Tomáö Plekanec, par lui-même

 

(English version)

 

AU TOUT DÉBUT

Ce fut ma mère qui m'amena à la patinoire (que l'on appelle "Stade d'Hiver"). Elle était bonne amie avec ma maîtresse de maternelle, dont le fiancé enseignait le hockey aux enfants à Kladno. Ces relations m'ont permis de joindre le programme de hockey de Kladno.

Mon premier entraînement sur la glace fut dirigé par M. Karel Beran. C'est lui qui a entraîné Jaromír Jágr en juniors. Durant cet entraînement, je me tenais juste le long des bandes, tenant d'avancer un peu. A partir du suivant, j'ai commencé à assister aux classes de préparation.

J'ai suivi l'école de hockey à partir de la classe 3. De la classe 3 à la classe 8, j'étais entraîné par M. Miroslav Mach, père d'un ancien joueur d'Extraliga. Il me donnait souvent jusqu'à 50 minutes de temps de glace par match. Je jouais dans toutes les situations : en attaque, en défense, en jeu de puissance, en infériorité... Si j'étais capable de jouer dans une situation, j'y allais.

Chaque équipe avait deux ou trois joueurs qui étaient les meilleurs de leur catégorie. L'équipe dont les meilleurs joueurs marquaient le plus remportait généralement la victoire. Ces matches consistaient principalement en l'apprentissage des fondamentaux - tir, passe, contrôle de la crosse, etc... Il n'y avait pas beaucoup de tactique et de schémas à ce stade.

Je pense que, parmi les jeunes, il y a toujours deux types de joueurs : ceux qui adorent le hockey et qui en font la chose la plus importante de leur vie ; et ceux qui n'y jouent que pour passer le temps. J'ai pris conscience de cette différence entre la classe 8 et la classe 9.

Plus tôt, je marquais 70 buts et 150 points par saison. Cependant, à partir de la classe 8, les différences entre les joueurs s'amenuisaient, il y avait de moins en moins de buts marqués, y compris les miens. Chacun savait bien patiner à ce point.

Quand j'étais en classe 7, je jouais parmi ceux de la 8. En classe 8, de nouveau, je jouais avec des enfants qui avaient un an de plus. En classe 9, nous apprenions la tactique, et nous étions supposés être prêts pour la catégorie "dorost" (~ cadets). En classe 9, je commençais déjà à jouer avec eux. J'étais entraîné par Milan Skrbek, qui allait être plus tard l'entraîneur des seniors. Il m'a appris les tactiques défensives - en zone défensive, en zone neutre, etc. A partir de la catégorie "dorost", les matches étaient joués plus sérieusement et avec plus d'intensité. Tout le monde ne veut qu'une chose - la victoire !

L'ECOLE - LES BASES DE LA VIE

Hockey, entraînement, sommeil, le même cycle se répétait encore et encore. Je ne m'inquiétais guère d'autre chose à l'époque. Mon principal souci, en fait, était l'école. Jusqu'à ce que j'arrive au neuvième niveau, je n'avais jamais eu de note pire qu'un C. Je n'avais jamais eu à étudier jusqu'alors, sauf peut-être pour quelques gros contrôles vraiment importants, mais c'était assez rare. Mes parents essayaient de me donner de bonnes habitudes de travail, et je me souviens d'eux me disant "va travailler". La plupart du temps, je faisais simplement semblant. Il y avait bien des jours où j'ouvrais un livre d'exercices, mais seulement quelque chose comme une fois par mois.

Dès la fin de l'école, je me précipitais au Stade d'Hiver et j'y passais la journée entière ! J'y allais par exemple quatre heures avant l'entraînement, et je le quittais trois ou quatre heures après la fin. J'y faisais également des visites durant les autres rencontres. Quand il y avait cinq matches au cours de la journée, j'étais assez facilement capable de les voir tous. Je regardais surtout les plus âgés, puisque je pouvais plus apprendre d'eux. Je regardais les joueurs des catégories juniors. Je me rappelle encore quand Zdeno Chara était venu avec le Sparta jusqu'à Kladno.

Ma meilleure année d'école fut au neuvième niveau. Nous savions déjà ce qu'il fallait dire aux professeurs, et comment leur mentir pour passer outre nos devoirs. Quand il y a vingt étudiants dans une classe, il est difficile de garder la trace de chacun d'entre eux. Nous voulions jouer au hockey, et l'école était un fardeau pour nous. Je la considérais à cette époque comme une grosse et déplaisante obligation. Je ne pensais pas à ce que cela pouvait apporter de bien à ma vie. Cela a changé quand j'ai intégré un lycée.

LE HOCKEY PRENAIT LE PAS SUR LE RESTE

Je jouais également au football dans ma jeunesse. A Kladno, cependant, le niveau était très bas, et il n'y avait pas de bonne équipe, donc je ne pouvais aller nulle part et le football était juste un amusement. J'avais des jambes musclées grâce au hockey, donc je tirais souvent de loin et je marquais beaucoup de buts. Les gardiens étaient petits et ne pouvaient pas les arrêter. Je jouais milieu axial, ce qui est un peu comme être centre en hockey sur glace. De tous les joueurs de mon âge, j'étais le seul à jouer au football. Hormis cela, je passais tout mon temps au Stade d'Hiver, et j'y recrutais des joueurs. Petit à petit, j'avais moins de temps pour d'autres activités. Je ne jouais qu'au hockey et au football, et ne faisais rien d'autre. Il était difficile de faire les deux, et finalement j'ai commencé à préférer le hockey. J'étais de moins en moins assidu aux entraînements de football. D'abord, je n'y allais que la veille des matches. Ensuite, même cela, c'était déjà trop. J'ai dû arrêter le football.

L'ECOLE - LES BASES DE LA VIE II

Mes études au lycée professionnel avaient commencé avec l'examen d'admission. Mon premier choix était l'Académie de Commerce de Kladno. C'était un programme de quatre ans avec un examen diplômant final. J'ai étudié pour l'examen d'admission, mais d'où je venais, je n'y connaissais pas grand-chose. Dans notre école de hockey, nous travaillions beaucoup moins dans une classe normale. Les leçons commençaient à onze heures du matin pour s'achever à 14h30 ou 16h.

Je n'ai pas adopté la bonne stratégie et j'ai étudié sur du matériel dépassé. A la fin, je n'avais quasiment rien appris. J'ai fini 59è sur 60 étudiants aux tests d'entrée, et cela m'avait rendu nerveux, même si plus tard j'allais plaisanter sur cette mauvaise note. Ils ont accepté tout le monde, et les sujets étudiés étaient différents de ceux de l'examen, et je me suis rendu compte que c'était le plus important. Dans ma nouvelle classe, j'étais dans la moyenne des étudiants, il y en avaient des bien pires que moi.

