant de tous a donc été Teemu Lassila. Et ce n'est pas peu dire car ce petit gardien a joué presque tout le temps (73 matches au total), sans remplaçant ou presque. Son père Hannu a été champion de Suède en 1981 avec Färjestad, mais Teemu ne s'est toujours pas paré d'or, après avoir déjà échoué deux fois en finale en junior et en senior sous le maillot du... TPS. Et oui, lui aussi est passé entre les mains du Yoda des gardiens Urpo Ylönen ! Il a d'ailleurs la patte de l'école finlandaise, qui met l'accent sur la vitesse et les réflexes.

Mais le héros des play-offs s'appelle Janne Laakkonen. En plus de ses habituelles passes en or, ce joueur a vécu les séries comme sur un nuage. Inspiré comme jamais, il a marqué les buts décisifs qui ont renversé le quart de finale (contre HIFK) puis la demi-finale (contre KalPa). Laakonen retournera maintenant dans son club formateur, KalPa justement, qui a appris à ses dépens qu'il avait enfin réalisé son potentiel.

 

JYP Jyväskylä (3e) : à quelle vitesse ira Vatanen ?

Club à petit budget devenu champion l'an dernier, le JYP Jyväskylä a été pillé de ses idées : le Jokerit a voulu copier le principe d'une équipe sans étranger, et son successeur au palmarès (TPS) s'est inspiré de son alternance des gardiens en play-offs.

S'il n'y a pas de droit de propriété sur les idées, il n'y en a pas non plus sur un joueur de la qualité de Jarkko Immonen, parti en Russie où il a enchaîné avec un second titre à Kazan. Personne n'a été capable de remplacer la star, et personne ne prétendait le faire. Le JYP a vécu dans le manque. Le dealer de bons palets Immonen ne se montrant plus, le champion a erré au début de la saison comme une âme en peine, sevrée de sa dose de victoires. Huit défaites en treize journées le rendaient méconnaissable et piteux.

Et puis, dans un sursaut venu du tréfonds de sa conscience, Jyväskylä a signé huit victoires de suite en octobre/novembre. Le second centre Juha-Pekka Hytönen a pris plus de responsabilités offensives pour se muer en leader. Après tout, lui aussi est membre de l'équipe nationale.

Le JYP avait retrouvé la joie de jouer et surtout l'envie de gagner. Revenu de nulle part, il a décroché la première place de la saison régulière à la dernière journée, alors qu'il n'avait jamais été en tête auparavant ! Fallait-il y voir le mérite des deux jokers de renom, Antti Pihlström et Jussi Makkonen, recrutés juste avant la clôture des transferts ?

La suite prouvait le contraire. Makkonen n'en avait pas fini avec sa saison de calvaire. Un an plus tôt, il était courtisé de partout et refusait une offre de NHL pour signer au Dynamo Minsk où il pensait avoir une chance plus probante de jouer. Le problème, c'est qu'il a perdu sa place en KHL, puis dans la foulée en Elitserien. La troisième tentative, le retour à la case départ en SM-liiga, n'a guère été meilleure : Makkonen n'est même plus prophète en son pays. Il a passé une bonne partie de la demi-finale contre son club formateur TPS en tribunes, incapable de trouver une place de titulaire ! Les 60 points de la saison dernière risquent de rester comme une anomalie dans la carrière de Makkonen, qui n'a jamais dépassé 20 points le reste du temps. Ceux qui le charmaient lui tournent le dos. Heureusement pour lui, le contrat signé avec le JYP dure deux ans (avec Minsk aussi, ceci dit, mais la patience n'a jamais été le fort du club biélorusse).

Il ne faut donc pas chercher de recrue-miracle. La renaissance du JYP a eu des causes internes. Le défenseur offensif Ville Mäntymaa, parti à Frölunda, a ainsi été substitué par un gamin de 18 ans, Sami Vatanen. Ce prodige de précocité a tout simplement battu le record de points en SM-liiga pour un défenseur débutant (30, sans compter les 7 de plus en play-offs). Il a même été le benjamin des championnats du monde, où il s'est toutefois fait trouer par un dribble du centre danois Peter Regin à son premier match. Un bizutage en quelque sorte. On est sûr que Vatanen en verra d'autres... Il a certes un petit gabarit, mais quel excellent patineur ! Tiendrait-on là le futur Petteri Nummelin ? Pour l'instant il lui manque une caractéristique essentielle : son lancer de la bleue est plus puissant que précis, plus systématique que réfléchi.

