Championnat de Roumanie 1928/29

 

Championnat (9 février 1929)

HC Roman Bucarest - Tenis Club Roman Bucarest 4-3 (2-3,2-0)

La finale se joue en deux périodes seulement car il n'y a pas possibilité de nettoyer la glace. De même, bien que le comité ait décidé d'autoriser huit joueurs par équipe, les deux clubs décident de se limiter à sept (donc avec un seul remplaçant) car elles n'ont pas assez d'équipement pour tout le monde !

Grâce à une meilleure contition physique (et à l'inattendu du gardien adverse Mardarescu), le Hockey Club Roman de Bucarest est champion de Roumanie... mais il arrêtera ensuite ses activités. Une bonne partie de ses joueurs (son premier capitaine Dolensko et les anciens footballeurs Bacinski, Ligner et Ilie Subaseanu) abandonnent le hockey, les autres passeront au TCR.

HC Roman Bucarest : Mircea Ratiu / Henry "Riri" Aslan - Nicu Polizu / Sergiu Nadler - D. Dolensko - Dan Bratianu (remplaçant : Wiss).

TC Roman Bucarest : Radu Mardarescu / Alexandru Papana, Ferdinand Herck, Constantin Tico, Cantemir, Peretz, Dumitru Danielopol.

 

 

Match amical (6 janvier 1929 à Sinaia)

Tenis Club Roman Bucarest - SC Miercurea Ciuc 4-0 (0-0,0-0,4-0)

SC Miercurea Ciuc : Ion Doczi / Adalbert Schmidt - Stefan Csaka / Bedõ Akos, Aurel Löffler, Eugen Csaszar, Ludovic Vakar (absent : György Sprencz).

Le patinage se pratique depuis 1870 à Miercurea Ciuc, où une patinoire a été aménagée sur la rue Florilor, derrière la synagogue. Mais personne n'y avait entendu parler du hockey sur glace jusqu'à ce qu'en novembre 1928, le cinéma de la ville diffuse, au cours du journal, un reportage sur un match Autriche-Canada tourné à Vienne. Cet étrange sport fascine les jeunes gens de la ville. Les huit meilleurs patineurs, tous entre 18 et 23 ans, décident de crée un club. Ils se renseignent d'abord, via l'avocat de la ville qui consulte des encyclopédies, sur ce sport dont ils apprennent les origines canadiennes et les accessoires. Ensuite, ils cherchent de l'équipement et découvrent qu'une crosse coûte la moitié du salaire moyen... que ces jeunes sont loin de gagner : Sprencz est chauffeur, Csaszar et Löffler des techniciens plutôt pauvres. Alors, ceux qui viennent des familles les plus aisées sacrifient leur patrimoine, c'est-à-dire leur cheptel : par l'intermédiaire de Csaka, qui est boucher, Bedõ vend une vache, tandis que Schmidt, Doczi et Vakar vendent chacun un cochon. Ils achètent des maillots bleu foncé avec un liserai bleu ciel, des cages et des équipements plus ou moins adaptés, souvent des protections de football.

Le TC Roman apprend qu'il existe une nouvelle équipe de hockey et l'invite donc à un match à mi-chemin, sur un court de tennis aménagé en patinoire dans la station de sports d'hiver de Sinaia. Le meilleur joueur de Bucarest, le comte Cantacuzino, tout juste revenu de Suisse, décide de rester en tribune pour épargner ces adversaires qui ne connaissent même pas les règles... ou croient en connaître qui n'existent pas ! Ils se sont ainsi persuadés que tout joueur se faisant trébucher lui-même avec sa propre crosse doit sortir deux minutes ! C'est l'arbitre Dumitru Danielopol qui leur demande pourquoi ils se sont mis à jouer avec un homme de moins - sans même attendre un coup de sifflet - et qui les détrompe en leur faisant lire le règlement. Malgré l'inexpérience de cet adversaire, après deux périodes, le score est toujours vierge et les défenseurs Schmidt et Csaka se révèlent très difficiles à passer car ce sont d'excellents patineurs (Schmidt a fait du patinage artistique). Cantacuzino monte donc sur la glace pour le dernier tiers-temps... et marque les quatre buts de son équipe !

 

 

La saison précédente (1927/28)

La saison suivante (1929/30)

 

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