Été 2017 : anecdotes

 

Passion irrationnelle

Les Nashville Predators ont étonné lors de leur parcours jusqu'en finale de NHL par la ferveur de leurs supporters, qui ont créé une ambiance rare dans la ligue. Mais le plus irrationnellement passionné est probablement un Canadien. David Brkich, 52 ans, est conducteur de train de marchandises dans une petite ville de Colombie-Britannique (Revelstroke). Abonné depuis cinq ans, il traverse tout le continent pour aller voir son équipe favorite : neuf heures de route dans son vieux pickup jusqu'à l'aéroport de Spokane pour un vol direct, ou bien trois heures de route jusqu'à Kelowna pour un vol avec escales (trois avions).

Tout a commencé en 2001. Brkich était depuis six mois le speaker pour l'équipe junior B locale, les Revelstroke Grizzlies, jusqu'à ce qu'ils choisissent quelqu'un d'autre pour le remplacer. Le "cur brisé", il s'est alors passionné pour les Nashville Predators parce qu'il aimait leurs maillots. Il les regardait dans les télévisions installées dans les baraquements des gares où il dormait pendant les chargements et déchargements. Il ne s'est acheté une télévision que deux ans plus tard, avant d'aller voir les Predators "en vrai" pour la première fois dans la ville la plus proche (Calgary, à 700 kilomètres). C'est alors qu'il a décidé de traverser le continent pour aller voir du hockey à Nashville, dans le sud des États-Unis. À l'époque, la foule jaune n'emplissait pas les tribunes, souvent çà moitié vides. Il était d'abord hébergé de manière occasionnelle par de nouveaux amis rencontrés à la Bridgestone Arena, avant que l'un d'eux ne suggère en plaisantant qu'il achète la maison voisine, saisie par la banque comme beaucoup de maisons américaines pendant la crise des subprimes. Il l'a fait. Depuis, il a une petite "résidence secondaire" à Antioch dans le Tennessee tout en continuant de travailler à 4000 kilomètres de là.

 

 

La photo du mois

Encore un fan passionné de Nashville, dont la spécialité est de gonfler les ballons : celui-là a mis 8 heures pour fabriquer cette étonnante statue en l'honneur de Pekka Rinne, le gardien finlandais des Predators.

 

 

Les citations du mois

 

"Il m'a dit que j'avais mauvaise haleine. J'ai utilisé de la Listerine avant le match. Je pense que mon haleine sentait bon, donc je ne sais pas de quoi il parlait."

P.K. Subban à propos de Sidney Crosby après un match 3 tendu de la finale NHL Nashville-Pittsburgh. Le sage Crosby a démenti ses propos en prétendant que son vis-à-vis voulait juste attirer l'attention. Le showman Subban en a rajouté en venant au match suivant avec des produits pour l'haleine.

 

"Je ne veux pas faire de grandes déclarations. Je ferai de mon mieux pour aller aux Jeux Olympiques, mais si on sort mon contrat et qu'on me menace d'une disqualification à vie, je réfléchirai et je regarderai ce que fait la ligue. [...] Je ne suis pas comme lui, Poutine ne m'appelle pas."

Evgeni Malkin - comme les autres hockeyeurs russes - ne se montre pas solidaire d'Ovechkin, isolé dans sa volonté d'aller aux JO 2018 à Pyeongchang malgré la décision contraire de la NHL. La star de Washington est toujours la seule à avoir le cran de défier ouvertement la ligue dirigée par Bettman, sans qu'un front uni ne se joigne à lui.

 

"Les négociations les plus sérieuses que je mène sont avec Kladno. Parce que Kladno a un propriétaire malin qui sait ce qu'il veut."

Jaromír Jágr, qui n'a toujours pas de nouveau contrat NHL malgré ses performances encore très élevées à 45 ans. Précisons si besoin que le propriétaire de Kladno, c'est Jágr lui-même...

 

 

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