Il a sans doute manqué un peu d'expérience à ce "JYP sans Immonen" quand est venue l'heure des play-offs. Prenez l'exemple des "gardiens en alternance". Pekka Tuokkala, devenu le titulaire le plus fréquent cette année, a été décisif en quarts de finale contre Kärpät mais s'est fait chasser au sixième et dernier match de la demi-finale. C'est Sinuhe Wallinheimo qui a été aligné dans le match pour la troisième place et qui a blanchi KalPa (4-0). Une façon idéale pour Monsieur le conseiller municipal de mettre un terme à sa carrière sportive.

 

KalPa Kuopio (4e) : était-ce une chance unique ?

Le dernier promu en date a changé de statut depuis un an. C'était légitime dans le prolongement de sa bonne saison, mais aussi parce que c'était le seul club à avoir augmenté sensiblement sa masse salariale. Une fois de plus, l'investissement a consisté à rapatrier dans leur ville natale des joueurs partis depuis longtemps, en l'occurrence le buteur Kalle Kerman et le créateur Tommi Miettinen, pour qu'ils reviennent apporter leur expérience.

Dès le début de la saison, KalPa a pris des allures de favori. Tuomas Kiisikinen a pris la tête des marqueurs du championnat et a été élu joueur du mois de septembre, alors qu'il ne jouait que sur la deuxième ligne. Un signe que, enfin, tout ne tournait plus autour du seul Sami Kapanen, moins en verve après une blessure. L'autre surprise est venue de l'arrière Adam Andersson, arrivé seulement de deuxième division suédoise avec Mora, Son tir de la droite s'est imposé comme une arme fatale et a battu un record de SM-liiga pour un défenseur avec 14 buts en powerplay. Andersson a obtenu une prolongation de contrat jusqu'en 2013.

Quand on parle de Sami Kapanen, tout est relatif : même moins influent, le capitaine de l'équipe nationale est resté de loin le meilleur marqueur du club. Et c'est pour ça qu'on a l'impression que KalPa a laissé passer sa dernière chance. La première place en saison régulière, bêtement perdue, aurait fait joli au palmarès des jaunes. Et il n'est pas sûr que les deux demi-finales de suite puissent être répétées ou améliorées de sitôt.

Le capitaine-manager-propriétaire Sami Kapanen n'est en effet pas le seul à raccrocher les patins. Les deux autres vétérans bardés de titres arrêtent ensemble : Kalle Sahlstedt, 5 fois champion avec TPS et Kärpät, et Mika Strömberg, 4 fois champion avec Jokerit, qui se reconvertira comme entraîneur-adjoint.

Certes, KalPa n'a pas cessé d'être un club formateur, mais cela ne garantit pas que ses élèves ne s'en aillent pas, comme ils l'ont toujours fait. L'international junior Teemu Hartikainen, promu en première ligne pour les play-offs aux côtés de Kapanen et Miettinen, a déjà fait ses valises. Son profil d'ailier fort qui va au contact dans le slot ne pouvait qu'attirer l'attention de la NHL, et il a signé pour trois ans avec les Edmonton Oilers.

 

Lukko Rauma (5e) : comment refuser de vendre son âme au diable ?

Personne n'attendait Lukko à pareille fête. Les deux meilleurs marqueurs Juha-Pekka Haataja (HIFK) et Pekka Saarenheimo (Kärpät) étaient partis à l'intersaison. Le capitaine Antti Laaksonen était blessé. Et pourtant, les joueurs de Rauma ont battu tous les records de la SM-liiga en commençant la saison par 14 victoires consécutives !