Mon deuxième choix étaient "manipulation postale" (travail de bureaux de poste - tri, etc), également avec diplôme, mais je n'avais vraiment pas l'intention d'étudier cela. Mes amis se foutaient souvent de moi à cause de ça, et je ne voulais pas être pris pour un idiot. Ce "deuxième choix", je le devais en fait à ma mère. Elle connaissait le directeur de cette école, et il disait qu'il n'y aurait pas de problème pour moi pour jouer au hockey, mais je n'en avais que faire.

Au début, les professeurs de l'Académie de Commerce m'ont mis des obstacles à cause du hockey. Rapidement, ils ont appris à me connaître. A la fin de ma première année, ils m'ont autorisé à étudier individuellement. Dès lors, je n'assistais quasiment à plus aucun cours. Je venais généralement pour un cours dans la journée, et je recopiais tout à partir des cahiers de mes amis à la maison. Bien sûr, j'étudiais pour les contrôles. Contrairement à ce qui se passait auparavant, je mettais beaucoup d'énergie dans mes études à l'Académie.

1996/1997 - 14 ANS ET DÉJÀ EN DOROST

Quand je suis arrivé en dorost alors que j'étais en classe 9, le futur Red Wing de Detroit, Jirí Fischer, était encore dans l'équipe. Pour mon premier match, je suis rentré en jeu en deuxième période et j'ai immédiatement passé le palet à Fischer, et il marqué !

Quand j'ai commencé à jouer à ce niveau, j'étais effrayé parce que M. Skrbek était très strict. J'étais très nerveux et je faisais beaucoup de vilaines erreurs. La saison suivante, j'ai eu beaucoup de temps la glace. J'ai marqué de nombreux buts et j'ai beaucoup joué en jeu de puissance. J'étais sur la ligne d'Ivan Huml et j'ai fini troisième meilleur buteur du championnat et premier du club. Déjà à l'époque, je savais que je pouvais pratiquer mon meilleur hockey en tandem avec Ladislav Vlcek. Malheureusement, nous n'avons jamais été sur la même ligne avant que j'arrive en équipe A.

1997/1998 - EN EQUIPE NATIONALE DES MOINS DE 16 ANS

A un tournoi inter-régions, les entraîneurs sélectionnaient l'équipe nationale des moins de seize ans. Quarante joueurs étaient choisis et invités pour des tests à Nymburk. J'ai terminé avant-dernier du test, mais j'ai quand même été pris parmi les vingt joueurs de l'effectif. Le premier camp d'entraînement avait lieu en Slovaquie, où nous avons joué trois matches. J'étais impressionné par l'expérience et je n'ai pas très bien joué. Cependant, ils ont continué à m'inviter. En moins de 16 ans, je n'étais pas si bon, et j'étais vraiment trop jeune à l'époque. J'ai été meilleur en moins de 17 ans, où j'ai joué sur un bloc avec Lukes, Pavlas, Cerný et Palice. En moins de 18 ans, cependant, mon jeu s'est un peu désagrégé.

1998/99 - EN TANT QUE JUNIOR EN EXTRALIGA "A"

Au cours de la saison 1998/99, je suis passé en juniors et j'ai été sélectionné en équipe nationale des moins de 18 ans. C'était ma dernière saison comme ailier droit. C'est vers cette époque que j'ai commencé à sentir que le hockey pourrait devenir mon métier. Les juniors de Kladno jouaient très bien et connaissaient une saison riche en victoires. Nous avons atteint les finales et j'étais le meilleur marqueur de toute l'Extraliga juniors. J'ai aussi été appelé dans l'équipe A de Kladno, en Extraliga.

Otakar Vejvoda nous entraînait au début de la saison, mais environ un mois plus tard, le coach de l'équipe A, M. Sindler, a eu des problèmes de santé et a dû quitter son poste. M. Vejvoda l'a par conséquent remplacé. Quand Kladno avait un ou deux blessés, il rappelait à chaque fois des juniors pour combler les trous. Il les sélectionnait d'après leurs performances dans les matches précédents donc presque chaque joueur de notre équipe a pu jouer quelques matches d'Extraliga pendant cette saison. Ce fut une ÉNORME motivation pour nous autres, les juniors.

M. Vejvoda m'a sélectionné parmi les premiers et j'ai disputé deux matches. Le premier était contre Karlovy Vary, et j'avais 15 ans et 240 jours. J'ai joué deux périodes sur la ligne de Burger et Hoslan. Cela avait été mon rêve depuis que j'avais dix ans ! Je regardais ces joueurs, et cinq ans plus tard je me retrouvais à leurs côtés. Par deux fois, j'ai eu une opportunité de 2 contre 1, et j'ai été compté -1 parce que j'étais sur la glace alors que nous avions encaissé un but. Malgré cela, je ne pense pas avoir été trop mauvais. La patinoire de Karlovy Vary était comble et le score final était de 2-2. Le match suivant, contre Litvínov, Je suis resté sur le banc pendant les soixante minutes, et nous avons concédé le nul 3-3. Ensuite, nous avons joué à l'extérieur face au Sparta Prague, et j'ai joué la seconde moitié du match. Je suis monté trois ou quatre fois sur la glace, mais je n'ai pas beaucoup touché le palet. Le résultat final fut également un nul, 3-3.

1999/2000 - MA PREMIÈRE CRISE - EN EQUIPE NATIONALE 18 ANS

Ce fut ma première saison comme centre, et elle fut très mauvaise - aussi bien du point de vue technique que comptable. Ce fut une expérience bien misérable. Cette mauvaise saison trouve probablement son origine dans le premier camp d'entraînement de l'équipe nationale. En août, nous jouions un tournoi des moins de 18 ans à Trebic. Je n'avais jamais manqué un rendez-vous de l'équipe nationale jusqu'alors, et là ils me jetaient dehors. Je concevais qu'il était vrai que je ne jouais pas un hockey absolument fantastique, mais j'ai conservé comme un sentiment d'injustice tout au long de la saison.

Nous avons joué trois matches contre l'équipe américaine. Je n'ai pas été bon au premier, et du coup j'ai été mis de côté au deuxième comme punition. Cependant, au troisième match, nous avons gagné 6-4 et j'ai marqué un but et effectué deux passes décisives. Ma ligne, avec Palice et Lukes, a inscrit cinq buts sur six.

Juste après la rencontre, Ales Pavlas et moi avons été renvoyés chez nous. J'étais vraiment excédé. M. Stanislav Berger entraînait les moins de 18 ans, et je n'étais pas, à l'origine, censé jouer les infériorités numériques. Mais on m'y a aligné une fois et j'ai même réussi à y marquer un but ! Par la suite, pourtant, je n'ai plus joué en infériorité, et quasiment plus du tout. A la fin de la période, ce fut la douche froide quand il me déclara que j'avais mal joué.

De plus, je n'aimais pas sa manière de diriger les entraînements. Il m'a coaché des moins de 16 ans aux moins de 18 ans, et je n'étais pas le seul joueur avec lequel cela se passait mal. J'en veux pour preuve l'équipe des moins de 20 ans. On n'y trouve que très peu de joueurs des différentes sélections de M. Berger. Psychologiquement, ce camp m'a donné un rude coup au moral.

