Janvier 2018 : anecdotes

 

Décime-moi un mouton

Pour mettre un terme à une série de cinq défaites (qui avait déjà coûté son poste à l'entraîneur Evgeni Koreshkov), le Barys Astana n'a rien trouvé de mieux que d'abattre un mouton avant de répandre son sang sur la glace et sur les filets, avant la partie du 3 janvier contre le Yugra Khanty-Mansiysk. L'opération était censée "éloigner les mauvais esprits". Les joueurs de la capitale du Kazakhstan n'ont pas pour autant évité un nouveau revers (2-3), et cette initiative a surtout navré les observateurs de la KHL.

Ce n'est pas le premier abattage rituel réalisé par une équipe sportive du Kazakhstan. Le premier date de 2013. Le Shakhtior Karaganda avait procédé de même dans son stade avant d'affronter le Celtic Glasgow en tour de qualification en Ligue des Champions de football. Cela avait déclencé des protestations de la part d'organisations de protection des animaux, et l'UEFA avait donné un avertissement. Le Celtic, certes battu 2-0, avait de toute façon gagné 3-0 au retour. Pour l'instant, le sang de mouton ne semble donc d'aucune aide véritable...

La campagne présidentielle jusque dans la patinoire

Un candidat aux élections présidentielles présent lors d'un match de hockey, cela n'a rien de surprenant en Finlande. D'autant plus si ce candidat bénéficie du soutien des propriétaires du club hôte.

Sauli Niinistö est Président de la République de Finlande depuis 2012, année au cours de laquelle il avait été élu assez largement aux dépens de l'écologiste Pekka Haavisto. Et Niinistö était de nouveau en lice pour les élections présidentielles 2018. En pleine campagne, il a accepté de se déplacer à Turku pour suivre le match de championnat TPS - Tappara. Une présence que l'on peut expliquer par le don des deux co-propriétaires du TPS, Ilkka Paananen et Ilkka Kodisoja, qui soutiennent le conservateur Sauli Niinistö. Il a finalement été réélu dès le premier tour.

Bad buzz d'un ancien joueur de Rouen

La rencontre du 27 janvier dernier Mora - Malmö a été marquée par un fait surréaliste. C'est le "powerbreak", comprenez la pause en pleine période. Un des jeunes de Mora chargés de lisser la glace insiste pour faire son travail le long du banc de Malmö. Problème : il est gêné par le défenseur Jens Olsson, ancien pilier des Dragons de Rouen champions de France en 2011. Des mots s'échangent, le jeune homme passe alors sa raclette dans les pieds d'Olsson. Ce dernier trébuche et n'apprécie guère, il se jette alors sur le jeune homme mais est heureusement maîtrisé par l'arbitre.

Si l'attitude provocatrice du jeune homme ne fait aucun doute, le manque de sang-froid d'Olsson a beaucoup fait de bruit en Suède, dans la presse et sur les réseaux sociaux. Sanctionné d'une pénalité de match, Jens Olsson n'a pas fait l'objet d'une plus lourde sanction de la part du comité de discipline.

Une hockeyeuse expulsée... du pays

La rentrée 2017 avait commencé comme dans un rêve pour Maria Chavez, jeune femme de 22 ans native de Mexico qui était parvenue à rallier la Finlande pour jouer au hockey. Elle n'a pas voyagé seule durant les milliers de kilomètres qui séparent les deux pays puisque son amie, Bertha Gonzalez, elle aussi hockeyeuse, l'a accompagnée. Les deux amies ont donc commencé leur saison au KJT, club de Kerava, ville au sud du pays.

Malheureusement, ce rêve s'est achevé au début de l'année 2018. Le service finlandais de l'immigration a mis fin au titre de séjour de Maria Chavez, l'expulsion vers le Mexique intervenant le 20 janvier. Cette expulsion a été prononcée car la jeune hockeyeuse n'avait aucun emploi, condition nécessaire pour conserver le titre de séjour. Le club s'est dit profondément confus de la tournure des événements, dénonçant cette loi et son interprétation. Elle aussi menacée, Bertha Gonzalez a elle choisi de ne pas attendre la réponse définitive des autorités finlandaises, repartant avec son amie après cette belle mais courte expérience.

 

La photo du mois

L'équipe canadienne des moins de 20 ans qui a les yeux (ou les oreilles) vissés sur les portables, juste après son titre mondial junior : cette photo, à l'opposé des célébrations de groupe attendues dans un vestiaire sportif après une victoire collective, a carrément suscité un débat de société au Canada sur les valeurs et le comportement de la nouvelle génération.

 

 

Le mois précédent (novembre-décembre 2017)

 

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