C'est simple, toutes les recrues ont fonctionné. Justin Morrison (Hambourg), Kurtis McLean (NHL/AHL) et Janne Keränen (HIFK) ont formé la meilleure ligne du championnat. Le centre tchèque de la deuxième ligne Jakub Petruzalek (NHL/AHL) n'était pas en reste, et Teemu Nurmi (Espoo) a refait surface en revenant sous les ordres de Rauli Urama, son ex-entraîneur à Tappara. Du coup, l'affluence, très stable depuis des années, a fait un bond de 15% pour passer à 4300 spectateurs.

Le gardien Petri Vehanen, surmotivé par sa sélection au premier tournoi de l'Euro Hockey Tour, s'imposait alors comme le meilleur gardien de la ligue. Et puis, en novembre, une proposition alléchante est venue troubler cette euphorie. Belzébuth s'est présenté en personne (le démon utilise "Ak Bars Kazan" comme alias mais il ne trompe personne avec son accent russe). Pour récupérer l'âme de Petri Vehanen, il offrait un pacte diabolique : un contrat de 2,5 millions de dollars pour le gardien, plus 1 million d'euros de dédommagement pour Lukko, et, tenez-vous bien, offert par la maison, un gardien gratuit dont vous n'aurez même pas à payer le salaire. Et pas le premier manchot venu : Mikael Tellqvist, l'ancien gardien de l'équipe de Suède.

Que faire ? Résister à la tentation pour préserver le fragile équilibre ? Ou accepter cette proposition qui ne se représentera pas ? Lukko n'est normalement pas sensible à l'argent, c'est le club le plus solide économiquement car il est la propriété d'une entreprise de nettoyage. Mais, quand on aligne suffisamment de zéros, même le renard le plus rusé finit par avoir la tête qui tourne... Les Finlandais ont cédé, persuadés que leur succès ne reposait pas que sur leur gardien.

Le petit Harri Tikkanen et le grand Tomi Pettinen ont en effet formé la paire défensive la plus infranchissable de la ligue avec des fiches de +26 et +25 (pour comparaison, l'autre défenseur au gros temps de jeu, l'Américain Charlie Cook, était à -2). Grâce à ces modèles de discrétion, Lukko était la meilleure équipe en infériorité : il fallait treize minutes et demie pour lui marquer un but. Mais voilà, Pettinen a pris une crosse dans l'il et sa saison s'est terminée. Tikkanen s'est cassé la main juste avant la pause olympique, et il est revenu. Trop seul pour tenir la baraque, cependant. Tellqvist a fait une saison correcte, mais sans les exploits de Vehanen.

Morale du conte philosophique ? Lukko est plus riche d'un million. Vehanen est devenu champion de son côté en Russie... mais pas ses anciens coéquipiers, descendus à la troisième place de la saison régulière et balayés en quart de finale par 4 victoires à 0 par le TPS.

 

HIFK Helsinki (6e) : meilleur que Saku Koivu ?

Qui aurait prévu un tel début de saison de la ligne Ahtola - Ramstedt - Granlund ? Jerry Ahtola, qui n'avait mis que 9 buts en 106 matches de SM-liiga, s'est révélé buteur sur le tard à 23 ans (23 buts) en bénéficiant de la compagnie de deux excellents passeurs. Élevé dans la tradition physique du HIFK mais doté d'un grand talent technique, Teemu Ramstedt était meilleur marqueur chez les juniors devant Lehterä (le MVP de cette saison) et a explosé un peu au même moment.

La grande attraction, c'est cependant le troisième larron. Mikael Granlund, apparu sur la couverture des magazines avant même que la saison ne commence, a suscité des comparaisons de plus en plus flatteuses. Comme Saku Koivu, il n'a pas un grand gabarit, mais une créativité et un sens du jeu développés. Comme Saku Koivu, il a débuté en SM-liiga à l'âge de 17 ans. Comme Saku Koivu, il a fait ses premiers coups de patin en senior à l'aile alors qu'il est un centre naturel. La comparaison s'arrête là, car le reste est largement en faveur de Granlund. Là où Koivu avait marqué 10 points à sa première saison, Granlund, avec pourtant six mois de moins, en a mis 40, plus jeune joueur de l'histoire de la SM-liiga à atteindre un tel total. Plus impressionnant encore : il a réussi cette performance en ayant manqué tout le mois de novembre à cause de blessures à l'aine.