Cette saison-là, j'ai ensuite assisté à tous les camps d'entraînement de l'équipe nationale. J'ai joué, mais pas aussi bien que je l'attendais. Le point d'orgue de cette horrible saison fut la sixième place aux championnats du monde des moins de 18 ans à Zurich et Kloten. Ce fut la pire place dans l'histoire du hockey tchèque et tchécoslovaque. Je sentais que ça allait se finir ainsi parce que cela prenait forme au fur et à mesure de la saison. Nous ne jouions pas comme un vrai collectif, et j'avais également de mauvaises sensations sur mes propres performances. J'ai joué de plus en plus de matches cette année-là, mais le camp à Trebic n'était pas oublié, et je n'ai pas pu m'améliorer jusqu'à atteindre un niveau acceptable. Je n'avais pas de problèmes extérieurs, mais les progrès que j'attendais ne sont jamais survenus.

L'ECOLE - LES BASES DE LA VIE III

A la fin de mon année junior, je jouais pour l'équipe A et je me disais que je n'allais pas me punir moi-même plus longtemps. J'avais arrêté d'aller à l'école. Mes parents en furent désolés, mais ils ont finalement compris. Cela faisait un an et trois quarts que je n'allais plus en classe et cela ne me manquait pas. Oui, je m'ennuyais parfois, et j'avais parfois des "idées noires" puisque je n'allais pas avoir mon bac, mais c'était rare. Quand ma mère était de mauvaise humeur, on se disputait et elle me disait de prendre un travail à temps partiel ou d'étudier l'anglais au lieu de rester à la maison à glander. Elle n'a pas réussi à me convaincre, ceci dit.

Parfois, j'étais lassé de ne rien faire et je me disais "s'il y a un moyen d'avoir le bac, je le passerai !" Une amie de la famille nous a aidé à trouver les bonnes conditions, et j'ai réalisé qu'il y avait une chance que je puisse y parvenir. Donc maintenant je suis "l'école du soir" chaque jeudi de 15h à 18h, où j'étudie les activités de service public. Il y a environ dix matières, et la composition est assez proche de celle du lycée. Ma première année a été validée grâce à mes études précédentes, mais il me reste quatre années. C'est une grande motivation pour moi d'essayer d'avoir le bac en restant dans cette école. Je garde bon espoir. C'était une décision complètement personnelle et indépendante de retourner à l'école.

1999/2000 - UN CONTRAT PROFESSIONNEL POUR PRESQUE RIEN

A la fin de la saison 1998/99, Kladno avait peur que je parte. Donc j'ai dû signer mon premier contrat professionnel. Il ne me donnait droit qu'à 3000 couronnes par mois et était valable pour trois ans. En gros, j'étais plus ou moins contraint de le signer car je savais qu'ils pourraient ne pas me laisser jouer et que j'aurais des problèmes avec les dirigeants? C'est comme cela que ça se passe en hockey. Et je ne crois pas que ce soit pire à Kladno que n'importe où ailleurs. J'ai signé deux jours après avoir reçu leur offre.

J'avais reçu ma première offre de Karlovy Vary, qui m'avait offert 2000 couronnes par mois (ce n'était pas considéré comme un contrat professionnel), et j'avais presque décidé d'aller là-bas. Avant d'accepter, j'avais consulté quelqu'un en qui j'ai toute confiance, et il m'avait conseillé de rester à Kladno. A cette époque, il semblait que le hockey risquait rapidement de disparaître à Kladno, et Karlovy Vary avait une équipe où j'aurais pu me sauver du naufrage. Finalement, l'autorité de mon consultant a prévalu et je suis resté à Kladno. Je n'ai certainement pas à le regretter.

DÉCEMBRE 2000 - CHAMPIONS DU MONDE JUNIORS !

Maintenant que de l'eau a coulé sous les ponts, je ne pense pas que nous étions de supers amis à l'époque, mas nous étions capables de nous conduire comme tels. Nous n'avions pas de discussions ou de sorties communes alors que nous nous voyions trop souvent. Il y avait plusieurs groupes. J'échange toujours des e-mails avec Nedorost, Vrbata, et quelques autres qui jouent en Extraliga. Je pense que nous souhaitons tous le succès des autres et que nous suivons la carrière du reste de l'équipe.

A la fin de ces championnats du monde des moins de 20 ans, je me suis rendu compte de ce qu'est la fierté nationale. Quand le match était en direct à la télévision, quand les gens nous ont envoyé des messages de soutien, et quand ils nous ont encouragés, je l'ai ressenti en moi. J'étais vraiment fière d'être tchèque. Je suis convaincu que ce sentiment ne perdra jamais son originalité, et que je ressentirai à jamais cette fierté en portant le maillot de l'équipe nationale.

2000/2001 - MEMBRE A PART ENTIÈRE DE L'ÉQUIPE 'A' DE MA VILLE NATALE

Mon but était de jouer autant de matches en seniors que possible. J'aurais été reconnaissant de réussir à jouer dix rencontres. Je ne m'attendais pas à être un membre permanent de l'équipe senior.

Il y avait trois gars qui se disputaient une place parmi les seniors - Taticek, Frolik, et moi. Martin Frolik est parti au Canada à la fin. Initialement, Taticek était probablement censé intégrer l'effectif, vu que j'ai mal entamé les matches de préparation. A la fin, c'est moi qui ai été choisi. J'ai bien joué les deux derniers matches amicaux - à domicile contre le Slavia et Beroun. Je n'ai pas marqué, mais j'étais content de ma performance.

Ils m'ont d'abord placé sur la quatrième ligne, mais pas comme centre. A partir de la dixième journée, j'étais aligné comme centre sur une ligne avec Ladislav Vlcek et Premsyl Sedlak. Nous avons bien joué du début à la fin de la saison. Enfin ! Lada et moi étions réunis. Je savais que nous allions bien nous entendre sur la glace mais les entraîneurs avaient hésité à nous laisser longtemps ensemble. Finalement, nous sommes passés sur la troisième ligne, et avons même participé à quelques supériorités numériques. J'étais celui qui contrôlait le palet et distribuait les passes, "Sedlo" devait être le finisseur et marquer les buts, et Vlcek jouait normalement un rôle plus défensif. Finalement, Lada et mois avons engrangé le plus de points, mais je ne veux pas sous-estimer l'apport de Premek. Les meilleures rencontres de notre ligne eurent lieu contre Trinec, où nous avons marqué deux jolis buts, et contre Karlovy Vary. J'ai marqué un but et gagné le Casque d'Or Deli Super (un prix pour l'un des trois plus beaux hockeyeurs du mois en Extraliga).

JUIN 2001, MIAMI, FLORIDE (USA) - DRAFTÉ PAR LES CANADIENS DE MONTRÉAL

Quand j'étais un petit enfant, je ne pensais pas à une possible carrière dans le hockey. J'allais à la patinoire pour rencontrer mes amis, principalement avec mon grand-père. Il s'asseyait avec ses amies au bar de la patinoire où je revenais entre deux virées dans la patinoire. Mon entraînement durait environ une heure, et le reste du temps je traînais aux alentours. L'important pour moi était de m'amuser. Je ne pensais pas à ce qu'il se passerait plusieurs années plus tard.

