Avril 2003 : anecdotes

 

L'attaché de presse sur patins

Pour son match de préparation à Riga avant les championnats du monde, le Canada n'avait pas encore son effectif complet et ne disposait notamment que de quatre défenseurs. Andy Murray a donc demandé à... l'attaché de presse de l'équipe canadienne de chausser les patins pour compléter les lignes arrières ! L'homme en question, Brad Pascall, n'est tout de même pas un hockeyeur saugrenu, puisqu'il avait été drafté en NHL en 1990 après ses années à l'université, même s'il n'y avait pas poursuivi sa carrière. Tout étonné de cette incroyable sélection internationale, Pascall s'inquiétait de savoir s'il était capable de relever le défi. Finalement, il s'est mis beaucoup de pression inutilement : Murray ne l'a finalement fait rentrer sur la glace que dans les trente dernières secondes.

Prix volés

Les montres Tissot, qui devaient être remises aux meilleurs joueurs de chaque équipe lors des rencontres de championnat du monde, ont été volées avant la compétition finlandaise. Le sponsor a pu faire acheminer à temps de nouvelles montres, de valeur 500 euros pièce, mais pas de graver au dos la mention "meilleur joueur". Si les premiers récompensés ont donc eu un prix un peu moins spécial, certaines doivent avoir des montres qui portent une mention qu'ils ne méritent pas.

 

 

Les phrases du mois

 

"Amiens est l'équipe que je déteste le plus dans le championnat. [...] Depuis que je suis gamin, il y a une grosse rivalité. Une défaite en finale est la pire chose que l'on puisse connaître en tant que sportif : je veux leur infliger ça !" Guillaume Besse (Rouen), dans Paris Normandie.

"Je porte le n68 en hommage à mon grand-père, qui est tombé malade en prison et est mort l'année du printemps de Prague. Mais ce n'est pas une démarche anti-russe, c'est contre le système qui l'avait emprisonné. Je sais que les Russes n'ont pas moins souffert que nous, et que ce n'est pas le peuple qui avait envoyé les chars à Prague - il ne savait même pas ce qui se passait. Vous savez, je n'ai jamais considéré le socialisme comme une mauvaise idée. Pour être franc, même maintenant, je considère que cette idée était tout à fait valable, mais qu'elle était tombée entre de mauvaises mains." Jaromír Jágr (République Tchèque et Washington Capitals), dans une interview au quotidien russe Sport-Express.

"Notre nouvel entraîneur sera quelqu'un venu du Canada que personne ne connaît et qui n'a jamais été en Italie de sa vie. Choix étrange, comme celui de faire un camp en Amérique du Nord pour rassembler des joueurs de là-bas en vue de les intégrer à l'équipe nationale italienne. Il faudrait que tous les joueurs italiens fassent front, parce que nous sommes les dindons de la farce. Je comprends qu'on fasse jouer en sélection des oriundi 'historiques', qui sont arrivés ici quand ils avaient vingt ans, mais cette histoire de camp, je ne la comprends pas. Dommage qu'il n'existe plus de syndicat des joueurs, on devrait le recréer. Dommage, car dans cette équipe nationale il y a un bon groupe de jeunes sur lequel on pourrait travailler." Andrea Chelodi, international italien, dans une interview à Solohockey.

"Ce n'est que du hockey, c'est pas la mort. Si le hockey sur glace était une question de vie ou de mort, tous les entraîneurs seraient depuis longtemps au cimetière." Lou Vairo, entraîneur des États-Unis, tombés en poule de maintien du championnat du monde.

"Personne ne s'est jamais évanoui pendant mes entraînements". Vladimir Plyushchev, entraîneur de la Russie, en réponse à ceux qui le qualifiaient de "nouveau Tikhonov"

 

 

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