La première ligne avait de la concurrence interne avec ce jeune trio, mais le capitaine Kim Hirschovits a gardé de justesse la couronne des marqueurs en bénéficiant du retour de blessure de Juha-Pekka Haataja en novembre. L'offensive du HIFK était donc vraiment dense, avec le centre défensif Petteri Wirtanen qui est mieux qu'un complément. Le retour en janvier de Kimmo Kuhta, qui s'était éteint à Hambourg, a encore ajouté un buteur supplémentaire. Le bilan est donc simple : la meilleure attaque de la ligue !

Mais gagne-t-on un championnat uniquement avec l'offensive ? Le défaut du HIFK était l'absence d'un grand gardien. Jan Lundell et Jani Nieminen se sont montrés trop limités en play-offs ces dernières années. Problème réglé en décembre avec l'arrivée de l'ancien gardien de NHL Mika Noronen, un peu en déshérence après une pige au JYP pendant la blessure de Tuokkala. Reste une défense dont certains éléments (le vétéran canadien Dale Clarke en particulier) ne se caractérisent pas par la sécurité dans leur zone.

Plus les play-offs approchaient, et plus Kari Jalonen a travaillé le système défensif. Peine perdue. En quart de finale, malgré un impressionnant 7-0 pour mener deux victoires à une contre HPK, les joueurs de la capitale ont perdu les trois manches suivantes.

 

Tappara Tampere (7e) : un record pour longtemps ?

On avait quitté Tappara sur une frustration la saison dernière. Champion avec Tappara dans toutes les catégories d'âge, Janne Ojanen voulait mettre un terme à sa carrière avec le record absolu de points en SM-liiga. Or, arrêté dans son élan par une blessure à la cuisse, il s'était contenté d'égaler le record. Après avoir subi une opération, il a annoncé fin août qu'il rempilerait une saison de plus, à 41 ans ! Il est revenu au jeu en novembre et a mis sept points de plus pour établir le nouveau total de référence : 799. La tentation d'en rajouter une couche pour faire un chiffre rond ? N'exagérons pas, cette fois Ojanen a pris sa retraite pour de bon.

Tappara prépare donc la suite et s'est encore inscrit dans la durée avec un contrat de 10 ans (!) offert à Tuukka Mäntylä. Mais à force de charges douteuses et de suspensions cette saison, le seul record que ce défenseur de 28 ans a chassé est celui des pénalités : 143 minutes, ce n'est pas mal, mais insuffisant pour battre l'ex-bourrin de NHL Sami Helenius...

C'est en fait grâce à l'attaque que Tappara s'est relevé de sa saison noire pour revenir en milieu de tableau. 181 buts contre 141 l'an passé, cela fait une belle augmentation. La cause en est toute trouvée : la ligne Enlund - Lehterä - Lucenius, trois joueurs au bel avenir.

Jori Lehterä avait quitté Jokerit pour Tappara parce qu'il savait que les ambitions y sont moindres et les places pour les jeunes plus nombreuses. Il a remporté le classement des marqueurs et le casque d'or du joueur de l'année, tout en permettant au toujours bien placé Jonas Enlund d'inscrire 28 buts. La SM-liiga est devenue trop étroite pour Lehterä, qui partira à Yaroslavl. La KHL se livre d'ailleurs à un pillage en règle puisqu'Enlund fait ses valises pour Novosibirsk en compagnie de son coéquipier Ville Nieminen, le vétéran de NHL.

Avec autant d'exils loin de la SM-liiga, ce n'est donc pas demain que le record d'Ojanen sera battu. De cette ligne prometteuse, il ne restera donc plus que le troisième larron. Niklas Lucenius a mûri sur l'aile de Lehterä, il serait intéressant de le voir retrouver la position qu'il occupait en junior, au centre.

 

Kärpät Oulu (8e) : la dynastie est-elle morte ?