Plus tard, mon but était de jouer pour Kladno, puis de jouer dans les équipes nationales de jeunes. J'étais certain de ne pas traverser l'océan très jeune. Je ne voulais pas me perdre dans une quelconque ligue junior canadienne. Je préférais percer ici. Je suis un joueur petit et technique, et jouer là-bas est une chose à laquelle je n'ai jamais songé. Je ne pensais pas beaucoup à la NHL, mais c'était mon but lointain, comme pour un peu tout le monde probablement.

S'ENTRAÎNER DUR - LA VOIE DE LA RÉUSSITE

Durant l'été 2000, je suis revenu à mon entraînement estival traditionnel : musculation, course, et sports comme le tennis. J'y jouais du matin au soir si j'avais un adversaire. Je jouais également au football, mais vous avez besoin de beaucoup de monde pour cela, et il n'y en a pas forcément beaucoup aux alentours. Pendant l'été, j'ai commencé à m'entraîner avec l'équipe senior. Notre entraîneur était Eduard Novak, et c'était un camp d'entraînement difficile - le plus dur de ma vie jusqu'alors ! Nous avons beaucoup couru et levé énormément de poids. Notre entraînement était long et épuisant, mais j'étais généralement parmi les derniers à partir. A tous les tests, j'étais près du bas de la liste, quelquefois même dernier. Je n'ai jamais été un coureur très rapide, même je me suis un peu amélioré maintenant. S'il est possible que je sois meilleur dans les tests aujourd'hui, c'est probablement parce que les autres joueurs de Kladno vieillissent et sont plus lents.

DES HAUTS ET DES BAS - MA VIE SOCIALE

Je ne célèbre pas beaucoup mes victoires, et je ne vais jamais dans les bars. Je suis allé deux fois dans ma vie en discothèque et une fois dans un bar. Je ne cherche pas non plus les "rassemblements sociaux".

A Kladno, l'équipe ne va pas dans les bars. Quand nous jouions mal et sommes tombés à la dernière place durant la saison 2001/02, nous y sommes allés pour la première fois. C'était après un match à domicile contre Plzen, pendant une trêve pour l'équipe nationale. Nous ne pratiquions pas un bon hockey, et nous avons tenté d'en comprendre les raisons. J'ai bu un Coca, et j'ai pris deux gorgées de bière. Ils m'ont versé trois chopes, mais je ne les ai pas bues. J'en ai vidé une discrètement et j'ai caché les deux autres. J'ai bu la majeure partie d'une canette d'un coup.

LA RESPONSBILITÉ ET L'AUTO-CRITIQUE

Cela ne me pose pas de problèmes de prendre mes responsabilités. Par exemple, je suis l'un des premiers à arriver à l'entraînement. Je ne peux pas dire que je travaille jusqu'à l'épuisement complet, car j'essaie de m'entraîner de façon relaxée mais enthousiaste ("jusqu'à ce que le corps autorise"). Je travaille surtout l'été et pendant les trêves internationales.

Je pense que je suis critique envers moi-même, parfois même trop peut-être, comparé à d'autres. Non seulement je juge ma propre performance, mais aussi celle de mes coéquipiers. Je déteste radoter avec des "si ceci, et si cela". Je n'utilise pas ce genre d'excuses. Je n'aime pas non plus dire à quelqu'un qu'il a mal joué, et cela ne m'est probablement jamais arrivé. Tous les joueurs veulent surtout que leur équipe gagne. Quelqu'un qui marque des buts, par exemple, sera évidemment satisfait. Cependant, je pense que les joueurs devraient essayer de réussir à la fois une victoire collective et une bonne prestation individuelle.

MONEY, MONEY, MONEY

J'ai dû apposer ma signature sur mon contrat actuel de trois ans. En première année, je recevais 10000 couronnes par mois. Maintenant, pour ma deuxième année, mon salaire est passé à 14000 couronnes. En général, les salaires ne sont pas très proportionnels aux performances des joueurs. De mon point de vue, la répartition en Extraliga n'et pas très juste. Pavel Geffert m'a dit, par exemple, que quand il avait mon âge, il gagnait 1300 couronnes par mois. Il a ajouté que ce salaire représentait beaucoup d'argent pour lui à l'époque. Je sais qu'il disait cela comme une boutade, sans penser à mal.

Tout cela dépend si votre club a beaucoup d'argent ou pas. Je m'en fiche, cependant, et personne ne veut en parler de toute façon. A présent, le hockey est surtout une question d'argent. C'est lié aux transferts. Les joueurs se moquent de savoir dans quel club ils sont - l'important est de gagner le plus possible et d'assurer leur futur.

Dans le passé, il y avait beaucoup de joueurs qui passaient toute leur carrière dans la même équipe. Maintenant, c'est différent. Bien sûr, il est bien mieux de jouer au hockey chez soi. La patinoire est à dix minutes de ma maison à pied, et trois minutes en voiture.

Ceci étant dit, le hockey serait toujours un plaisir pour moi, même si les conditions financières étaient bien pires que ce qu'elles sont. Pour l'instant, mon avenir dépend de mon niveau de jeu.

EQUIPIERS, ADVERSAIRES, ENTRAÎNEURS - DES RELATIONS COMPLIQUÉES

Le respect mutuel entre les plus jeunes et les plus anciens est très important. Si cela n'est pas le cas, ça a un impact très négatif sur l'équipe. Plus tôt dans la saison, Pavel Patera a joué trois matches avec Kladno. C'est la première fois dans ma vie qu'une star respectée rejoint mon équipe. Il a joué avec son cúur et pour son équipe. J'ai essayé de l'aider autant que j'ai pu. Il m'a réellement impressionné par son comportement.

Un entraîneur a également un gros impact sur l'équipe, bien entendu. Chacun a sa propre philosophie et des méthodes d'entraînement différentes. Ce sont des petites choses qui font la différence et qui font une équipe se met à gagner. Il est très important qu'un entraîneur s'entende avec son équipe et qu'il ne lui impose rien contre son gré. Le coach doit tirer le maximum de ce chaque joueur est capable d'accomplir. Il n'est pas bon de forcer un joueur physique à jouer en finesse, et inversement. Les joueurs doivent être soutenus dans ce qu'ils savent faire, et on doit leur permettre d'accroître leurs qualités.

Le traitement des joueurs adverses, c'est un sujet bien différent. Il nous arrive de nous dire divers commentaires sous le coup de l'émotion, dus au stress induit par le hockey. Nous ne voulons pas être blessants, et, quelque temps après le match, ces problèmes expirent d'eux-mêmes. Cette saison, certaines choses que l'on ma dites étaient destinées à me provoquer et à m'énerver. Le temps passant, je suis sûr que tout le monde, moi compris, peut voir la situation un peu différemment. Je n'ai aucun problème à aborder et parler avec des gens qui me critiquent.