Il était une fois une dynastie, qui a dominé le hockey finlandais avec quatre titres en cinq ans puis toujours une finale en 2009. Mais cette fois, c'est sûr : Kärpät est rentré dans le rang. Ce n'est pas faute pourtant de disposer toujours du plus gros budget du championnat.

Les "mercenaires" étrangers ont constitué des investissements rentables. Malheureusement, ils ont été les seuls. Pavel Rosa et Lukas Kaspar ont été les leaders offensifs et ont perpétué la tradition tchèque à Oulu. Pour son retour d'Amérique du nord où il n'avait pas obtenu de place durable en NHL, Kaspar a connu l'apothéose avec une entrée convaincante en équipe nationale et un titre de champion du monde en prime.

Belle réussite aussi, l'arrivée inattendue de Dmitri Yushkevich début novembre : le Russe, sorti de sa retraite à la surprise générale, a stabilisé la défense.

Le problème est que les Finlandais n'ont pas été à la hauteur. Kärpät pensait bien faire en négociant le retour près du cercle polaire de deux Nordistes pure souche, Kimmo Koskenkorva et Pekka Saarenheimo. Malheureusement, ils ont été incapables de confirmer à Oulu les belles statistiques obtenues dans de "petites équipes".

L'attaque des noirs a donc été miséreuse, d'autant que le centre numéro un Jari Viuhkola peine à retrouver son niveau et connaît des problèmes de dos récurrents.

Cela rend les Nordistes encore plus amers du départ de la pépite Mikael Granlund, une affaire qui avait fait scandale l'an passé et qui pourrait avoir des effets secondaires pour longtemps. Ilkka Larva, l'agent du supertalent, est persona non grata à Oulu : il avait fait casser le contrat de Granlund avec Kärpät après l'avoir proposé à tous les clubs finlandais... mais il avait en fait agi avec l'assentiment du père qui voulait déménager sa famille dans la capitale. Kärpät avait apaisé les esprits avec le joueur, qui avait fait augmenter le nombre de spectateurs lors de ses deux seules apparitions en équipe senior. L'image du club en a cependant pâti. C'est pire maintenant que Granlund a réussi une saison exceptionnelle. Voir le plus bel espoir du club éclore chez un concurrent pas réputé pour le développement des jeunes (HIFK) est un crève-cur pour Kärpät.

Les noirs espéraient connaître un sursaut en play-offs. Le gardien Tuomas Tarkki, qui avait perdu sa place de titulaire au profit de sa doublure Petri Koivisto, a enfin retrouvé la forme, et Kärpät a poussé le tenant du titre JYP jusqu'au septième match en quart de finale. Mais pas plus. Une nouvelle vague de départs à l'intersaison marque la fin d'une époque à Oulu.

 

Blues Espoo (9e) : pourquoi dépenser plus ?

Après des années à dépenser sans compter pour ne rien obtenir, les Blues sont repartis sur les chemins armés de leur seule guitare. Avec un budget diminué de 25%, c'est une équipe de 24 ans de moyenne d'âge, la plus jeune de SM-liiga, qui abordait la saison sans grandes ambitions. Le désarroi était même total quand le buteur Petri Lammassaari s'est blessé pour six mois lors du tournoi de Salzbourg en pré-saison...

On s'est donc appuyé sur une nouvelle génération, formée ailleurs mais arrivée à Espoo pour devenir championne de Finlande junior. Trois internationaux 20 ans étaient regardés de près : en dépit des apparences physiques, le centre aux larges épaules Joonas Nättinen s'est montré moins prêt aux joutes seniors que ses deux collègues aux épaules plus frêles, le défenseur Aleksi Laakso et le centre aux grandes qualités créatrices Jani Lajunen.

Son frère aîné, Ville Lajunen, malgré ses limites en patinage, a déjà un A sur le maillot et a terminé meilleur marqueur ex-æquo (38 points) de l'équipe alors qu'il est défenseur ! C'est dire l'absence de vrai leader offensif de cet effectif à qui il a manqué surtout un premier centre d'expérience.