SUPPORTERS, JOURNALISTES, POPULARITÉ

Le hockey appartient aux supporters. J'apprécie ceux qui peuvent accepter à la fois les bons et les mauvais matches et ceux qui savent encourager leur équipe quand elle en a besoin. Le hockey n'est qu'un jeu, et on ne peut pas tout le temps gagner. Je ne suis pas trop populaire ou célèbre, et je n'ai pas de problème de communication avec les supporters, ou avec des activités normales comme signer des autographes.

Chez les filles, certains groupes particuliers de supporters, notamment ceux qui assistent aux rencontres, connaissent les règles et certains joueurs. Mais je pense que la plupart ne sont pas de vrais supporters. Seule quelques femmes comprennent tous les aspects du jeu. Je n'aime vraiment pas les filles qui n'admirent les hockeyeurs qu'en raison de leur argent et de leur célébrité.

Les médias et la publicité influencent tout le monde dans le hockey. Chacun peut être ridiculisé ou coulé. Il est difficile d'expliquer que la réalité est différente de ce que l'on en perçoit. Il est dur d'ignorer des commentaires déshonorants ou méchants que certains font sur vous. J'espère que j'ai vu assez d'interviews à la télévision et dans les journaux, et que je peux en retirer quelque expérience. Il vaut mieux ignorer certaines questions que de créer des problèmes sans fondement.

LA FAMILLE

Quand j'ai commencé l'école de hockey (en Classe 3), j'ai déménagé chez mes grands-parents. Ils vivaient à côté de l'école, et mes parents venaient presque chaque jour, donc nous pouvions être ensemble. Ma mère était serveuse, et mon père travaillait, et travaille toujours en fait, comme soudeur. Nous n'avons jamais eu beaucoup d'argent. Je n'ai pas reçu le salaire initial de mon premier contrat professionnel car le contrat n'était valide que si je jouais pour l'équipe senior. Mes parents ont dû acheter tout mon équipement, et je leur en sais gré. Ils devaient faire des économies à leurs dépens pour me soutenir dans le hockey. De nos jours, nous vivons dans de meilleures conditions, ce qui est aussi dû au hockey.

MES INTERÊTS ET L'INTERNET

Les bandits-manchots sont un jeu auquel j'ai joué depuis que j'ai dix ans. Je sais, c'est illégal, mais nous le faisions et c'était une grande aventure. Assez souvent, je quémandais cinq ou dix couronnes auprès de ma mamie. Ensuite, elle a eu peur pour moi, parce que beaucoup de gens sont devenus dépendants du jeu. Cependant, je jouais avec l'esprit clair. Quelquefois je gagnais quelques couronnes, mais je n'ai jamais joué de grosses sommes d'argent. Rien à voir en tout cas avec Jágr et ses casinos ! :-)

Vers le début de 1999, mon ami Jerry et moi jouions des jeux vidéo (football, NHL) au centre informatique. C'est là que j'ai eu mon premier contact avec Internet. Jusqu'alors, je n'avais jamais eu cette chance. J'ai commencé à envoyer des e-mails et lire des sites sur le hockey. J'ai aussi essayé de visiter des sites de chat, mais seulement quelques-uns, et j'ai vite arrêté. Avec l'argent que j'ai gagné après notre titre de champion du monde (à Moscou), je me suis acheté mon tout premier ordinateur. Grâce à Dieu, nous avons gagné, sinon je n'aurais jamais eu les moyens.

J'utilise ICQ, que j'ai également installé sur les ordinateurs de certains de mes amis, de manière à ce que je puisse communiquer. Quand je suis sur Internet, j'aime parler aux gens que je connais. Je préfère ça à des chats anonymes. Au début, nos notes de téléphones étaient très élevées, mais maintenant nous déboursons beaucoup moins.

POURQUOI J'AI DÉCIDÉ DE FAIRE MON PROPRE SITE INTERNET

Au début, je ne voulais pas faire mes propres pages, parce que je pensais que les gens ne seraient pas intéressés. Ensuite, je me suis dit que ce pourrait être une idée vraiment amusante. Internet est ma grande occupation, et devient de plus en plus important pour moi. Je ne suis pas sûr de savoir si les gens veulent me contacter par e-mail ou ICQ. Peut-être, quand ils pensent du mal de moi, ils peuvent le faire et découvrir comment vont les choses. Les insultes sont une mauvaise chose, mais je suis ouvert aux supporters, ils peuvent se rendre compte que leurs perceptions sont différentes de la réalité.

 

 

Tomáö Plekanec, by himself

 

AT THE VERY BEGINNING

My mum was the one who brought me to the ice hockey stadium (We call it "Winter Stadium"). She was a good friend with my Kindergarten teacher, whose boyfriend was a children's hockey coach in Kladno. This established the relationships that allowed me to be taken to Kladno's stadium to join their hockey program.

My first practice on ice was led by Mr. Karel Beran. He was the coach who trained Jaromir Jagr in juniors. During our first practice, I was just standing by the boards, marching around a little. From the next practice onwards, I started to attend preparation classes.

Starting in the 3rd grade, I started to attend hockey school. From the 3rd to 8th grades, I was led my Mr. Miroslav Mach, a father of a former Extraliga player. He would give me up to 50 minutes of ice time in a game quite often. I played in every situation: on offense, defense, Power Play, and Penalty Killing. If I was capable of playing in a situation, I went out and played in it.

Each team would have 2 or 3 top players who would be the best players in all of those categories. Whichever team's top players scored the most goals, would usually win the game.

These games were mostly about learning the basics - shooting, passing, stick handling, and so on. There were not too many team-based tactics and schemes at this stage.

I think, that among the youngsters, there are always two types of players: Those who enjoy hockey incredibly and find it to be the most important thing in their life; and those who play hockey just to kill time. I realized this difference between the 8th and 9th grade.

Early on, I scored 70 goals in a season, and had about 150 points total. However, from the 8th grade onwards, the skill level of the players around me started to even out, and there were less and less goals scored, including those by myself. Every player could skate quite well at that point in time.

When I was in the 7th grade, I was playing amongst the 8th graders. In Grade 8, once again, I played against kids who were one year older than I. In the 9th grade, we learned to play tactical hockey, and we were supposed to get ready for the younger junior category. In the 9th Grade, I had already started to play for the younger juniors. I was coached by Milan Skrbek, who later also coached the seniors. He taught me many defense tactics - for my own zone, for the middle zone, and so on. From the younger junior level, and onwards, the games were played much more seriously and with greater intensity. Everybody wants just one thing - Victory!

SCHOOL - BASICS OF LIFE

Hockey, Practice, Sleep, and all of those things over and over again. I didn't have many other worries at that point in my life. My biggest worry, actually, was school! Until I was a 9th grader, I had never had any marks worse than a "C" on my annual reports. I had never studied until then, except maybe when we had a really big test scheduled; but that was quite rare. My parents tried to bring me up with good study habits, and I would experience them telling me "Go Study!" Most of the time, however, I would just pretend to study. There were days when I would open up an exercise book, or a textbook, but only, like say, once a month.