Tout au long de la saison, Espoo s'est donc surtout reposé sur Iiro Tarkki, un gardien très constant... hormis cette erreur sur un but encaissé de la ligne rouge au premier match des pré-playoffs. Il a par conséquent perdu son duel contre son frère Tuomas qui a fait respecter le droit d'aînesse. C'est la cinquième fois de suite que les Blues sont éliminés par Kärpät en séries !

Que l'on fasse appel à des stars surpayées ou à des jeunes, et même en changeant de logo tous les trois ans, le résultat est donc grosso modo identique.

 

Jokerit Helsinki (10e) : où est passée la super-génération junior ?

Le Jokerit avait endossé le costume de favori avec les retours de Russie d'Esa Pirnes et Jukka Hentunen et le retour de Suède d'Antti-Jussi Niemi. Autant de joueurs qui ont laissé de bons souvenirs et qui étaient attendus avec impatience par leurs supporters.

Ceux-ci ne cachaient pas non plus leur joie de voir leur club, qui n'alignait plus de juniors depuis des années, exploiter enfin ces gamins qui ont grandi avec "Jokerit" tatoué sur le cur et qui avaient écrasé tout sur leur passage en junior B en 2008. Malheureusement, on aurait dit que les "Blues" étaient des "bleus" envoyés au front servir de chair au canon au premier jour de la Grande Guerre : jusqu'à huit juniors blessés en même temps ! Le leader de cette génération, Teemu Pulkkinen, un bon buteur qui doit apprendre à jouer plus collectivement, a peu joué et a été finalement prêté en division inférieure. Un gâchis ?

Le Jokerit rêvait d'être premier, il s'est retrouvé un moment... dernier. Le propriétaire Harry Harkimo étant connu pour son impatience, la réputation de l'ancien sélectionneur Hannu Aravirta ne l'a pas sauvé du licenciement. On a trouvé un CV plus impressionnant que le sien en faisant revenir Hannu Jortikka, qui a ramené de l'envie dans le jeu des jokers.

Mais il n'aurait sûrement pas signé sans la garantie d'avoir du renfort. Avec la relève à l'infirmerie, tout le monde s'est vite aperçu qu'une seule ligne forte ne suffirait pas au Jokerit. Le beau projet d'équipe 100% finlandaise, vanté à corps et cris par Harkimo après l'échec de l'an dernier, aura duré deux mois. Trois Nord-Américains sont arrivés pour densifier l'effectif, notamment défensivement. Mais celui qui a tout changé, c'est un Suédois.

Fredrik Bremberg, véritable magicien avec le palet, a ranimé l'esprit du joker, talentueux et imprévisible. Jukka Hentunen s'est réveillé à ses côtés après un début de saison catastrophique. Et c'est aussi par son intermédiaire qu'est arrivé Michael Nylander, sans contrat en NHL et qui ne jouait qu'en AHL. Bremberg a déclaré à Aftonbladet au sujet de son ami : "Chacun connaît la qualité de Nylander. Il fait de nous un candidat au titre."

Cela faisait des mois que les supporters se lamentaient du déficit avéré au centre derrière Pirnes. Quoi de mieux que Nylander pour amener du métier à ce poste. À la différence de Bremberg, Nylander ne fait pas l'unanimité. Ses habituels tourniquets avec le palet dans les coins sont toujours controversés, mais il a regagné à la surprise générale une place en équipe de Suède.

Pour le Jokerit, en revanche, il n'y a pas eu de miracle. Avec ses défenseurs si lents, il a été qualifié par miracle pour les pré-play-offs où il a été éliminé par Tappara. Et il ne faudra même plus compter sur Bremberg : il ne s'est pas plu en Finlande et souhaite rentrer au pays. Le prochain budget a été taillé dans le gras, et il n'y aura même plus de signatures sensationnelles, ni des anciens de la maison ni des renforts étrangers.

 

Saipa Lappeenranta (11e) : comment gâcher un exploit

Le SaiPa a plus que jamais le plus petit budget du championnat. L'âme de cette "petite équipe" est le capitaine Ville Koho, leader sur et en dehors de la glace, systématiquement reconduit chaque année. Le chef de la défense est Joni Tuominen. Autant de joueurs parfaitement inconnus ailleurs, sans aucune référence ailleurs qu'à Lappeenranta, capitale de la Carélie du sud à vingt kilomètres de la frontière russe.