After the school day finished, I ran to the Winter Stadium, and I spent the whole day there! I would go, for example, four hours before practice, and leave about three or four hours after practice. I would also visit very often during other games. When there were five games during the day, I was easily able to watch them all. I mostly noticed the older guys, since I could learn more from them than I could from the younger ones. I watched, most carefully, players of the younger junior and older junior category. I still remember when Zdeno Chara came with Sparta, to Kladno Stadium

The best year I ever had in school was the 9th grade. We already knew what to tell the teachers, and how to lie to them in order to skip out of our homework duties. When there are 20 students in a class, it is hard for the teacher to keep track of every single one. We wanted to play hockey, and school was a large burden for us. At that time, I took the school, and it's staff, as a big, unpleasant obligation that I disliked. I never thought about what positive rewards school could bring to my life. That changed when I got into high school.

HOCKEY WAS WINNING OVER THE OTHER ACTIVITIES

I also played soccer since my early childhood. In Kladno, however, there was a low level of soccer, and there was no good team there, so I could not get anywhere. For me, soccer was purely just for fun. I had developed strong legs from hockey, so I took many shots from long distances and scored many goals. The goalkeepers were small, so they could not save my shots. I played middle midfielder, which is something like playing center in ice hockey. Out of all the hockey players of my age, I was the only one playing soccer. Otherwise, I spent all my time at the Winter Stadium, and I would recruit players from there. As the time flew by, I had less time to pursue other interests. I played only hockey and soccer, and I did not have time for anything else. It was hard to pursue both, and in the end, I started to prefer hockey. I attended soccer practices less and less. At first, I attended only those practices on the day before a soccer game, because that could be arranged. Later, I was not even able to do that. I had to quit soccer.

SCHOOL - BASICS OF LIFE II

My studies at high school had already started with the acceptance exam. My first choice was the Commercial Academy in Kladno. It was a four-year program with a graduation exam at the end. I studied for the acceptance exam, but I knew I did not know much about the material. Coming out of Grade 9, I really did not know that much. We studied, in our hockey school, much less than in normal class. The lessons were from, let's say, 11am to 2:30 or 4:00pm. There was not a lot of emphases on studying.

I also chose the wrong study tactics, and studied for the material in the wrong fashion. In the end, I did not learn almost anything. I finished 59th out of 60 students on the entrance tests, and I was pretty nervous because of that fact, although I later joked about my bad mark. They accepted everyone, and the studies were actually different topics than the exam, and that was what I realized as the most important thing. In my new class, I belonged amongst the average students. There were pupils who were much worse than I was.

My second choice for studies was for "Post Manipulating" (Post Office Work - Sorting, etc.), also with graduation, but I really did not want to study this field. My friends were always kidding me about it, and I didn't want to be taken as a fool. This 'second choice' was my Mum's work. She knew the director of that school, and he said there would be no problems for me in playing hockey, but I didn't care.

In the beginning, the teachers at the Commercial Academy made obstacles for me because of my hockey. Soon, they got to know me and could see that I was not pretending to be a master of this material, as it is said. By the end of my sophomore year, they allowed me to study individually. By this time, I attended almost no classes at all. I usually came for one lesson a day, and I rewrote all of the stuff from my friend's exercise books at home. Of course, I studied for the exams. In the 9th grade, I did not study much at all, but at the Commercial Academy, I put a lot of energy into my studies.

1996/1997 - AT THE AGE OF 14 - ON THE YOUNG JUNIOR TEAM

When I came, as a 9th grader, onto the young junior team, "Red Wing" Jiri Fischer was still on the team. When I was iced into my first game for the young juniors, and during the second half of the game, I immediately passed the puck to Fischer and he scored a goal!

When I first started playing for the young junior team, I was very afraid because Mr. Skrbek was very strict. I shook nervously and I would make some bad mistakes. In the next season, I had a lot of ice time. I scored many goals and I also played on a lot of Power Plays. Already at this time, I knew that I could perform my best hockey, as a duo, with Ladislav Vlcek. Unfortunately, we did not play together until we got onto the "A" team. In young juniors, I played on one line with Ivan Huml, and I finished third overall in the young junior Extraliga's scoring standings, and first on my club.

1997/1998 - AS A YOUNG JUNIOR ON THE UNDER-16 NATIONAL TEAM

At a "Tournament of Counties" (Regions), the junior coaches selected the Under-16 national team. 40 players were picked up and were invited for testing in Nymburk. I ended up in second to last on the testing, but I was still chosen among the twenty players for the team. The first training camp was in Slovakia, where we played three games. I was startled by the experience and did not play very well. They kept inviting me again, though. On the Under-16 team, I was not that good, and I was really too young at that point of time. I was better on the Under-17 team, where I played on one unit with Lukes, Pavlas, Cerny, and Palice. When I was on the Under-18, however, my played slipped a little.

1998/99 - AS AN OLDER JUNIOR IN EXTRALIGA "A"

During the 1998/99 season, I moved to the older junior category team, and I was invited to the Under-18 national team. This was the last season that I played as a right-winger. Around this time, I started to feel like hockey could become my job. The Kladno juniors played very well, and we had a successful season. We reached the finals, and I was the scoring leader for the whole Czech Junior Extraliga. I was also recalled to the Kladno "A" team (Extraliga).

Otakar Vejvoda started the season as our junior coach, but about a month later, the "A" team coach, Mr. Sindler, had medical problems and had to leave the team. Mr. Vejvoda, therefore, moved to the "A" team. When Kladno had an injured player or two, Mr. Vejvoda always recalled some juniors to fill in. He selected juniors according to their play in the previous few games, so almost everyone from our team played a few games in the Extraliga during that season. It was a HUGE motivation for us youngsters.

Mr. Vejvoda selected me amongst the first group of guys, and I played two games. The first game was in Karlovy Vary, and I was 15 years and 240 days of age. I played two periods on a line with Burger and Holsan. It had been my dream since I was ten! I watched these players, and now I could play with them five years later. Twice, I got into a 2-on-1 situation, and I had one minus point for being on the ice when there was a goal scored against our team. Despite this, I think I didn't do too badly. There was a full house in Karlovy Vary, and the final score was 2-2. The next game, against Litvinov, I sat on the bench for all sixty minutes, and we played to a 3-3 tie. Next, we played an away game against Sparta Prague, and I played the second half of the game. I jumped off the bench three or four times, but I rarely met the puck. Eventually, the final result was also a tie, 3-3.

1999/2000 - MY FIRST CRISIS - ON THE UNDER-18 NATIONAL TEAM

This was the first season that I played at the center position, and my mate was usually Jun. The whole season was really bad - either considering my technique or the points gathered throughout it. It was all a pretty miserable experience.

This bad season had its origin, probably, at the first national team camp of the season. In August, we played an Under-18 tournament in Trebic. I had never missed anything on the national team before, and now they threw me away! I accept the truth that I did not play absolutely fantastic hockey, but I kept, inside of me, a feeling of injustice over the situation.

We played three games against the U.S. team. I was no good in the first game, so I was sidelined in the second game as punishment. In the third game, however, we won 6-4 and I scored a goal and added two assists. My line, with Palice and Lukes, scored five out of the six goals.

Right after the game, Ales Pavlas and I were sent home. I was really pissed off. Mr. Stanislav Berger coached the Under-18 team, and I was, initially, not iced while we were shorthanded. Then, he let me play once shorthanded; I even scored a goal during this shift! Yet, I did not play shorthanded again, and almost did not play at all. When the period ended, he gave me a dressing down, telling me that I had play badly.

In addition, I did not like the way he led our practices. He coached me from the Under-16 to the Under-18 teams, and I was not the only player with whom he did not fit well with. I present, as evidence, the Under-20 National team. There are only a very few players from amongst Mr. Bergerís selections. Psychologically, this camp put me down a great deal.

I attended every one of the later training camps with the national team that season. I played, but not as well as I expected. The climax of this awful season was the 6th place finish at the Under-18 World Championships in Zurich & Kloten. It was the worst placement in Czech and Czechoslovakian hockey history. I felt that it ended up this way because it had been taking shape all season. We did not play collectively as a team, and I also had a bad feeling about my own performance. I played more and more games that season, but the camp in Trebic was not forgotten, and I could not improve to a good level. I did not have any additional problems, but the improvement I expected did not come.

SCHOOL - BASICS OF LIFE III

At the end of my junior year, I played for the "A" team and I said to myself that I would not punish myself any longer. I stopped going to school. My parents felt sorry about it, but eventually they understood. I didn't attend school for a year and three-quarters, and I did not miss it. Yes, I was bored sometimes, and sometimes I had 'black ideas' that I would not get maturita, but that was rare. When my mum was in a bad mood, she argued with me, saying that I only lay around the house, and that she wanted me to get some part-time work, or study English. She could not convince me to do that, however.

Sometimes, I was annoyed that that I did nothing, and I said to myself "If there is some way I can make maturita, I will do it!" One woman our family knew helped us to find the conditions, in which I could reach maturita, and I found out that there was a chance. So now I attend the so-called "Evening School" every Thursday from 3pm to 8pm, where I study public service activity. I have about 10 subjects, and the composition is similar to that of high school. My sophomore year was approved from my past studies, but there are four more years left for me. It is a big motivation for me to try and make maturita if I stay here. I just want to hop to it! I go there alone, and it was my independent decision to go back to school.

1999/2000 - A PROFESSIONAL CONTRACT FOR NEXT TO NOTHING

At the end of the 1998/99 season, Kladno was afraid that I would leave. So, I had to sign my first professional contract. It was for only 3,000 crowns a month, and it was valid for three years. Basically, I was forced to sign it because I knew they might not let me play, and I would get into trouble with management. That's the way life goes in hockey. I do not think it's worse in Kladno than anywhere else considering this manner. I signed the deal two days after receiving their offer.

I received my first contract offer before my sophomore year. There was interest in me from Karlovy Vary, whom offered 2,000 crowns monthly (This was not considered a professional contract), and I almost decided to go there. Before accepting this offer, I consulted one guy I trust a lot, and he advised me to stay in Kladno. At that point in time, it looked like hockey might end soon in Kladno, and Karlovy Vary had a team where I could catch on. Eventually, my consultant's authority prevailed and I stayed in Kladno. I definitely do not regret doing so.

DECEMBER 2000 - WORLD JUNIOR CHAMPIONS!

Now, over the course of time, I don't think that we were like super huge friends there, but at that moment, we were able to behave like we were friends. We did not talk or do things together while we were there too often. There were several groups there. I still exchange emails with Nedorost, Vrbata, and guys from the Extraliga. I think that we all wish each other success. We follow how the rest of the team is playing, and wish them all the best.

At the end of this Under-20 Championship, I recognized what national pride is. When the game was live on national television, when the people sent us their emails of support, and when they cheered us on, I felt a lot of national pride inside. I was really proud to be a Czech. I am really convinced this feeling will never lose its originality, and I will feel this pride in the national jersey forever.

2000/2001 - STABLE MEMBER OF "A" TEAM IN HIS HOME TOWN

My goal was to play as many games with the senior team as possible. I would be thankful if I even managed to get into 10 games. I did not expect to be a permanent member of the "A" team.

There were three guys playing for the spot among the seniors - Taticek, Frolik, and myself. Martin Frolik left for Canada in the end. Initially, Taticek was probably supposed to be on the roster, as I didn't play well in the preparation games. In the end, I made the team. I did play well during the last two preparation games - at home against Slavia and Beroun. I did not score, but I felt good about my performance.

They put me on the fourth line, but not as a center. From the 10th round onwards, I was iced as a center on a line with Ladislav Vlcek and Premsyl Sedlak. We played well from the beginning to the end of the season. Finally! Lada and I got together. I always knew us two would understand each other on the ice really well, but the coaches hesitated to play us together for such a long time. We finally made the third line, and we also played on some Power Plays. I was the one who handled the puck and distributed the passes; "Sedlo" should be the one finish the plays, and scoring the goals; Vlcek was the one usually playing the defensive role. Eventually, Lada and I made most of the points, but I don't want to put Premek's performance down at all. The best games our line had were against Trinec, where we scored two nice goals, and vs. Karlovy Vary. I scored a goal and won a Golden Helmet Deli Super (a Prize for one of the 3 most beautiful hockey plays of the month in the Czech Extraliga).

JUNE 2001, MIAMI, FLORIDA (USA) - DRAFTED BY THE MONTREAL CANADIENS

When I was a little kid, I did not think about a possible hockey career at all. I went to the ice hockey stadium to meet my friends, mostly with my Grandpa. He always sat with his friends in a local pub inside the stadium while I would fly back and forth around the stadium. My practice was about an hour long, and the rest of the time, I dashed around. The important thing for me was to have fun. I was not thinking about what was going to happen several years down the road.

Later on, my goal was to play for Kladno, and then I wanted to play for the national team in the youth categories. I was very sure that I would not leave for overseas as a youngster. I did not want to loaf around in some Canadian junior league. I preferred to break through here. I am a smaller, technical player, and playing overseas was not something I ever thought about. I did not think much about the NHL, but it was my distant goal, as it was probably everybody's.

PRACTICING HARD - THE WAY TO SUCCEED

During the summer of 2000, I went back to my traditional summer practice: from muscle-conditioning in the gym, to running, to games such as tennis. I played tennis from morning to night if I had a partner with whom to play against. I also played soccer, but you need a lot of guys to play soccer with, and there are not always a lot of guys around. In the summer, I started to practice with the senior team. Our coach was Eduard Novak, and it was a hard summer training camp - the hardest of my life so far! We ran a lot, and did a lot of weightlifting. Our practices were very long and exhausting, but I was usually among the last ones to leave during these summer practices. In all of the tests, I was close to the bottom of the list, sometimes even the last of all. I have never been a fast runner, although now it is improving a bit. The reason I may finish higher in testing now is probably because the other players in Kladno are getting older, and are slowing down.