La seule star est le massif Shayne Toporowski, un vétéran qui est resté comme dans toute sa carrière un pointeur très régulier. Il a cependant laissé le titre de meilleur marqueur de l'équipe au centre passeur Tyler Rendenbach, qui arrivait d'Odense dans le championnat danois. Compte tenu de ses moyens limités, le SaiPa a toujours recours à des filières de recrutement peu prestigieuses. Le troisième Canadien, Scott Barney, un joueur physique passé par la NHL, l'AHL et la DEL, n'a ainsi été récupéré... qu'après un essai non concluant à Bietigheim-Bissingen en 2e Bundesliga allemande !

Avec ces fidèles et ces seconds choix supposés du marché, le SaiPa a pourtant failli devancer les millionnaires du Jokerit. Mais à la dernière journée, il a laissé passer la qualification en play-offs qui lui tendait les bras en perdant contre la lanterne rouge Ilves. Le SaiPa termine donc hors du top-10, pour la huitième fois en neuf ans. Quel dommage d'échouer si près du but...

 

Pelicans Lahti (12e) : Aravirta était-il une fée ?

Il y a deux ans à peine, les Pelicans volaient dans le haut du classement avec un entraîneur nommé Hannu Aravirta et un gardien nommé Antti Niemi. Et puis, leurs destins se sont séparés... Aravirta a signé pour un beau défi au Jokerit et s'attendait à tout sauf à se faire virer au bout de deux mois. Niemi a remporté la Coupe Stanley avec Chicago. Et les Pelicans, eux, se retrouvent à nouveau le bec dans l'eau en fond de classement.

Le titulaire depuis le départ de Niemi, Tommi Nikkilä, s'est révélé moyen dans les buts. En novembre, on a donc engagé le vétéran Marc Lamothe, ancien meilleur gardien d'AHL qui vient de passer cinq ans en Russie. Mais le Canadien n'a pas fait mieux que ses collègues, et les Pelicans se sont retrouvés avec la moins bonne défense de la ligue.

C'est d'autant plus dommage que l'attaque, elle, s'est améliorée. À défaut de fondations solides, le club disposait en effet de deux purs talents offensifs. Vili Sopanen (21 buts) se distingue par un style de jeu très risqué : ce produit du club partira pour le JYP.

Quant à Juhamatti Aaltonen, formé par Kärpät, il lui aura suffi d'une saison à Lahti pour exploser  : 28 buts en championnat et une entrée réussie en équipe de Finlande. Aux championnats du monde, Aaltonen était l'un des joueurs les plus éclatants par ses dons phénoménaux en un contre un. Une technique affinée qui n'a pas échappé aux yeux russes : il a été recruté par le Metallurg Magnitogorsk.

À Lahti, il ne reste donc plus rien. C'est comme si les trois quarts de finale obtenus par Aravirta n'étaient qu'une parenthèse enchantée. L'entraîneur d'expérience avait su transformer en carrosse... un effectif qui a vite repris ses allures de citrouille.

 

Ässät Pori (13e) : que vaut durablement Rynnäs ?

Ässät, descendu en trois ans de la finale au barrage de maintien, tarde à re-décoller. La recrue la plus chère, Kamil Piros, a fait un four : le barbu tchèque a marqué 5 points en 22 rencontres avant de repartir en Suède. C'est comme toujours Marko Kivenmäki qui a mené le classement interne des pointeurs : cet excellent distributeur en jeu de puissance fait marquer même des coéquipiers peu connus pour leur talent de buteur comme Marko Luomala (27 buts !). C'est la dixième saison de Kivenmäki à Pori, et tout le monde pensait qu'il y finirait sa carrière. Choc au milieu de l'été : il retournera dans son club formateur TPS.