WHEN THINGS GO WELL, WHEN THEY DON'T - MY SOCIAL LIFE

I don't celebrate victories very much, nor do I visit pubs at all. Twice in my life, I have been to the disco, and once to a pub. Also, I do not seek so-called 'Social Gatherings'.

In Kladno, we don't go to the pubs as a team. When we played poorly and fell down to the last spot during the 2001/02 season, we went for the first time. I went to get plastered, as people say. It was after a home game against Plzen, when the 'National Team Break' started. We weren't playing good hockey, so we went to talk about the reasons why. I drank a Cola there, and took two swigs of beer. They poured me three snifters, but I didn't drink them at all. I poured one of them out and hid the other two. I did drink most of one can of beer in one stroke.

RESPONSIBILITY AND SELF-CRITICISM

I have no problems with carrying my responsibilities. For example, I am one of the earliest at practice. I cannot say that I work to the point of complete exhaustion, as I try to practice in a relaxed, but enthusiastic matter ("Till the body allows"). I work mainly during the summer and national team breaks.

I think I am self-critical, sometimes maybe too much, in comparison to others. Not only am I self-critical of my own performance, but also of that of my teammates. I really dislike moaning about "if this, if that". I don't use these excuses. I also don't like to tell someone that he played badly, and I have probably never done that yet. Every player mostly wants to win as a team. Someone who scores two goals, for example, will obviously be satisfied. However, I think players should try to achieve both a team victory and a good individual performance.

MONEY, MONEY, MONEY

Basically, I had to put my signature on the three-year contract that I have now. In the first year, I received 10,000 crowns monthly. Now, in my second year, the wage has improved to 14,000 crowns a month. In general, the salaries are not very proportional to the player's performance. In my view, it is not a very fair division when I look around the Czech Extraliga. Pavel Geffert told me, for example, that when he was my age, he earned 1,300 crowns a month. He added that this salary was big money for him at the time. I know he only says this for fun, and he means no harm by it.

It all depends on if you are with a club that has lots of money. I do not care about that, however, and nobody wants to talk about it anyway. At present, hockey is predominantly about money. It is tied in with player transfer between clubs. The players don't mind where they are - the important thing is to earn the most and secure their future.

In the past, there were many players who played for one team their entire life. Now, it is different. Of course, it is best to play hockey at home. The ice rink is 10 minutes from my home if I walk, and 3 minutes away by car.

That being said, hockey would still be fun for me, even if the general financial conditions were far worse than they are now. For now, my future depends on how well I play.

TEAMMATES, OPPONENTS, COACHES - COMPLICATED RELATIONSHIPS

Mutual respect among the younger and older players is very important. It depends a lot on if the older guys can see how the young player helps the team. If this does not work, it has a very negative impact on the team. Earlier this season, Pavel Patera played three games for Kladno. I met a respected star on the team I play for the first time in my life. He played with his heart and played for his team. He tried to help the team as much as he could. He really impressed me with his behavior.

A coach has a big impact on the team, of course. Every coach has a different philosophy and different practices. Only a very few things make a difference and are needed to make the team a winner. It is very important that a coach fits into a team, and that he does not want anything the team doesn't want. The coach must get the maximum out of every player that he capable of accomplishing. It is not good to force tough guys to become finesse players, and finesse players should not be forced to become a 'hitter'. Players should be supported in what they are good at doing, and be allowed to extend their abilities.

Treatment of opponent players, that is much different. We might happen to say, to each other, various emotional comments due to the stresses of playing hockey. We don't mean to be harmful, and some time after the game, those problems expire. This season, there were some things said about me that was meant to provoke and anger me. Over the course of time, I am sure everybody, including myself, can see the situation a little bit differently. I have no problems going to and talking with the guys who are criticizing me.

FANS, JOURNALISTS, POPULARITY

Hockey belongs to the fans. I appreciate those fans that can accept both good and bad games as well as those who can support their team them it is in need. Hockey is just a game, and you can't win all of the time. Faithfulness is very important. I am not too popular or famous, and I have no problems communication with fans, or normal activities like signing autographs.

Girls, the special group of fans, especially those who attend hockey games, know the rules, and know some of the players. Really, I think most of them aren't real fans. Just a few girls and women can understand all aspects of the game. I really don't like girls who only admire hockey players just for their money and fame.

The Media and publicity can influence everybody in hockey. Every player or can be ridiculed or drowned. It is difficult to explain, that the reality is different than perception. It is hard to ignore if somebody writes dirty or nasty comments about you. I hope that I've seen enough interviews on TV and in newspapers, so that I can get some experience from that. It is better to put some questions away and ignore them, rather than create meaningless problems.

FAMILY

When I began to attend hockey school (during the 3rd grade), I moved in with my grandparents. I spent only weekends at home. My grandparents lived near my school, and my parents were there almost every day, so we could be together. My mum was a waitress, and my dad worked, and in fact still works, as a welder. We have never had a lot of money as a family. I didn't get the initial salary from my first professional contract because the contract was valid only when I played for the senior team. My parents had to buy all of my hockey equipment, and I really appreciate that. They had to budget and economize themselves to support my hockey. Nowadays, we have better conditions, which is also due to my hockey.

MY INTERESTS AND THE INTERNET

"Coin Bandits" is a game I have played since I was 10. I know, it was illegal, but we were doing it as a big adventure. Quite often, I pleaded to my granny to give me five or ten crowns. Later on, she was afraid for me, because a lot of people here became dependant on the game. However, I played with a clear mind. Sometimes I would win some crowns, but I never played for huge sums of money. Certainly nothing like Jagr and his casinos! :)

Around the beginning of 1999, me friend Jerry and I were playing computer games (Soccer, NHL) in the computer centre. It was there that I experienced my first contact with the Internet. Up until this time, I had never had a chance to see it. I began to send e-mails and read hockey sites. I also tried to visit a few chat sites, but only a few, which I later stopped visiting. With the money that I received from our World Junior Championships title (In Moscow), I bought my very first computer. Thank God, we won, or otherwise I wouldn't have been able to buy it.

I use ICQ, which I also installed onto some of my friend's computers, so that I could communicate with them. With I am on the Internet, I like to talk to people I know. I don't prefer anonymous chats. In the beginning, our telephone bills were quite high, but now we just pay a few bucks.

WHY I DECIDED TO MAKE MY OWN INTERNET WEB PAGES

At first, I didn't want to make my own web page, because I thought that people wouldn't be interested. Later, I figured it would be a really funny idea. The Internet is my big hobby, and is becoming more and more important to me. I am not sure if people want to contact me via email or ICQ. Maybe, when they think bad things about me, they can contact me and find out how things are going. Slander is a bad thing, but if I am open to my fans, they can realize that their perceptions are different from the reality.

 

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