Comme l'attaque est très limitée en dehors de Kivenmäki, l'entraîneur Pekka Rautakallio a surtout rebâti l'équipe sur la défense, en faisant confiance aux jeunes joueurs locaux. Par exemple Jesse Jyrkkiö, un défenseur offensif de 20 ans qui tire de la droite. Son talent, déjà sensible en junior, avait été ignoré des recruteurs en raison de sa taille moyenne (180 cm). Tant mieux pour Ässät : Jyrkkiö a certes commis des erreurs dans sa zone en début de saison, mais il a vite pris un rôle important.

Il faut dire que la défense était "légère". Son leader n'était autre que l'ex-Brestois Ville Uusitalo, pas un gabarit imposant même s'il s'engage beaucoup physiquement. Il manquait un roc à cette arrière-garde. Un roc... ou plus précisément un Kudroc ! Le joker slovaque de deux mètres, Kristian Kudroc, a amené de la stabilité et était exactement ce que les supporters espéraient pour bâtir l'avenir.

Il ne faudra plus compter sur Jussi Rynnäs, le joueur-culte de la saison écoulée. Formé à Pori, ce gardien de 193 cm avait ensuite passé un an en prêt comme doublure de divers clubs de division inférieure, sans convaincre. Personne n'aurait imaginé que, dès sa première saison, il terminerait avec le meilleur pourcentage d'arrêts de la ligue (92,9%). Bien sûr, Ässät s'est dépêché de le prolonger, mais c'était sans compter sur l'intérêt inattendu de la NHL. Rynnäs a signé un contrat de deux ans avec Toronto, qui avait déjà tenté le coup avec un talent tardif venu de nulle part l'an passé (Jonas Gustavsson). De là à comparer les deux cas... Rynnäs n'a joué que pour un club de bas de tableau, même si les regards se sont braqués sur lui au fil de la saison. Que vaut-il vraiment au-delà de cette trentaine de matches disputés cette saison ?

 

Ilves Tampere (14e) : cette saison restera-t-elle une exception ?

Ilves avait accroché les play-offs mais enchaîné par une réduction de budget drastique, coupant la masse salariale de 15%. Le nouvel entraîneur Heikki Malkiä est un fanatique de la discipline, mais les jeunes joueurs qui lui ont été confiés ont paru encore bien tendres.

Il aurait normalement dû s'appuyer sur Markus Seikola, le leader des lignes arrières. Malheureusement, s'il a marqué toujours autant, terminant meilleur pointeur du championnat chez les défenseurs, ses prestations purement défensives ont connu un net déclin. Sa fiche est passée de +17 à -7, ce qui veut tout dire.

L'enfant du pays Juha Pitkamäki a aussi déçu pour son retour au club après trois ans en Suède : le gardien ne paraissait plus aussi serein qu'avant. Il faut dire que la défense qui le protégeait à l'époque était sûrement d'un autre niveau... En décembre, Ilves a donc eu recours à Jani Hurme, dont Malmö venait de racheter le contrat cher et inutile puisqu'il n'y jouait presque plus. Le dos de Hurme reste source d'inquiétude, et il s'est blessé à son premier match à Tampere. Même quand il est revenu, il n'a pas sauvé grand chose.

Ilves a alors enchaîné neuf défaites de suite en janvier, et une croix a été définitivement tirée sur sa saison. On a laissé partir en Suède le meilleur joueur Jussi Pesonen, par mesure d'économie. La défense a été modifiée pour assurer l'essentiel, le maintien en SM-liiga, par 4 victoires à 1 contre le champion de Mestis (Jokipojat).

Le plus étonnant dans la saison d'Ilves, c'est que son bilan à égalité numérique est équilibré ! C'est la preuve de l'importance des unités spéciales dans le hockey sur glace : sa faiblesse en infériorité et en supériorité numérique a condamné le lynx à cette place peu reluisante.

La dernière fois que ce club traditionnel avait dû sauver sa peau en barrage de maintien, c'était il y a quinze ans, et Ilves n'avait raté qu'une fois les play-offs depuis lors. Il faut dire qu'il y avait un garant du succès, le recordman mondial des sélections Raimo Helminen. Pas sûr que les quinze prochaines années soient aussi constantes, car un joueur de cette trempe ne se trouve pas facilement...

Marc Branchu

 

 

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